un quadragénaire séduit par un jeune homme
Un quadragénaire est séduit par un jeune homme. Par passion commune du défi, ils transgressent les interdits pour connaîtrent les frontières de la douleur et du plaisir par des jeux sado-masochiste mêlant sentiments et passions.
Serge est un garçon que j'ai rencontré fortuitement dans la demeure de Gérard l'aristocrate située dans le Lauragais à quelques kilomètres du canal du midi dans un petit village de la haute Garonne. Perchée sur un tertre il vit seul dans cette bâtisse du 17èmesiècle ayant appartenue et hérité de ses ancêtres flamands qu'il entretien tant bien que mal avec ses rentes d'aristocrate désuet. Les tableaux de ses aeuils et les pièces de vaisselles précieuses revêtent les murs au point de masquer la tapisserie qui ne mériterait pas un meilleur sort. Son orgueil et tel qu'aucune photos ni tableaux peints de son portrait actuel sont exposés dans cette galerie, à l'exception d'un fusain de ses vingt ans somptueusement encadré. On y accède par une départementale signalée encore et toujours par des bornes kilométriques en pierre et bordée de platanes centenaires et après quelques virages on vire à droite sur un chemin caillouteux jonché de nid de poule qui nécessite une attention toute particulière pour ne pas finir à pied. Le portail blanc passé, ou du moins ce qu'il en reste, un parc arboricole boisé d'essence variée vous accueille. Gérard l'aristocrate utilisait ce fabuleux minitel avant d'acquérir un ordinateur lorsque nous nous sommes contacté sur un site gay de rencontre. J'étais en quête de sensations fortes axée sur les sensations de vulnérabilité par le biais d'entraves telles que les chaînes ou les cordes et il était un fervent adepte de cet art. Entre deux séances de bondage que nous entreprenions comme des expériences, nous écoutions Mozart l'Egyptien ou la Callas en échafaudant de nouvelles techniques de ligotage et en augmentant le niveau de risque. Parmi celles mise en œuvre, la pendaison fut la plus dangereuse. Nu, les chevilles entravées par des menottes en cuir, les poignets attachés de même dans le dos et un collier de cuir épais relié par une corde tendue à l'extrême à la poutre. Le visage recouvert d'une cagoule aveugle en latex accentuait mon imagination en décuplant mes vertiges. Mes orteils effleuraient le sol lorsque je sentis les brûlures violentes de la cravache sur mes fesses. Ses assauts répétés maintes fois rougissaient ma chair et étrangement un authentique plaisir naissait. L'air se raréfiait, je suffoquais, m'asphyxias quand un dernier coup brutal porté sur mon sexe en érection me fit perdre conscience à l'instant même ou Serge, l'invité surprise faisait son apparition dans la pièce. Il ne paraissait ni effrayé et encore moins surpris de la scène dont il était le témoin et proposât même son aide à Gérard pour me libérer de mes entraves. Je reprenais mes esprits et racontais avec des adjectifs qualificatifs choisis, tel un scientifique, mes perceptions ressenties à mes hôtes. Je restais nu assis sur un tabouret de pianiste face à Serge qui après quelques minutes en fit autant. Sa jeunesse radieuse n'avait d'égal que sa beauté et son attirance vers les hommes plus âgés que ses trente ans lui permettaient d'avoir une kyrielle de postulant prêt à fondre sur lui comme une proie. Il me considérait de la tête aux pieds avec circonspection, évaluais mon potentiel d'un sourire charmeur en dodelinant de la tête comme une approbation manifeste en accord avec Gérard. Il me caressait le dos d'une main tandis que de l'autre il avait glissé son doigt sous la peau de mon prépuce qu'il enfonçait jusqu'à le faire disparaître. Son parfum élégant drainait des effluves poivrés et acidulés qui me soustrayaient à sa volonté. Je m'abandonnais lascivement à l'étreinte charnelle de sa bouche en tétant sa langue comme une friandise gourmande. Je mordillais ses lèvres…avidité exquise; Nos langues dansaient…pulsions; Nous salivions…Excitation.
D'un geste brutal il me repoussait et m'amenait au centre du salon encore jonché de liens et de chaîne abandonnée ainsi. Offert à leurs yeux curieux comme des commerçants du marché aux esclaves admirant la marchandise qu'ils vont vendre, j'écoutais leurs commentaires.
- Je crois que tu fais erreur sur notre soirée Serge! J'ai invité Pierre pour qu'il t'éduque l'art des cordes et surtout de la momification et pas le contraire.
- Mais pourquoi ne m'as-tu rien dis au téléphone avant de venir?
- Ne trouve-tu pas la surprise à ton goût?
- Si… bien sûr Gérard. Mais explique-moi alors pour quelle raison je l'ai découvert pendu à ta poutre quand je suis rentré dans la pièce?
- Tu es imbécile ou quoi Serge! Regardez-vous, Vous en êtes en phase! Vous avez les mêmes besoins d'accroître vos expériences sadiques, vous voulez aller encore plus loin dans la défonce et cerise sur le gâteau, vous pratiquez la réciprocité.
- Il ressemble plutôt à une vierge vaticane que la vue d'une bite effarouche!
- Ton arrogance serge, ressemble à se méprendre à de l'orgueil. Aujourd'hui Gérard connaît mes capacités à endurer la souffrance. Il connaît les tiennes. Il nous aide à nous surpasser dans la maîtrise de la douleur. Franchissons les limites et ensemble nous découvrirons nos talents. Je suis un garçon très imaginatif et j'ai l'intention ce soir de te le prouver dans le parc de Gérard ou un décor raffiné est impatient de t'accueillir.
Serge est auvergnat de la haute Loire, le Puy en Velay était sa ville natale qu'il avait quitté adolescent après maintes péripéties pour rejoindre Toulouse. Cette ville rose qui ne dort jamais et cache dans le dédalle étroit de ses ruelles briquetées les milles et une nuit des noctambules. Aujourd'hui que nous sommes amants, ses deux adresses sont mémorisées dans mon navigateur automobile pour deux raisons.
La première raison est la rue du poids du sucre qui l'abrite dans un appartement d'étage coloré harmonieusement et enluminé par une serre vitrée ou Passiflore, Verveine, Citronnier, Gerbera et Oeillets se gorgent de soleil pour gratifier leur jardinier. Une fierté condescendante se lisait sur son visage quand du bout des doigts il caressait avec délicatesse les réussites de son travail et parfois exprimait de la tristesse lorsque qu'un fruit, une fleur ou une plante était mourante. Enivrés d'effluves parfumés, figés par cette beauté naturelle, nos corps nus s'effleuraient délicatement dans cette surface réduite au risque d'être observé par le proche voisinage. Étrangement en sa présence aucunes gênes personnelles ne me perturbait. Nos attouchements étaient chastes et purs, presque innocents. Les mains se frôlent et s'épousent… chair de poule. Les bras s'épaulent et s'étreignent… électricité. Les cuisses s'entrelacent et chancellent… harmonies. Pudeur et tabou n'existait plus grâce à lui et je craignais que des sentiments naissent et d'être incapable de les maîtriser sans réellement le vouloir, car vaincu par son charisme. Ce jeudi soir de février, vêtu uniquement d'un slip Calvin Klein, moi simplement d'une sortie de bain, Marlboro longue 100s se consumant seule dans le cendrier, il décide sur une musique mélancolique conjuguée par une bouteille de whisky d'entreprendre la lecture d'une lettre émouvante rédigée à l'occasion de la disparition d'un proche parent. Silencieux, je buvais ses mots troublants d'émotions et colorés en demi-teinte de haine. Il exploitait ce moment de deuil pour régler ses comptes. Des trémolos vinrent troubler sa voix et j'aperçus distinctement des larmes couler sur ses joues mal rasées. Cette tristesse soudaine le rendait encore plus séduisant à mes yeux. Ce fut un instant révélateur. Ce garçon attachant et timide était à la fois d'une sensibilité extrême et capable de rancune exécrable. Il terminait, imperturbable la lecture de la deuxième et dernière page qu'il repliait dans son enveloppe en s'essuyant le coin de l'œil.
Je le suivis dans sa chambre accessible par un escalier droit en pierre et je reconnus deux livres posés négligemment sur la petite table de chevet vitrée. Un livre de Fellacia Dessert "La première gorgée de sperme" et " le chant des sirènes" de Val McDermid. C'est d'ailleurs quelques jours auparavant lors d'une discussion littéraire avec Serge que j'avais accepté de lire sur ses recommandations insistantes que je croyais innocentes, ce roman troublant qui incite le lecteur à poursuivre l'histoire malgré lui comme magnétisé par les phrases. La couverture de ce livre représentait un jeune éphèbe androgyne nu au maquillage outrancier et une paire de menotte métallique en gros plan. Un psychiatre chargé de dessiner le portrait mental d'un assassin de jeunes homos d'après leurs actes et qu'il punit atrocement au moyen de supplices anciens tels que le chevalet était le fil conducteur de ce roman policier.
Bouleversé encore par notre soirée émouvante et vaincue par les abus d'alcool, la couette rouge de son lit accueillait nos corps nus et encore humides d'une douche prise en commun. Les lampadaires blafards accentuaient l'ambiance colorée du crépuscule sur les murs. Le sommeil ne voulait poindre et je confiais à Serge mon excitation dans cette littérature à ressentir de l'empathie pour les victimes dont les tourments corporels mêlés de douleurs et de plaisirs fustigeaient mes fantasmes confinés au plus profond de moi. Un silence acquiesçant fit réponse à cette confidence. Appuyé d'un regard perçant mon intimité, ses yeux brillants fixaient les miens jusqu'à atteindre l'insupportable douleur lacrymale des paupières absentes de clignements et semblaient déjà augurer quelques desseins machiavels.
La seconde raison est son lieu de travail. Situé au centre commercial de Blagnac dans un magasin de téléphonie, il exerce en tant que responsable de rayon. Ce fut l'endroit insolite de notre premier défi. Le samedi après midi est souvent un jour faste pour les commerçants et Serge, pourtant assailli par d'innombrables clients dont je faisais groupe, à prétexter une excuse quelconque aux consommateurs pour aussitôt m'entraîner dans son vestiaire pour selon ses dires, me remettre un cadeau. Confus par autant de gentillesse, c'est avec beaucoup d'embarras que je dénouai le petit paquet pour découvrir enveloppé dans de la soie bleue un flacon capuchonné étanche entouré d'une étiquette jaune marquée "Nitrite de Sodium" Jungle Juice. Mon étonnement lui fut perceptible quand d'un geste précis il pris le flacon, fit sauter l'opercule de sa languette et ouvrât le capuchon en obturant le goulot de son pouce. L'expression de son sourire silencieux cadencé avec ses prunelles pénétrantes oscillait tantôt sur l'entre jambe de son pantalon, tantôt sur le flacon et je m'abandonnais à son jeu en inhalant le produit d'une rasade généreuse. L'excitation ressentie à ce moment là était prodigieuse et ma conscience annihilée fut immédiatement désinhibé. Une chaleur suffocante s'empara de ma tête déjà bouillonnante et c'est presque inconsciemment que je m'agenouillais à ses pieds pour arracher son sexe de son jeans et l'absorber dans ma bouche. J'appuyais mes mains sur ses fesses cambrées de manière à l'absorber encore plus profondément. Accueillir son gland humide dans ma gorge en flattant mon palais de sa présence. Lécher sensuellement cette perle translucide… délectation. Resserré mes lèvres étroitement sur cette chair tendue… gémissements. Caresser encore, branler toujours, sucer et aspirer… spasmes. Ses doigts crispés sur ma tête, malgré mes mains appuyées sur ses cuisses, condamnaient ma bouche à toute retraite pour m'épargner d'avaler en gorgées saccadées son sperme liquoreux au goût amer jusqu'à l'assèchement. J'étais anéanti par les effets dévastateurs du poppers. Anéanti et honteux d'avoir commis cet acte mais étrangement satisfait de l'avoir comblé de bonheur. Serge m'empoigna délicatement pour effleurer les commissures de mes lèvres et lécher ma langue encore engluée.
Le crépuscule étoilé était le seul témoin de cette étrange cérémonie que j'avais organisé dans le parc aidé par l'aristocrate Gérard à l'intention de Serge. Des candélabres d'osier enfermant un bidon d'alcool à brûler diffusait des flammes vacillantes. Ils étaient disposés à l'intérieur d'un triangle imaginaire clôturant un résineux gigantesque, une table avec trois coupes de champagne et trois fauteuils en skaï craquelés. Dans une vieille malle brinquebalante, le reste du matériel. La nuit propageait sa moiteur sur nos peaux et la lune se reflétait dans le cristal des coupes que nous buvions fiévreusement accommodées d'herbes euphorisantes. La présence de l'escabeau de 2 mètres de haut appuyé contre le tronc de l'arbre soulevait des interrogations que mon bel éphèbe ne put taire.
- Chut! Fis-je un doigt posé sur sa bouche qu'il absorbât immédiatement en
prenant un soin particulier à le saliver.
- Désormais je ne veux entendre que le vol subtil de la caresse du
silence, et par crainte que tu déroges à cette règle, la cagoule aveugle de
latex saura t'y contraindre.
Son crâne encagoulé dans le latex
n'avait plus aucuns aspects humains. Seuls, deux minuscules orifices perforés
dans la matière lui permettaient à peine de respirer et apparemment il
appréciait le confinement de la tête.
- Grimpe sur la plate forme de l'escabeau et applique ton dos et tes pieds
contre le tronc, les bras le long du corps!
A l'aide d'une échelle nous
enveloppions Serge dénudé autour de l'arbre en déroulant les longueurs de film
étirable noir semblable à une momie. A chaque passage je serrais encore et
toujours plus fort, du cou aux pieds jusqu'à ce que son corps épouse le sapin.
Avec un ciseau j'entaillais le plastique pour dégager sa verge tendue qui
suintais en gouttelettes et pratiquais deux découpes autour des tétons durcis
par l'excitation. Avant de retirer l'escabeau sous ses pieds, manœuvre
délicate, je décidais tel un artiste de colorer mon œuvre d'art en utilisant
une trentaine d'épingles à linge bariolées pinçant sa chair symétriquement. Cinq
épingles sur chaque sein étaient disposées en corolle et les restantes
déployées en spirale autour et sur son gland. Aucuns mouvements lui étaient
envisageables pour réagir à la douleur cuisante des pinces. Sauf quelques
gémissements étouffés traversaient le latex de la cagoule que Gérard,
silencieux et admiratif devant cette magnifique Chrysalide noire sut décrypter.
A peine eut ai-je le temps d'admirer mon œuvre qu'il m'empoigna manu-militari
et me forçat à m'agenouiller au pied du sapin, à la verticale de cette bite
fièrement dressée tel un pommeau de douche pour recevoir une averse de pluie
dorée sur mon visage. Il haletait de soulagement associé de spasmes qui
distendaient le film étirable pendant que Gérard et moi admirions notre toile
de maître. Nous restions là muets et discrets, pour accentuer l'isolement de
Serge toujours momifié dans son cocon, observant par jeu sadique sa tête
s'agitée en folle cadence pour exprimer désespérément sa solitude.
La délivrance est une authentique
extase car elle suscite l'autonomie soudaine du recouvrement des mouvements et
présage après de longues heures d'immobilisation, le terme du jeu. Une
renaissance en quelque sorte. Elle découle du plaisir ultime comme une
jouissance magnifie l'acte sexuel et l'a maîtrisée stimule cette excitation.
Avachi sur un fauteuil la sueur
dégoulinait de tous les pores de sa peau et les plissures de son bas-ventre
stockaient ses excrétions ressemblantes à des petites flaques d'eau dans
lesquelles se reflétaient les flammes des candélabres.
- Fantastique! Incroyable! Prodigieux! Pantelait-il avec bonheur mais non
sans difficultés.
J'allumais le slim de l'amitié en
débouchant une quatrième bouteille pour célébrer notre rencontre avec celui qui
allait devenir mon acolyte et mon amant et remercier l'aristocrate Gérard de
cette fortune heureuse.
Les chiffres scintillant de l'horloge du magnétoscope affichaient dix-neuf heures dix. La salade mozzarella, la tarte à la rhubarbe et la bouteille de Sancerre dans son seau à glaces trônait sur la table fleurie. Les olives, les moules, les bulots et la mayonnaise, les gâteaux apéritifs sur un plateau de verre et à proximité, la bouteille de Bourbon. Mes doigts jouaient avec un verre de Bourbon en équilibre sur le bois de l'accoudoir du canapé rouge. Une tiédeur généreuse enflammait mon corps anéanti par les fragrances de l'alcool conjuguées à celles du cannabis. Les jambes étendues de l'avant et écartées sans pudeur, je rêvassait ainsi prostré dans le vague vérifiant soit la symétrie de la nappe, des couverts et des verres à pieds soit le clignotement fluorescent vert de l'heure pour évaluer son retard. Cela m'obligeait à des efforts visuels prodigieux pour maintenir mes paupières ouvertes finalement vaincues par l'hypnose de ce métronome.
Assoupi, j'échafaudais des spéculations sur le déroulement de la soirée et craignais qu'il rentre éreinter par sa journée de travail. Je n'avais pas de rendez-vous en clientèle aujourd'hui et ma fonction d'agent commercial m'autorisait la liberté de la gestion de mon temps. Le double des clés de son appartement était caché sous la margelle de la petite fenêtre des toilettes juste à côté de la porte d'entrée marquée 856. C'est lui qui a eu cette idée de me rejoindre chez lui en son absence et de préparer notre petite dînette. Je conviais mon hôte chez lui! ... Ce jeu d'inversion des rôles m'excitait et m'angoissait d'autant que j'avais revêtu ses habits sur ses directives inscrites sur une page. Son odeur imprégnée dans ses vêtements irriguait mes sens olfactifs sur la sensation de sa présence si proche. Je relisais avec attention la feuille de son programme pour être certain de n'avoir rien négligé. Cette liste chronologique indiquait brièvement le déroulement de notre soirée et ce, dans l'ordre d'exécution. Il avait une imagination très fertile pour la rédaction de ces listes qu'il s'appliquait à manuscrire à la manière d'une table des matières ou mieux comme un menu de restaurant, sauf que son appétit était frugal et souvent vaincu par une indigestion d'alcool.
1. Apéro tu prépareras (ton Whisky) et dînette (voir frigo)
2. Vêtements tu revêtiras (déposés sur mon lit)
3. Yeux bandés et mains menottées au crochet porte cuisine, tu m'attendras.
4. Mauvaise humeur tu subiras.
L'attente et l'impatience sont les
prémices du désir se plaisait-il à dire ou bien encore, la meilleure façon de
faire cesser la tentation, c'est d'y succomber.
L'arrivée d'un texto me fit tressaillir. Dans mon sursaut je renversais mon verre de Bourbon qui valdinguât sur le tapis du salon. Je lisais sur l'écran du Nokia "5 minutes" et remarquais qu'il était vingt heures trente. J'allumais à la hâte les quatre bougies parfumées du chandelier, introduis un cd de Calogero dans le lecteur et brûlait deux bâtonnets d'encens aux parfums enivrant de santal pour masquer les odeurs de mon joint. Où étaient les menottes métalliques? Il fallait que le jeu soit respecté comme convenu par nos règles et par chance je les découvrit sous un napperon de la table basse du salon en même temps que les dégâts occasionnés par les éclaboussures de mon verre d'alcool que je nettoyais aussitôt. Serge est un garçon maniaque de la propreté et son appartement, banal par la disposition des pièces est très chaleureux. Une quiétude l'habite et s'en échappe en vous envahissant d'une sérénité que sa présence métamorphose en audace. J'étais déjà en scène et attendais que le rideau se lève. Les mains menottées au crochet fixé sous le dormant de la porte de la cuisine, le bandeau latex sur les yeux je pensais soudainement à ma future liberté en me souciant des clés noyées dans un bac à glaçons. Ce jeu de liberté retardé par la fonte de la glace était encore une invention de Serge dont il pouvait selon l'épaisseur de glace prévoir le temps de captivité. Quel récipient avait il choisi aujourd'hui et comment n'ai je pas pensé à tricher en ouvrant le congélateur? Faisait-il lui faire confiance pour se retrouver ainsi, vulnérable et à sa merci. Dans l'obscurité totale du bandeau, aucuns bruits ne parvenaient à mes oreilles vigilantes à l'exception du cliquetis des menottes qui me compressaient les poignets car dans l'affolement j'avais négligé d'enclencher la sécurité.
De l'eau coulait à l'étage! Il prenait une douche. Il avait réussi à rentrer dans son appartement, fermer la porte, passer à 30 centimètres de moi, se dévêtir et prendre sa douche aussi silencieusement qu'un reptile. Je transpirais à grosses gouttes et la sueur inondait mes yeux emprisonnés. J'attendais… j'écoutais… je souffrais dans le silence et l'excitation quand soudainement, je sentis son souffle dans mon cou. Il déchirait violemment ma chemise ou plutôt la sienne, en me faisant tournoyer comme une toupie pour m'infliger des coups de fouet à chaque passage. La brûlure des lanières lacérait ma chair nue et sans m'accorder le moindre répit tailladait à l'aide d'un ciseau le pantalon.
La froideur des lames me pétrifiait de peur qu'un faux mouvement ne fissent couler le sang et mette un terme à notre jeu de façon prématuré bien que je soupçonne Serge d'être capable de poursuivre la séance en y trouvant une excitation supplémentaire. Ses provocations incessantes à vouloir me défier à mettre en œuvre des pratiques machiavels m'insupportaient surtout lorsqu'il employait sa formule stupide "Si tu n'es pas une tapette, fais-le!". Un esprit de compétition nous unissait et je finissais tôt ou tard par relevé ses défis, fussent-ils les plus iconoclastes qu'incongrues. Nos points communs se confirmaient au fil de nos élucubrations à un point de s'apercevoir que notre comportement excessif nous contraignait à être immuablement créatif. Nous potassions différents ouvrages japonais sur l'art du shibari de l'époque moyenâgeuse jusqu'au revues spécialisées dans la vente d'accessoires que nous ne pouvions nous offrir faute de moyen pécuniaire et de lieu aménageable. Les sites web de qualité sur ce sujet ne sont pas légions et nous pourrions humblement leur proposer nos prestations pour étoffer le contenu de leurs pages par des conseils avisés.
L'intérieur de ses cuisses serrées sur ma bite, il chaloupait en se dandinant plaqué contre mon abdomen et frottait son gland sur mon ventre alors que sa langue agaçait l'extrémité de mes tétons durcis par l'électricité de cette caresse sensuelle. Les menottes étaient au maximum de leurs serrements et je pensais avoir les poignets brisés et malgré mes suppliques il ne voulut rien entendre en rajoutant même sur un ton ironique: "C'est présage d'un plaisir imminent successeur à la souffrance".
- Par magnanimité je desserre un peu tes bracelets et je t'enlève le bandeau pour que tu puisses voir ton dessert favori… une bombe de chantilly!
Paradoxalement, recouvrir la vue subitement après avoir subit la pression d'un bandeau pendant un long moment vous aveugle de nouveau lorsque la lumière soudaine rétrécit brutalement la pupille et vous paralyse le regard. C'est un supplice que j'apprécie guère quand la transpiration s'agglutine dans les yeux en provoquant d'horribles brûlures.
Je ne pus l'apercevoir mais seulement l'entendre. Il s'était agenouillé derrière moi en me tapotant les fesses comme un médecin qui s'apprête à vous planter une aiguille pour un quelconque vaccin. Une caresse bienveillante et agréable mais qui fut très brève. La canule de la bombe de chantilly forçait le passage de mon fessier pour s'enfoncer dans mon anus et propulsé sa crème sous pression dans mes intestins.
- Dommage! Quelques fraises très mûres, bien enfouies dans ton cul crémeux auraient fruitées cette pâtisserie anale.
Une indigestion de sucre dans mes entrailles distendues déclenchait un gargouillis tonitruant, une sorte de grondement volcanique qui jaillit son feu sans crier gare en répandant sa lave blanche sur le lino de la cuisine. Epuisé, vidé et les membres endoloris, j'attendais impatient que mon tortionnaire devienne mon libérateur qui jurait en brisant la glace qu'il avait oublié pour récupérer la clé des menottes. Par des gestes d'une douceur précautionneuse, il m'accompagnât sous la douche pour finalement m'asseoir sans force dans le bac en faïence en laissant l'eau me caresser par sa douce tiédeur.
Serge m'attendait nonchalant enveloppé dans une sortie de bain cotonneuse sans ceinture qui trahissait le haut de ses cuisses sans pudeur. Allongé tel un bourgeois de l'empire romain sur son sofa je regrettais l'absence de raisins et de vin rouge servi en cruche par de jeunes esclaves recouverts de toges pour reproduire le tableau des orgies de cette époque. Il piochait au hasard de sa fringale quelques bulots, des olives, des moules vinaigrette ou bien plantait sa fourchette gourmande dans la salade mozzarella et buvait goulûment entre deux mets un verre de Sancerre. Les bougies vacillantes et mourantes se consumaient inexorablement en pleurant leurs larmes de cire sur le réceptacle métallique et s'apprêtaient à nous plonger dans l'obscurité. Je profitais encore de cette chétive lumière à rouler avec méticulosité mon herbe relaxante en émiettant une tête séchée dans une coupelle. D'une main experte je formais un petit filtre de carton souple que je plaçais sur l'extrémité d'une des deux feuilles collées à 90 degrés. Je garnissais de Gandja et de tabac cet assemblage fragile qui s'apparentait à un origami. Pouces et index modelaient sans trop de dextérité ce cône de papier que ma langue humectait pour encoller la languette. J'emprisonnais le précieux contenu en pinçant du bout des doigts la partie évasée pour achever la forme finale. Réticent puis complaisant je lui offrit les premières bouffées de cet excellent millésime.
Serge ne s'inquiétait jamais de l'heure quelle que soit celle de son réveil matinal et pourtant son magnétoscope affichait une heure quarante-cinq. C'est en titubant dans la pénombre que nous gravîmes les marches de l'escalier pour nous diriger vers sa chambre. La lampe de chevet laissée allumée diffusait une douce lueur verte provenant de l'abat-jour qui teintait étrangement les meubles. La couette gisait au fond du lit et sur le matelas une immense serviette rouge y était étalée en guise d'alèse de protection. Serge avait donné mais pas reçu et il fallait bien le connaître pour deviner ses desseins. Il avait pris soin d'exhiber sa collection très particulière mais néanmoins spectaculaire d'accessoires en latex et son pot de graisse lubrifiante à côté du flacon de poppers. Il se prosternât sur la serviette les cuisses bien écartées pour me présenter le magnifique spectacle de son cul cambré offert à mes fantasmes. La vision de ses fesses rebondies, galbées comme des abricots ajustés autour de sa petite rosace brune faisait s'évaporer la fatigue et accentuer ma libido en une redoutable érection. Mon gland caressait délicatement l'entrée de ce nid élastique pendant que ma main gantée plongeait dans le pot de graisse lubrifiant. Je palpais cette chair en soutenant une poussée plus appuyée pour me rapprocher du centre jusqu'à y glisser entièrement mon sexe. Ses parois se crispaient au passage du chenal et finalement s'apaisaient en s'abandonnant rassurées par cette étreinte saccadée. Sur la pointe du doigt, gainé de latex et blanchi par la graisse, j'explorais cette cavité accueillante en dessinant des ellipses imaginaires et faisait place à chaque flânerie à un autre doigt. Désormais son cul faisait hommage à ma phalange par des contractions savoureuses exprimées verbalement par des gémissements de plaisir. La chambre exhalait des relents de poppers que Serge reniflait à s'époumoner. J'attendais ce moment propice de l'ivresse du produit pour aligner les doigts, le pouce replié dans la paume, poussant encore et toujours pour glisser entièrement ma main dans son fourreau brûlant. L'extrémités de mes doigts s'agitaient en une folle danse frénétique lui procurant un plaisir abyssal. Sa croupe tanguait au rythme d'une chorégraphie désordonnée, sensible à chaque oscillation des doigts aussi légère quelle fut. Ses reins se cambraient en échos convulsifs et solidaires à l'exploration de ma main éclipsée dans son cocon, pendant que l'autre s'agrippait à ses fesses luisantes pour sa libération. J'avais prémédité une sortie de scène inattendue que Serge et moi avions vus sur une vidéo et qu'il convoitait depuis ce jour. C'est d'ailleurs dans ce but sûrement de provoquer ma vengeance qu'il m'avait infligé la correction dans sa cuisine dès son arrivée. Je serrais mon poing à l'intérieur de son cul en un mouvement de métronome paresseux d'abord, puis véloce et expéditif à reculons. Il gémissait et poussait des complaintes indicibles pareils à un borborygme animal. Je libérais mon poing violemment…Il jouissait!
Profitant d'un séminaire professionnel Toulousain nous devions nous revoir quinze jours plus tard pour satisfaire nos pulsions sexuelles croissantes. Cette abstinence nous paraissait être une éternité que nous comblions par des marivaudages sporadiques avec des garçons rencontrés sur Internet, toujours en quête d'expériences nouvelles et de sensations fortes souvent décevantes d'ailleurs. Les kilomètres nous séparaient, lui à Toulouse et moi quelques part en France ou à l'étranger et pourtant nous ressentions cette indicible perception de nos présences proches. Ces rencontres occasionnelles affûtaient notre sens du jeu et nous prenions plaisir à noter nos partenaires sur des critères d'appréciation précise tel que leurs physiques, leurs performances et surtout leurs aptitudes à apprécier nos jeux particuliers. J'appréhendais ses messages téléphoniques au sujet d'une appréciation qualitative pour un outsider prétendant que je considérais sûrement à tort comme un adversaire dangereux pouvant s'incruster dans notre harmonie et détruire notre attraction mutuelle. Mais cette crainte s'effilochait au fil du temps en acceptant malgré moi le risque que l'amour puisse être l'assassin de notre histoire.
Il était arrivé selon mes consignes précises à notre rendez-vous fixé quelques heures avant par SMS et sans aucunes autres explications que d'être ponctuel. Ce vendredi soir, nous étions conviés au cœur du pays basque par Chris, un ami autrichien impatient d'éprouver l'endurance de Serge en me soumettant l'idée de ce séjour dans son manoir. Je suivais d'ailleurs ses instructions en dissimulant à Serge la véritable raison de ce rendez-vous nocturne sur l'aire de repos A64 et en lui présentant la malle du coffre de la Seat Ibiza pour cabine de voyage. Ses yeux scintillaient d'excitation d'être ainsi exhibé dévêtu sur ce parking désert. Recroquevillé dans le coffre étroit du véhicule enchevêtré de chaînes, ses poignets et chevilles
Un soir d'errance nocturne Serge et moi recherchions une victime potentielle capable de nourrir nos extravagances perverses. C'est dans un bar toulousain proche du cours Dillon ,. Bar musical exigu doté d'une piste de danse sur laquelle s'exhibent des couples dégoulinant de sueur et bariolés de couleurs vives dues aux éclairages animés. Les mains paresseuses des danseurs s'égarent plutôt en caresses que de suivre le rythme endiablé de la musique. Le comptoir lumineux devine les visages des consommateurs solitaires et particulièrement leurs yeux qui percent la pénombre en quête d'un sourire, d'un regard furtif, d'un visage ou d'un corps sensuel. Ils sirotent un Gin-fiz assis sur les tabourets hauts en cambrant les reins, les cuisses écartées. Certains sont torse nu dénué de pilosité et la sueur accentue leurs musculatures. D'autres vêtus de cuir moulant se tiennent en retrait pour avoir un angle de vision plus large et observer les corps qui s'enlacent quasiment avachi dans les banquettes moelleuses. Les effets de la lumière noire donnent une lueur spectrale bleutée et c'est dans ce halo que le sourire angélique de cet éphèbe innocent nous encouragea à au mois de mai, il y a maintenant six semaines. Séduit par sa timidité et son charme, sa beauté affectait mon assurance et c'est en balbutiant des futilités, trempant nos lèvres dans un verre de Bourbon coca que nous avons échangé nos téléphones. Un chewing-gum sans sucre qu'il mastiquait avec raffinement, une Marlboro entre les doigts et de son autre main il me caressait la cuisse en m'offrant des baisers mielleux.
par Vreup
== Publicité ==
La fellation et l'irrumation
La fellation est un art.
L'art de donner du plaisir, d'amener son
partenaire à l'orgasme en utilisant la
langue, les lèvres, la bouche, les mains. Ces
outils corporels s'associent à
des techniques qui exigent à la fois une certaine
expérience ainsi qu' une
grande concentration afin que le sexe sucé
puisse donner le maximum de
sensations (quelques techniques: aspiration
buccale, pompage, aspiration
buccale et caresse manuelle, léchage...).
Le fellateur doit être en permanence à l'écoute
du partenaire à qui il offre une
fellation. Les gémissements, les mouvements du
sexe ou des reins, les pressions
sur la tête sont autant d'indices qui permettent
au fellateur d'orienter ses
caresses, d'accélérer ou de ralentir les coups
de langue. Les fellations
régulières au même partenaire sont un plus, le
fellateur connaissant les envies
de son partenaire et l'utilisateur du pompeur
sachant comment en soutirer le
maximum de plaisir.
Un bon fellateur est oblatif, il est à l'écoute
de son partenaire, son objectif
étant de donner du plaisir et non pas d'en
prendre même si lui aussi éprouve un
certain plaisir à sucer, c'est indéniable. Mais
c'est avant tout le plaisir
donné à son partenaire qui compte.
CUIR ET CHAINES POUR CARL par GOTIKUS
CUIR ET CHAÎNES POUR
CARL
arl descend les marches luisantes en faisant
lourdement résonner les talons de ses bottes. Quelques rares ampoules rouges
éclairent l’escalier et c’est en manquant se casser la gueule sur le sol humide
que le grand mec baraqué réalise qu’il porte encore ses lunettes de soleil sur
le nez. Carl laisse un peu ses yeux s’accoutumer à l’obscurité après les
lumières aveuglantes de la rue. Il hésite sur le chemin à suivre, mais il n’a
pas le choix : l’obscurité est telle qu’il lui faut enlever ses verres
teintés. Carl soupire : il les sacrifie à regret… Les lunettes qui cachaient
ses yeux lui donnaient un sentiment de sécurité et surtout complétaient bien
son allure inquiétante. Puis Carl se rassure : il obtient finalement le
même effet en baissant la visière de la casquette. C’est même mieux : plus
flippant encore… Carl avance tout en vérifiant une dernière fois son
harnachement. Ses jambes habillées de cuir font crisser ses chaps et Carl grogne
de surprise en sentant un air moite caresser ses fesses à l’air libre :
tiède, humide comme une haleine indiscrète qui accompagne sa marche. Sa raie est
trempée, mouillée de sueur, mais c’est comme si une langue avait déjà commencé son
exploration dans la seule partie à nue de son corps, la plus secrète, la plus
intime, la plus invisible d’habitude...
Carl se sentait
incroyablement indécent dans la rue tout à l’heure. Son sexe était caché par
une coque de cuir, mais être cul nu sous son long manteau gris le gênait et
l’excitait à la fois. La large lanière qui se perd dans la fente est quand même
un peu pénible. Carl tire dessus en se tortillant. Elle frotte sur son anus
soigneusement épilé, l’agace et le titille en lui signalant la présence de
cette zone jusque là peu exploitée. Mais elle accentue aussi la forme
irréprochable de son cul. Carl s’admire dans le reflet d’une porte. Recto,
verso…Personne ne peut le voir encore et Carl se gorge une dernière fois de son
image. Le harnais clouté qui moule son torse souligne la parfaite fermeté de ses
pectoraux velus, tondus courts. Les sangles ornées de pointes acérées, de
rivets ou de petits anneaux le contraignent juste ce qu’il faut… Une grosse
ceinture accentue l’étroitesse de ses hanches et fait ressortir les abdos dessinés
et galbés comme un ventre de violon. En dessous, les jambes musclées de Carl sont
gainées de veau noir, à même la peau, cuir contre cuir. Ses bottes claquent sur
le sol poisseux… Y’a pas à dire : il est bandant ! D’ailleurs il
bande déjà… L’anneau qui entoure son sexe tire un peu quand il marche, comme si
sa grosse bite était un molosse tenu en laisse. Carl sourit fièrement :
encore muselé par le cache sexe clouté qui brille dans la pénombre, son chibre
est déjà prêt à mordre... Carl commence enfin la traque en s’engageant au
hasard dans un des couloirs obscurs.
Depuis un mois
qu’il s’est acheté cet équipement, Carl n’en finissait pas de s’admirer
voluptueusement devant sa glace. En complétant amoureusement son look chaque
jour par quelques nouveaux ajouts de peau souple ou de métal luisant. La
fascination était telle qu’il lui a fallu attendre des semaines avant de se
décider à sortir et à tester sur d’autres que sur lui l’effet produit par son
corps bronzé et musclé mis en valeur par sa tenue virile de froid dominateur.
Le cuir tout
neuf sent fort. Il sent la bête. Carl écrase sur son nez le bracelet qu’il
porte autour du biceps pour sniffer un peu ce parfum animal. Quand il lève le
bras, l’odeur se mélange à ses propres effluves et Carl sent l’anneau de son
sexe tirer davantage : sa queue est bien réveillée maintenant ! L’air
chaud et l’excitation qui monte font transpirer le grand gars ; les poils
de ses aisselles se mouillent et quelques gouttes salées descendent le long de
son échine en venant se perdre dans le creux de ses reins. Les narines
palpitantes comme un chien d’arrêt qui cherche la proie, Carl se sent dans son
élément. Le harnais qui craque à chacun de ses mouvements fait de lui un
pitbull carnassier, dressé à l’attaque. Carl sourit : il est un dogue prêt
à planter ses crocs et à bouffer de la viande, un fier mâtin livré à ses
instincts bestiaux, un pur dévoreur... Des relents forts de sueur et de
poussière montent du boyau où il s’est enfoncé. La chasse peut commencer :
son gibier l’attend…
Carl frôle des
mecs immobiles contre les portes des cabines et la façon dont ils le matent
rempli de fierté le grand barbare lardé de cuir qu’il est devenu pour un soir.
Une main timide frôle son torse aux poils courts en cherchant son téton qui
saille au centre d’un large cercle sombre et luisant. Une autre paluche plus
téméraire lui effleure les fesses au passage… Mais Carl méprisant baisse la
visière de sa casquette et ne daigne même pas regarder son public enflammé. Il
est un seigneur hautain qui règne sur son cheptel… En attendant les murmures et
les gémissements flatteurs qui font une escorte sonore à son passage, Carl
constate bien vite qu’il est clairement le mâle le plus beau à hanter les lieux.
Putain, le mec…T’as vu ? Ouahou… Mais
c’est plutôt le silence qui succède à son apparition : un silence timide
ou sidéré, effrayé, fasciné, incrédule ou béat… Unanimement admiratif :
c’est le silence qui est le plus éloquent…
Après avoir
fait le tour du territoire de chasse ouvert par le premier couloir, Carl a du
mal à marcher tant sa queue prisonnière de la coque cloutée pousse sur sa
prison de cuir. Le second corridor est encore plus sombre et Carl a du mal à
juger de la qualité du bétail. Et puis c’est là qu’il l’aperçoit au loin… Un
jeune gars en short noir se tient au fond d’une impasse du labyrinthe, à genoux
sous un faisceau de lumière froide. Le crâne rasé, couvert de tatouages
ethniques, les tétons percés d’anneaux en croix, il attend dans une posture
humble. Carl décide que ce sera lui l’Elu. Un bon dominateur conscient de son pouvoir
n’a pas besoin de parler : Carl se campe sans un mot devant le jeune gars.
Puis d’une main ferme, il pousse lentement sur sa tête, l’obligeant à s’incliner,
à s’abaisser, à s’humilier… Le petit mec grogne d’excitation et se prosterne
docilement aux pieds de Carl qui accentue sa pression sur le crâne tondu. La
bouche du jeunot embrasse ses bottes, puis le soumis docile sort une langue
empressée et commence à lécher avidement les lourdes pompes luisantes. Ses
mains tremblantes remontent en caressant les jambes musclées que le cuir
moulent et c’est avec timidité qu’elles malaxent le cache sexe hérissé de clous
qui masque encore la virilité de Carl. Les autres hommes se sont approchés,
curieux de voir l’engin de la belle bête inconnue. Quand les boutons pressions
cèdent un a un et que sa large queue apparaît dans la lumière qui tombe du
plafond, Carl entend un grognement sourd dans son dos ; un feulement
d’animal, comme un souffle d’admiration qui lui caresse la nuque et le fait frissonner
d’orgueil. D’autant que si les types se poussent pour admirer sa pine raide,
ils restent à leur place et gardent la distance respectueuse que l’on doit à la
caste supérieure : Les spectateurs cachés dans l’ombre semblent presque
ahuris qu’un aussi beau gars soit à ce point fantasmatique : un
« TTBM » ! Carl est membre de l’aristocratie des lieux de
drague ; il fait partie des suzerains : les gros matos, les biens
membrés, les pineurs... Un mec à très grosse bite. Bien dure en plus… Avec
burnes – forcément pleines - assorties… Un rêve intimidant pour les spectateurs
emplis de déférence qui se pressent et font cercle autour de Carl et de son
sexe guerrier en attendant la suite… Et en salivant…
Ce n’est pas
tout d’être monté comme un âne : il est temps que le chasseur s’occupe de
son gibier. Carl se redresse, satisfait : le cerf a fait acte d’allégeance
et le paladin peut maintenant pratiquer l’adoubement… L’Elu a gémi d’impatience
en ouvrant la bouche. A genoux sur le sol, il louche sur le sexe épais et gonflé,
strié de larges veines, mais Carl ricane. Il recule de quelques pas, pour le
plaisir sadique de voir le jeune mec marcher à quatre pattes en tirant une
langue impatiente. Fais voir ton fion,
grogne enfin le dresseur bien décidé à prendre son temps. Le petit gars rasé
baisse son short de cuir avec empressement, découvrant un adorable petit cul
rond, ferme et galbé comme une pêche. Avec au centre un anus tout petit en
forme de trou de cerise. Carl s’amuse à tester son pouvoir : fous toi entièrement à poil, sale pute…Et
montre-toi un peu… Le jeunot a sursauté. Il jette un coup d’œil craintif
aux mecs qui l’entourent en silence… Puis il obéit, délace ses baskets, retire
ses chaussettes et son short qu’il pose en tas près de lui.
Il est debout,
les bras ballants, tout nu. Ses chevilles portent encore la marque de ses
chaussettes et ses talons martèlent le sol crade pendant qu’il se dandine en
bandant. Un petit faune barbare… Après un temps d’hésitation, le beau jeune
gars finit par mettre de lui-même les mains sur sa tête, tend son cul en
arrière, écarte les jambes pendant que son sexe recourbé comme une corne goutte
sur ses couilles... Il se laisse admirer en tournant sur lui-même sous le halo
de lumière qui tombe du plafond. Comme un esclave à la vente, il attend le bon
plaisir de Carl. Ses tatouages sont son seul vêtement, avec les anneaux de ses
tétons érigés comme des manettes de chair et le cercle de métal qui maintient
sa queue raide sous son ventre plat. Le corps du beau gamin tremble
d’excitation sous les néons : il semble même devenu entièrement érectile
et comme si le désir le transformait en une fontaine lubrique, semble pisser de
la sueur par toutes les pores de sa peau. Brûlant, humble, docile et prêt à
tout…
Carl satisfait
avance à nouveau une de ses bottes et croise fièrement les bras sur son torse.
Le jeune mâle à compris : il pousse un râle et après s’être lentement
accroupi, fini par se jeter à plat ventre en perdant tout contrôle et toute
fierté. Tout nu dans la poussière humide qui marque de sombre la plante de ses
pieds et sa peau claire, il suce dévotement le cuir luisant de la pompe en se
frottant sur le sol comme un animal en rut. Ses petites fesses s’agitent et se
crispent, bien tentantes… Une saillie directe pendant que les autres
regardent ? Il est drôlement mignon, c’est clair, sacrément bien foutu,
mais Carl peut trouver encore mieux, peut-être ?. Le jeune mec a levé la
tête et son regard implorant cherche les yeux de Carl cachés par la casquette.
Et il ose parler, l’impudent ! Tu
veux qu’on aille dans le coin de Max ? C’est lui qui m’a ordonné de rester
ici. Le mot de passe est… Mais Carl hausse les épaules sans l’écouter et il
s’éloigne en gardant un silence méprisant…
La larve est là
pour donner ses deux trous : sa rondelle et sa bouche. Et si elle a une
langue, c’est certainement pas pour causer ! Après quelques pas, Carl se
retourne discrètement, content de lui. Le petit gars est toujours à quatre
pattes dans le cercle de lumière, les cuisses écartées, le cul cambré et la
gueule ouverte, dans la posture impudique d’une femelle en chaleur qui s’offre…
Son corps nu luisant de sueur est sali de poussière noire qui fait ressortir
ses tatouages primitifs. Immobile et brûlant de désir inassouvi, il n’ose pas
se relever, encore plein d’espoir. Un joli spectacle… Autour de lui, des mecs
se branlent dans la pénombre. Ils ne se hasardent pas à aller plus loin et
profiter de l’aubaine que leur abandonne le dresseur du joli mec bien chaud.
Carl jubile : conscients de leur infériorité, ils se contentent des restes
fantasmatiques laissés par le mystérieux maître vêtu cuir… C’est presque
dommage se dit Carl : il aurait été bandant de voir le jeune gars
disparaître tout nu dans une foule de mecs en rut et de fauves lâchés. Comme
une jolie friandise qu’un seigneur blasé jette négligemment à sa meute…
Si tu veux, je peux te pomper. Carl sursaute,
toise l’impudent qui a osé s’adresser à lui, puis il ouvre de grands yeux. Pour
le coup, Carl est médusé. Le type qui se colle à lui est une crevette et le
blouson de moto trop grand qu’orne une tête de mort ne parvient pas à cacher
ses épaules étroites et sa poitrine creuse. Carl avait le sentiment de l’avoir
déjà vu et réalise brutalement qu’il a exactement la tête de son percepteur. Il
est même pire en fait et les trois cheveux qui ornent son crâne font ressortir
le luisant de sa calvitie ! Le téméraire se plaque contre la porte d’une
cabine ouverte et se retourne, découvrant des chaps de latex rouge qui flottent
sur ses jambes maigres. Il présente surtout des fesses toutes plates : en
deux dimensions. Et même tu peux me
bourrer après… Carl s’éloigne sans daigner répondre, royal, puis sourit en
douce en cambrant son postérieur : histoire de montrer à cet affreux
cafard ce qu’est un vrai beau cul de mâle. La crevette en salive et gémit dans
un souffle : tu veux que je te
bouffe la rondelle ? Carl n’est pas dans le bon coin… Il passe devant des haies d’honneur de
bites en érection, de toutes tailles et de tout format, mais aussi devant des
ventres trop ronds ou trop maigres. Et ce sont les plus vilains qui se font les
plus audacieux. Tu es ici pour
baiser ? L’ado aux joues mangées d’acné qui essaie d’engager la
conversation s’est costumé en militaire nazi. Si son uniforme est angoissant,
la tête qui le surmonte semble plutôt sortir d’un dessin animé. Dingo sur le
corps d’un SS… Carl grince entre ses dents : non, je suis là pour une partie de monopoly... Le grand échalas n’a
pas écouté ou il est très con, car ses yeux brillent en entendant la voix grave
du beau mec : d’accord, mais avec
capote ok ? Un SS-SSR : c’est amusant… Mais c’est aussi pas très
bandant comme fantasme.
Heureusement
pour la libido de Carl, la grande majorité des gars qui se pressent dans les
couloirs n’ose pas l’aborder. Les mieux foutus prennent des airs absents tout
en le surveillant du coin de l’œil : le jeu habituel du « cours-y-moi
après ». Certains étalons à gros bazar se plantent dans le couloir en
exhibant leur morceau avec des sourires racoleurs de vendeurs de Rolex made in
Taïwan. Carl est d’abord vexé qu’on le prenne pour un mec passif ou un suceur
de queues, mais il a en plus l’impression qu’on lui veut lui refiler de la pine
de contrebande. Les cons ! Et c’est pas mieux quand ce sont des enculés… Un
petit blond rondouillard lui barre carrément le chemin avec son gros fion,
d’ailleurs superbe et Carl est obligé d’écarter les fesses imposantes d’un
doigt distant pour pouvoir passer. En jetant un coup d’œil par-dessus son
épaule, Carl découvre en s’éloignant le plug énorme qui bouche l’anus du blondinet : la petite pute attend
manifestement un plombier…
Si le gibier
est de maigre qualité, Carl a du moins la satisfaction d’avoir produit un
véritable effet. Les commentaires fusent dans son dos, tous plus enthousiastes
les uns que les autres. Après avoir été fascinés par sa grosse queue qui darde
et le précède, les spectateurs gémissent ensuite de désir en voyant s’éloigner
son postérieur si ferme et si rond que la lanière de cuir écarte, exhibe et
défend à la fois… Carl aurait dû demander un salaire à la direction du
club : par son simple passage, il fait beaucoup pour la montée en
puissance des coït. Les portes des box claquent derrière lui ; un bruit
sec rapidement suivi par des râles de plaisir et des chocs rythmés contre les
cloisons de bois. Carl se fait l’effet d’un aphrodisiaque sur pattes !
C’est
d’ailleurs frustrant à la longue et Carl regrette de ne pas avoir continué avec
le petit tatoué. Il avait bien trouvé un superbe bodybuildé bardé de métal,
mais à peine poussé dans une cabine, le culturiste s’est jeté sur les lèvres de
Carl en gémissant comme une jeune fille amoureuse. Carl est vite reparti en
poussant un rauque désolé, ça collera pas
venu du fond de ses couilles. Carl est agacé et déçu. Mais il a du moins fait
un heureux... T’as vu, c’est Nadine qui a
choppé le beau mec ! Et en se retournant, Carl assiste de loin au
triomphe de « Nadine » qui se dandine et roule des mécaniques en
battant des mains. Le musclé vêtu d’acier chromé semble déjà bâtir une légende
après trois minutes passées avec le nouveau venu…
Carl est
retourné sur ses pas, là où le joli petit tatoué était embusqué. Il n’avait pas
encore exploré cette zone et commence à sentir qu’il est sur la bonne voie. Les
mecs qu’il croise n’ont pas des physiques exceptionnels, mais ils ont par contre
des regards bien vicieux. Et surtout ils ne parlent pas… L’odeur de sueur est
également beaucoup plus forte. En reniflant à pleins poumons, Carl identifie
des puissantes fragrances de corps en sueur et aussi d’autres effluves plus subtiles :
des parfums de poppers, d’urine et même de sperme… En passant devant une porte
ouverte, Carl reconnaît la tête de l’Elu dans la pénombre. Rapidement,
d’ailleurs, car le visage du jeune mec tatoué est vite masqué par trois sexes
en érection qui se bousculent pour investir sa bouche grande ouverte. Carl
serait bien entré dans le réduit lui aussi, mais il constate, dépité, que le
petit tatoué accroupi a déjà un sexe dans le cul, enfoncé jusqu’aux couilles.
Un mec prosterné est ventousé à son bas ventre et plusieurs autres attendent
leur tour dans l’obscurité… L’Elu est occupé, quoi… Comme un chiotte... Carl
s’enfonce plus loin encore dans le réseau de couloirs, de boyaux étroits et de
culs de sac qui forment comme les entrailles sombres du ventre de baise…
Ce coin est manifestement
la partie la plus chaude, le dernier cercle de l’enfer de sexe. Des gars de dos
se soulagent dans les latrines. Enfin bien davantage dans les pissotières
humaines qui sont assises dans l’urine où elles clapotent que sur les parois de
porcelaine au blanc sale. Carl entend au loin des gémissements réguliers
ponctués de cris rauques et aperçoit un attroupement devant une longue série de
lourdes chaînes qui pendent du plafond. Les queues ne suffisent plus et ce sont
des poings entiers qui s’enfoncent dans les culs des hommes avec des bruits de
succions effrayants. Les râles qui résonnent ressemblent à des cris de
souffrance ou de femmes en travail, scandés par les grincements des chaînes qui
soutiennent les slings. Le large
couloir ressemble à un abattoir où l’on vide des porcs ou à une salle de
torture virile qui supplicie des corps écartelés aux visages blafards sous les
néons. Carl effleure sa queue raide qui ruisselle d’excitation et poisse son
pubis trempé. Elle tambourine même sur son ventre. Sa grosse pine réclame comme
un nourrisson affamé : il est grand temps de lui trouver une bouche ou un
cul, à la pauvrette…
Ca valait le
coup de patienter… Ils sont trois beaux gars qui attendent dans le coin le plus
reculé du labyrinthe, campés sous un éclairage pisseux qui fait luire leurs
tenues de cuir noir. Beaucoup plus habillés que les autres clients du club,
mais trois vrais beaux mecs pour le coup, musclés, virils, avec des gueules de
brutaux. Carl sent un petit courant électrique lui parcourir l’échine :
les baiser tous les trois ! Sauter trois vrais mâles : une apothéose
pour sa première sortie ! T’es
nouveau toi… Le barbu qui s’est avancé a une voix rude et rauque. C’est
manifestement le chef. T’es au courant
des règles ? Sammy t’a donné le mot de passe ? Carl ne répond
pas, écoute à peine et se redresse fièrement, flatté par la façon dont le macho
le contemple avec admiration. Les deux autres balaises se sont approchés et
dans la touffeur du réduit sans aération, Carl sent leur odeur forte, proche de
la sienne : un mélange de sueur et de cuir. L’un des deux ouvre son
pantalon moulant, découvrant un jockstrap crade et gonflé. T’es sûr que tu veux t’amuser avec nous ? Que c’est ton
truc ? Ils le prennent pour une tapette ou quoi ? Le genre
Nadine ? En croisant les bras
sur ses pectoraux velus, Carl s’est contenté de grogner un ouais bien grave, histoire de montrer aux trois beaux gars qu’il
n’était pas une gonzesse. Sa réponse a d’ailleurs eu l’air de d’abord
surprendre les machos. Puis de sacrément les exciter ensuite…. Sans prêter
attention aux larves nues qui s’approchent en rampant sur le sol trempé d’urine
et de sueur, ils ricanent et se dandinent, l’œil brillant pendant que Carl
pousse les hanches en avant pour montrer sa grosse pine bien raide.
Faut savoir
aussi tenter le chaland, parfois… Carl a le cœur battant : lequel des
trois va s’agenouiller pour le pomper ? Le chef se place derrière lui et
se colle contre son dos : sans doute pour lui bouffer la rondelle… Avec sa
barbe courte et ses lèvres sensuelles, ça risque d’être pas mal… Rien de tel
que se faire brouter le fion pendant qu’on vous suce le dard à fond de gorge de
l’autre côté. Le troisième pourra toujours lui bouffer les burnes… Carl se
cambre et tend ses fesses luisantes de sueur à la langue qui doit venir lécher
sa raie et titiller son trou. Puis il fronce les sourcils, surpris autant
qu’impatient : le gars dans son dos met bien du temps à s’accroupir...
La suite est
allée très vite : une vigoureuse clef au bras puis un cliquetis. Les trois
hommes se sont jetés sur Carl sans prévenir. De grosses pognes se plaquent sur
son torse, sur son cul, sur sa nuque. Les mains menottées par des bracelets de
cuir, Carl n’a rien pu faire ! Un des balaises l’attrape par les tétons,
pinçant ses nibards comme s’il voulait les lui arracher, l’autre lui maintient
les bras et le troisième derrière lui a écarté ses fesses musclées en les
ouvrant comme un fruit. Puis il a enfoncé d’un coup un pouce brutal dans son
anus serré qu’heureusement la sueur lubrifie un peu !
Carl hoquette
en essayant de reprendre son souffle après sa tentative de révolte. Le coup de
genoux dans les testicules l’a littéralement coupé en deux en le faisant chuter
sur le sol visqueux. Il sent qu’on le retourne sur le dos et qu’on s’empare de
ses deux jambes houssées de cuir ! Ses lourdes bottes ont volé avec un
flop ridicule. Ses chaussettes humides lui sont arrachées et en ricanant ses
agresseurs les balancent aux mecs qui font cercle comme on jette des épluchures
à des porcs. Puisque t’es là pour ça, on
va te dresser, mon gars ! Comme Carl beugle, une cravache est venue
fouetter l’air avant de s’abattre sauvagement sur la plante de ses pieds
nus ! Sur les talons, puis sur les orteils ! Un pied, puis l’autre,
puis les deux à la fois ! Jusqu’à ce que Carl supplie en se tordant comme
un poisson hors de l’eau et en tirant sur ses menottes. Un supplice oriental… Midnight express ! C’est une des
scènes de Midnight express que Carl
revoit confusément en hurlant d’une voix de plus en plus stridente. Les images
du film lui reviennent en mémoire. Après avoir puni le héros en lui cravachant
les pieds, le gros turc s’était approché et lui avait écarté les jambes… La
suite était suggérée, mais ce n’est pas le cas pour Carl. Le chef s’est
agenouillé entre ses cuisses ouvertes solidement maintenues par les deux
sbires. Carl sent un truc qui pousse entre ses fesses, cherche son anus. Mais
ce n’est plus un doigt, cette fois ! C’est sans préparation et à sec qu’un
sexe encapuchonné s’enfonce d’un coup dans son cul serré ! Un flacon de
poppers se plaque sous son nez et à la douleur brûlante succède une étrange éclipse
qui ouvre d’un coup sa rondelle. Carl a beau se tordre en tout sens en
couinant, la bite l’investit jusqu’à la garde ! Sans préparation ! Et
comme il continue à hurler et à implorer, une masse chaude et velue, moite et
puant la transpiration vient se plaquer sur son visage : pour le faire
taire : un des salauds s’est assis sur sa gueule ! Une lope n’a pas à parler…
Carl sent le
sol poisseux sous ses pieds nus, brûlants et douloureux. Il a du mal à avancer.
Les trois types le poussent sans ménagement devant eux et quand une porte de
métal s’ouvre au fond du couloir étroit, Carl est terrifié. C’est quoi
ça ? Il ressemble à un éperon de galère hérissé de pointes et d’anneaux
qui lui font comme des ex votos : un énorme phallus rouge se dresse à deux
mètres du sol dans une sorte de rotonde peinte en noir ! Carl ne sait même
pas comment il s’est retrouvé suspendu par les poignets à ce chibre écarlate. Comme
dans un mystère antique, c’est un dieu viril que les trois mecs en noir servent
à la façon de vestales lubriques. Carl est une victime offerte en sacrifice à
ce Priape de bois peint…
Ses pieds sont croisés. Carl entend soudain
un bruit métallique et pousse un hurlement. Ses deux gros orteils emprisonnés
dans des minuscules menottes maintiennent la position qui les paralysent et les
torturent au moindre geste. Un des balaises approche une bougie allumée et Carl
se tortille en beuglant pendant que la cire brûlante coule sur les zones les
plus sensibles de son corps. Bandante,
cette salope ! Et drôlement résistante ! Le chef des
tortionnaires a grogné de satisfaction en contemplant la bougie fichée entre
les orteils de Carl. Les chandelles allumées un peu partout répandent leur cire
sur tout son corps et transforment le beau gars sanglé dans son harnais en
lustre sauvage. Un lustre très décoratif : noir de cuir et blanc de cire.
Mais aussi un peu bruyant…
Libérez-moi, bande de malades ! Sales pédés ! Enculés ! Les
trois sadiques ont presque applaudi aux ridicules injures de leur
victime : c’est clair que ça change des masos habituels ! Mais il
faut quand même respecter la règle et dresser Carl, puisqu’il joue le jeu de
l’esclave récalcitrant. Le matage commence donc. Bien hard afin de bien faire
grimper au plafond le beau mec attaché. Leur proie a mis la barre très haut. La
cire n’a pas suffi manifestement. Il faut se montrer à la hauteur d’une
rébellion aussi convaincante. Ce serait également dommage de saloper le travail
sur une aussi belle salope, de le bâcler…. La cravache s’abat et cingle toutes
les zones de sa peau que les chaps et le harnais de Carl découvrent. Puis elle
se concentre sur le bas des reins à l’air libre. Le cul somptueux de Carl
devient rouge et se couvre de zébrures de plus en plus profondes. Comme un
étalon rétif que l’on dompte, la cravache s’abat en sifflant et Carl supplie,
hurle, gémit, sans se calmer pour autant. Mais il réalise bien vite que ses
imprécations et ses cris ne font que chauffer encore davantage les trois
bourreaux. Comme dans tous les dressages SM, il y a un mot magique qui doit
arrêter le jeu, mais ce n’est ni « stop », ni
« pitié » ! Ni rien de tout ce que Carl essaie de trouver !
Les trois types haussent les épaules : leur camarade de jeu sort des mots
sans suites. Un drôle de délire. Le beau mâle imprudent s’est aventuré trop
loin sans connaître les règles. Tant qu’il ne donnera pas le mot de passe, le
jeu continuera. Et il a sacrément continué !
Bien que shooté
au poppers, Carl bandait quand même et la cage de métal était presque trop
petite pour contenir son érection. Mais une fois refermée et verrouillée par un
cadenas, les minuscules pointes acérées faisaient de sa trique une véritable
torture ! Et ce sont ses deux trous de mec qu’utilisaient les trois
démons ! Ils se succédaient sans fin pour lui bourrer la gueule et le cul,
debout sur deux tabourets d’usine en métal rouillé équipés de roulettes. Et
quand l’un avait joui, c’était le suivant qui prenait la relève en montant
lentement les marches métalliques. Jusqu’à ce qu’il y ait ces deux déclics dans
la tête de Carl… Comme si l’une des queues qui lui fouaillait le ventre avait
appuyé sur un interrupteur caché tout en lui chahutant la prostate…
D’abord ce
bruit sec qui résonne : un vrai interrupteur pour le coup. Et ensuite cet
éclair aveuglant. De gros projecteurs qui font un grand cercle de lumière et
laissent dans l’ombre les faces grimaçantes des spectateurs… Carl a pourtant eu
le temps de les reconnaître ! Le petit Elu tatoué, la crevette en blouson
à tête de mort, l’ado boutonneux et son uniforme de SS, Nadine, le balaise au
slip de métal, les gros, les moches, les grands ou les petits, en costume banal
ou décorés de cuirs : tous font cercle en se branlant pour contempler Carl
sailli à la chaîne… Quand les trois mâles ont été calmés, Carl a alors réalisé
que ce n’était qu’un début. Des mecs entraient dans la lumière en exhibant
leurs pines raides. Ils glissaient des billets dans son harnais et venaient ensuite
utiliser Carl à leur guise en faisant la queue sur les échelles de métal… En
faisant la queue à tous les sens du terme, d’ailleurs… Une pute ou un simple
objet sexuel livré à des étalons en chaleur ! Seul le sexe de Carl enfermé
dans la cage de métal et ses couilles torturées par un cockring de cuir clouté
étaient indisponibles. Le contraire de d’habitude ! Mais par contre tout
le reste de son corps était livré à ses acheteurs…
Et Carl a
hurlé. Hurlé de plaisir en fait. Pendant que des queues de toutes les tailles,
de tous les diamètres, percées de prince Albert ou tatouées, circoncises ou
arborant des prépuces pendants, fines ou larges, puantes ou fleurant le savon
s’enfonçaient entre ses lèvres pour aller ensuite se branler dans son rectum.
Et quand c’était l’inverse et qu’elles quittaient son cul pour s’essuyer sur
ses lèvres, Carl gémissait de honte et d’excitation mêlées, le visage
barbouillé de foutre gluant… A un seul moment, Carl a repri ses esprits :
quand un beau type monté comme un âne a été chassé du cercle, rejeté parce
qu’il n’avait pas fourni l’analyse qui prouvait qu’il n’était pas plombé !
En réalisant que les trois maîtres de l’orgie surveillaient attentivement sa
sécurité, Carl a senti le dernier verrou de ses réticences sauter d’un
coup !
Une chienne.
Carl est une chienne. C’est d’ailleurs ce qu’il hurle quand sa bouche n’est pas
occupée à sucer goulûment tout ce qu’on lui présente : des pines, des
doigts, des langues, des tétons, des aisselles trempées ! Tout ce qu’on
daigne lui donner à lécher… Et sa langue darde comme si elle remplaçait son
sexe prisonnier pour venir s’enfoncer dans des anus poisseux que Carl vient
ensuite renifler avec l’empressement d’un chien bien docile ! Ses tétons eux
aussi sont devenus des pines en réduction, pompés, triturés, bouffés à pleines
dents, jusqu’à tripler de longueur et à devenir deux flèches de souffrance
enfoncées dans son torse comme dans celui d’un Saint Sébastien moderne !
Torturé par ces deux pointes de feu, Carl ne sent même plus la douleur de ses
pieds menottés et de ses poignets enchaînés. Des mains et des lèvres caressent
son corps et il ferme les yeux en grognant de faim ! Encore ! J’en veux encore ! Puis il change de
disque : une pute, je suis une pute…
Carl sent qu’on
lui fout sa casquette sur le crâne et il ouvre les yeux que la lumière violente
aveugle. Carl gémit : où sont-ils passés ? Il aperçoit encore des
silhouettes autour de lui dans l’ombre et entend un bruit de pas au dessus de
sa tête… Quelques gouttes d’un liquide brûlant viennent s’écraser sur ses
épaules ankylosées. Le sexe de bois auquel il est agrippé est percé d’une
ouverture au niveau du méat. Un tuyau conduit à un entonnoir boulonné à une
petite galerie qui court en hauteur et Carl y découvre les trois salopards le
sexe à l’air, uniquement vêtus de leurs bottes. Ils se marrent dans la lumière
et Carl entend soudain un murmure enthousiaste venu du public. Le jet puant et
doré est d’abord plutôt faible avant de devenir un véritable flot ininterrompu
qui explose sur la tête du grand mec suspendu en dessous, ruisselle sur son
corps et pénètre même entre ses lèvres ! Une douche à la pisse ! Qui
inonde sa belle tenue de cuir et la souille ! Et le pire est que ça fait
grimper l’excitation de Carl en flèche ! Carl sent une bouteille de
poppers se plaquer sur ses narines et tandis qu’une fleur noire éclot dans son
cerveau, il penche la tête en arrière en faisant chuter sa casquette. La bouche
grande ouverte et la langue sortie, il avale goulûment l’urine chaude. Et il
tend instinctivement le cul en arrière quand la cravache vient s’enfoncer
lentement dans son anus explosé ! Puis Carl pousse un long râle animal et
tandis que la pluie dorée continue à couler sur lui, il pisse à son tour
pendant que des voix dans la pénombre l’encouragent ! C’est vrai que c’est une pute, grogne Nadine, le balaise. Le musclé
soupire tristement et frotte son bracelet de métal chromé que la vapeur salie :
comme quoi faut se méfier des apparences…
Difficile de savoir s’il s’agissait d’une bouche ou d’une main… Carl a les
yeux fermés et sent confusément qu’on libère son sexe en feu à force de
triquer. On le branle avec art et Carl s’entend couiner à nouveau. Je suis qu’un trou ! Un bout de bidoche
bon à recycler la pisse ! Il se tait pour écouter les insultes qui le
flagellent et quand la jouissance vient enfin, Carl a l’impression que c’est
son corps entier qui explose en faisant jaillir de la lave en fusion dans
toutes ses veines !
Le poppers et
la fatigue l’ont saoulé et quand l’excitation retombe, Carl a l’impression de
flotter dans une sorte de brouillard. Les yeux fermés, il reconnaît le ton
rauque du chef de ses bourreaux : j’ai
jamais vu une salope pareille… Au début, il était franchement pas coopératif… Dis
Sammy, t’es sûr que tu lui avais bien expliqué le deal ? La voix qui
répond est plus juvénile et surtout un peu hésitante : ben tu vois bien que c’est ce qu’il voulait.
Il a juté des litres de foutre ! La suite est ensuite devenue
brumeuse… C’est donc lui Sammy… Le petit mec au crâne rasé et au corps tatoué
est debout devant Carl roulé en boule sur le sol d’un couloir. Le petit jeune a
les bras croisés et il contemple le beau mec tout nu avec un sourire
sadique : je crois que t’as eu tort de pas m’écouter tout à
l’heure… J’ai essayé de te prévenir, mais tu ne m’as pas écouté… Aujourd’hui,
le mot de passe était « fleur bleue ». Une idée de Max : marrant non ? C’est con que t’aies pas
trouvé… Carl regarde le joli gars s’éloigner et admire une dernière fois le
petit cul pommelé qui roule. Sammy est toujours pieds nus et ne s’est pas
rhabillé. Il lui a obéi : c’est une petite consolation… Par contre son
corps est tellement sale que ses tatouages sont presque invisibles sous la
crasse qui les recouvre. Sale comme un démon sortant de sa chaudière…
Carl se relève
péniblement et il a eu du mal à retrouver la sortie dans le dédale de corridors
maintenant vides… Et plus encore à rentrer chez lui après avoir récupéré son
vestiaire. Il est tard dans la nuit maintenant et la fraîcheur de la rue est
une vraie souffrance… Carl claque des dents, collé sous un lampadaire. On peut
comprendre les chauffeurs de taxi qui ne s’arrêtent pas : un type sans
chaussures drapé dans un grand manteau n’est pas le genre de client qui
rassure. Le black musclé qui a accepté de le prendre après dix tentatives
infructueuses ne cessait de fixer Carl dans son rétroviseur et il reniflait
bruyamment. Avant d’ouvrir toutes les fenêtres de sa voiture en grand…
+++
Carl referme la
porte derrière les déménageurs et retourne en claudiquant dans son salon. En
temps normal, des baraqués chez lui l’auraient émoustillé, mais Carl n’a plus
vraiment le cœur à la baise. Son tout nouveau sofa trône, franchement déplacé
dans le décor de métal et de verre de son appartement high teck. Avec son veau
glacé et ses arrêtes vives l’ancien canapé noir convenait mieux, c’est clair,
mais Carl ne supporte plus le cuir. Une véritable allergie. Le gros trois
places aux couleurs douces a l’air tellement plus confortable. Les deux
coussins de l’assise sont larges et fessus comme une croupe de femme, des
formes molles où se blottir ; les accotoirs ronds et flasques ont l’air
d’une paire de seins de nourrice avec leurs deux boutons roses…
Carl sent
justement une brûlure au niveau de sa poitrine. Il écarte les pans de son nouveau
peignoir qui empeste le produit adoucissant. Une horreur lui aussi, ce peignoir
pastel, mais si moelleux et si enveloppant. Les tétons de Carl sont emmaillotés
et toujours douloureux. Autant que ses orteils en poupées et ses couilles
recouvertes de bandages. Carl grimace et laisse tomber son vêtement au sol pour
regarder dans la grande glace les bleus qui couvrent son corps… La vache :
il a sacrément morflé. Puis Carl décide de tester son nouveau canapé et se
laisse lourdement tomber au milieu des coussins douillets. Et c’est là qu’il
pousse un hurlement de douleur en se relevant d’un coup et en trépignant sur
place jusqu’à ce que la brûlure se calme. Son cul si rond et si ferme, objet de
sa fierté et résultat d’heures de musculation savante est toujours violacé et
tuméfié : Carl avait oublié à quel point le cuir de ses fesses avait été
tanné…
Gotikus,
juillet 2007
FIN
C
comme Cuir

Cellule,
Cachot, Captif, Casquette, Chaps, Cockring, Ceinture de chasteté, Cage,
Couilles, Correction, Cravache, Cingler, Cul, Cuisses, Claquement, Cris,
Copulation, Coït, Circoncis
Un plan Week End à Deux
Un plan WE à deux ?Par Sébastien
Vendredi soir
Lorsque nous nous retrouvâmes sur le quai de cette gare de province qui m’était inconnue, seuls, à 22H51, moi et ce jeune beur qui avait voyagé assis à mes coté alors que le TER poursuivait son chemin, je doutais, une fois de plus, d’avoir fait un choix des plus pertinent.
Tout avait commencé sur Internet, un mois plus tôt à peu près. Je discutais sur un chat gay hard avec des amis quand le profil d’un mek de 28 ans, FRED, dominateur, 1mètre 90, 83 kg musclé, TBM, proposant de recevoir pour un week-end un jeune soumis entre 25 et 35 ans pour un plan prévu à l’avance par contrat, attira mon attention. Agé de 35 ans, 1mètre 92, pour 92 kilos, yeux bleus, châtain court, je correspondais semble-t-il au profil recherché. Je rentrais en contact avec lui, lui montrant toutes mes photos, et il me montra les siennes. Le mek était hyper mignon et hyper bandant. Lui disant qu’un week-end avec lui me conviendrait parfaitement, il me demanda mon adresse mail et m’envoya un questionnaire pré-rempli qu’il me demanda de compléter. Cette pratique qui engage les deux parties me rassura totalement. Excité, ne voulant pas manqué un plan avec un mek comme lui, sur un week-end entier, en province, je remplissais le questionnaire en adaptant mes réponses aux recherches du mek, telles qu’elles étaient formulées sur son profil. Le meilleur moyen de ne pas faire de plan est de rester figé sur ses propres trips. Et une fois qu’un domi vous a dit non, il est très rare qu’il se dédise. Le questionnaire demandait les trips pratiqués, ceux que l’on aimerait faire, ceux que l’on pourrait éventuellement acceptés et ceux dont on ne voulait pas. Je ne pris pas longtemps pour indiquer que je cherchais un plan Safe mais que je pouvais sucer sans préservatif si confiance, que je me faisais prendre, que j’embrassais. Aimant les plans bondage, j’acceptais cette pratique et toutes dominations liées à ce genre de trips, certaine d’emblé, d’autre avec réserves, mais n’en refusais aucune. Je refusais le fist, les plans scato, sang, et crade. Aucune de ces pratiques n’étaient dans ses recherches : ouf ! J’eu plus de mal avec l’uro, il semblait y attacher de l’importance, alors je choisis de les accepter éventuellement. Cherchant l’un comme l’autre des plans touze, j’optais également pour ce trip même si je doutais qu’il me partage pendant ce week-end. La liste des pratiques étant très importante, je ne les reproduis pas toutes ici. J’en acceptais beaucoup, convaincu qu’il serait toujours temps plus tard d’en régler les détails. Je reçus sa réponse par mail trois jours plus tard. Il m’envoyait un billet par la poste. J’étais libre de venir ou pas, mais si je venais, je devais accepter d’emblé tout ce que je n’avais pas refusé. Sur le coup, je rigolais pour moi-même. Je l’envoyais virtuellement promener. Je ne répondis donc pas à son mail. Je reçu son courrier quelques jours plus tard, lequel contenait un billet de train, à un mois de cela en juin, arrivé le vendredi soir à 22H51 et l’heure de départ pour le retour le dimanche soir à 21H12. Le message d’accompagnement m’informait qu’il était inutile que je prenne quelques vêtements que ce soit en dehors de ceux que je porterais sur moi. Je devais au préalable répondre à son dernier mail avec un bon pour accord. Là encore je décidais de ne rien faire et alors que je le trouvais tous les jours connecté en même temps que moi, ni l’un ni l’autre ne cherchâmes à entrer en contact l’un avec l’autre.
Deux semaines avant la date, je me fâchais avec ma famille sur un anniversaire où je ne souhaitais pas me rendre et arguais que j’avais autre chose de prévu. Un de mes frères, insinua que je mentais. Je lui montrais les billets de trains que je n’avais pas jeté pour quelque obscure raison, et, le soir même, j’envoyais mon accord. Je restais indécis jusqu’à mon départ. J’attendis sur le quai la sonnerie du train pour y monter, allais m’asseoir à la place réservée, résigné à ce plan dont j’appréhendais le déroulement.
*
Vendredi soir
Un jeune homme de 26 ans environ, Safir, était assis sur le siège à coté du mien. Ce fut moi qui ayant besoin de jeter un emballage, établis la discussion :
« Puis-je ? » lui demandais-je en désignant la poubelle.
« Bien sur ! » Il ouvrit le couvercle et en me penchant je sentis la chaleur de son corps. Il du remarquer mon trouble car il me sourit et se présenta.
« Seb » lui répondis-je en rougissant sans parvenir à détacher mon regard du sien.
Plus petit que moi de vingt bons centimètres, brun court, Yeux vert, mignon et de visage volontaire, il m’indiqua qu’il était de père algérien, de mère française et vivait en banlieue nord de Paris. Il allait passé un week-end en province et cette similitude fit que je lui racontais plein de chose sur moi sans en apprendre beaucoup sur lui. A un moment, il finit quand même par me dire qu’il était gay et qu’il se demandait si je ne l’étais pas moi même, le tout dit avec franchise. J’hésitais une fraction de seconde et le confirmais dans ses soupçons. Avec une facilité déconcertante, il me fit parler de quelques-uns de mes plans, réussissant petit à petit, à me faire avoué quelques-unes de mes pratiques les plus hard, ce qui eut pour résultat de le choquer. Du moins est-ce l’impression que j’en eu. Le reste du trajet, assez court au demeurant vu que nous avions beaucoup parlé, fit que le train grande ligne arriva bientôt à la gare de transit, et prenant mon manteau, je lui dit au revoir avant que le train ne s’arrête. La correspondance étant de 15 minutes, je pris un café au bar de la gare, puis montais dans le train dans l’état d’esprit de celui qui, contredit par un égal dans la justesse de ses actes, en sort renforcé. Le TER était composé de trois voitures. Je montais sans réfléchir dans un wagon où se trouvaient quelques personnes. Au moment de m’asseoir, Safir surgit près de moi, m’informant que du wagon où il était, il m’avait vu monté et que surprit de voir que nous prenions le même train, il souhaitait que nous continuions le trajet dans le wagon où il était installé. Je l’y suivais. Nous y étions seul. J’avais accepté sans hésiter, et prenait lentement conscience de la versatilité de mes pensés à son encontre et de ce que cela dénotait en matière d’attachement à sa personne. Il me proposa la place fenêtre. S’étant assis à son tour, il commença par s’excuser de sa réaction dans l’autre train, posant sa main sur mon épaule. Déglutissant avec peine, alors que le train démarrait, je le laissais glisser sa main derrière ma nuque. Il ramena ma tête vers la sienne, nos lèvres se touchèrent et je laissais sa langue envahir ma bouche, bousculant ma langue, explorant mon palais sans concession. Le baiser dura plus longtemps que je ne le saurais dire. Les yeux fermés je me sentais complètement posséder par Safir. J’imagine que quiconque n’a connu pareille sensation ne peut la comprendre. Quand j’embrasse une personne qui me domine, quand il n’y a pas cette complicité que deux personnes peuvent avoir entre elle et qui font qu’un univers ai crée pour elles, sentiment que j’ai connu à mainte reprise, toujours le même, toujours différent, quand cet univers n’est pas créé faute d’une fusion de deux être en un créateur divin, quand je me laisse embrasser par un homme qui me domine, c’est son monde à lui que je découvre, et ce monde, selon la tendresse qu’il met dans son baiser, peut avoir la froideur d’un monde glacé, prélude d’une domination méthodique, mécanique, intéressante mais un peu ennuyeuse, ou la chaleur d’une fournaise, emporté, systématique, profonde, qui brûle et n’étanche pas, égoïste en un mot, ou la douceur d’une Terre, généreuse, capable de fraîcheur et de canicule, d’un vent léger ou d’une tempête, Atlantique et en même temps Pacifique, polaire, tempéré et aride en même temps. Safir en ce long baiser c’était cela. Embrassé de la sorte je ne m’appartenais plus. Nos lèvres se détachèrent, il me sourit et ricana deux ou trois secondes en un temps qui me blessa car en de pareilles occasions, je ne sais jamais y voir si c’est de mépris ou de contentement. Dégageant sa main, il darda sa langue hors de sa bouche m’invitant à venir vers lui, sa tête reposant droite sur son siège. Je dû me contorsionner pour pouvoir l’embrasser, position inconfortable s’il en est. Le baiser, là encore, dura un moment mais après avoir entendu une ceinture et une braguette s’ouvrir, je devinais une impatience qui se manifestais plus bas. Je décollais mes lèvres de celle de Safir le regardais dans une attitude soumise et béate alors que lui me souriait d’un regard satisfait puis, me caressant la nuque de sa main droite, il prit de la gauche son sexe un peu courbe et me dit d’une voix amusé :
« Allez salope ! Suce. Montre moi comment tu sais t-y prendre ! »
J’obtempérais, La main de Safir descendant en même temps que ma nuque. J’ouvrais ma bouche pour engloutir ce morceau que j’avais mal évalué et qui me remplit la bouche. J’aurais voulu arrêter de descendre, mais la main de Safir était intransigeante. Je suffoquais et il compris que je ne descendrais pas plus bas, du moins pas maintenant. Il me laissa reprendre une bouffé d’air et mes esprits, la main toujours sur la nuque, son sexe juste un ou deux centimètres en dessous de mes lèvres. D’un coup de langue sur son gland, je lui fis comprendre que j’étais prêt. Il me laissa continuer cette caresse… quelques coups de langue humide sur un billot brûlant. Puis d’une légère pression, il m’indiqua qu’il me laissait juge du rythme de la fellation. Quand à la profondeur, tous ceux qui on eu une relation sexuelle dans un moyen de transport sauront que l’on a peu de maîtrise en la matière. Il y a certains dominateurs qui, conscient de ce genre de choses, préfèrent laisser ceux qui leur sont soumis, rejeter sur un tiers la responsabilité de ce qui leur arrive et qu’ils acceptent malgré tout… parce qu’ils aiment ça ! Et j’aime cela ! Je ne vis pas grand-chose du voyage et fut surpris d’entendre l’annonce comme quoi j’arrivais à destination. Je cherchais à me relever mais Safir de sa main m’en empêchais, son sexe, bâillonnant mes protestations. Et ce n’est que lorsque le train commença à freiner que, se saisissant de ma nuque, il dirigea ma tête vers la sienne et me planta une pelle aussi brève que torride avant de me lancer :
« Dépêches-toi, je descend avec toi. »
Surpris, je le regardais saisir son sac et sortir du train. Je le suivi… et nous nous retrouvâmes sur le quai de la gare, moi et ce jeune beur qui avait voyagé assis à coté de moi, et je doutais, une fois de plus, d’avoir fait un choix des plus pertinent, tandis que le TER poursuivait son chemin.
*
Nuit de vendredi.
A cette heure là, la gare était déserte, nous cheminâmes en silence vers le parking, moi réfléchissant à toute vitesse, ouvrant régulièrement la bouche pour poser une question dont je cherchais la formulation, Safir sifflant un air que je ne connaissais pas mais qui avait des accents victorieux. Une fois que nous fûmes arrivés en dessous d’un réverbère qui jetait un cercle de lumière et nous enfermait dedans, il déclara, péremptoire :
« Il semblerais que ceux qui doivent venir nous chercher ne sont pas là. Il va falloir trouver un moyen d’occuper le temps. Et comme t’es un peu grand pour moi, mets toi a genoux. Allez bâtard ! » Puis voyant que je restais pétrifié : « Tu t’inquiète que celui que tu attends puisse te voir à genoux devant moi ? T’occupe ! Tu entendras le moteur et tu verras les phares, suffisamment longtemps avant pour te refaire une beauté ! Allez… m’oblige pas à te forcer ! Ok… c’est bien ! »
Une fois à ses genoux, il me plaqua la tête contre son jean et de l’autre ouvrit son fut, sortit son sexe et me l’enfourna direct aussi loin que je pu le prendre sans broncher. Il me pilonna ainsi un moment me disant qu’on ne viendrait peut être pas me chercher et que j’allais avoir du mal à me trouver un pieu… ce qui le fit rire. Il se dégagea m’indiquant que je devais rester à genoux, puis passant dans mon dos, il me retira à moitié mon blouson, ce qui repoussait mes bras en arrière et m’immobilisais. Je voulus me libérer mais d’une tape sur la joue, Safir me fit comprendre que j’avais intérêt à ne pas bouger. En chemise sous mon blouson, une nuit de juin, je ne peux pas dire que j’avais froid mais je frissonnais néanmoins. Ce beur qui quelques heures plus tôt semblait choquer par mes trips, m’imposait une domination pure, et en extérieure, chose que je n’avais jamais faite. Mais je n’avais guère de temps pour réfléchir. Déjà il revenait se planter devant moi, s’accroupissait, et déboutonnait ma chemise, la rejetant elle aussi en arrière, ne me laissant qu’un tee-shirt noir, un tank top que j’avais acheté pour l’occasion. A travers le tissu d’abord, puis passant ses mains dessous ensuite, il prit mes tétons entre ses doigts et les titillaient. Extrêmement sensible de ce coté là, mais adorant ça (du moins sur le moment), je jetais des ‘non !’ dont nous savions l’un comme l’autre qu’ils ne signifiaient rien. A un moment, je tentais de me soustraire un peu plus violement à cette torture et tombais à la renverse. Mes bras amortirent ma chute et de son coté, Safir saisit ma nuque au vol pour me la poser sur le goudron. Ne pouvant bouger, je continuais de dire ‘non !’ alors qu’il déboutonnait mon jeans et le repoussais aussi bas que mes genoux pliés en arrière le lui permettait. Ils retira alors mes pompes, mes chaussettes et m’en fourra une dans la bouche alors que je commençais à trouver que ça allait trop loin. Devenu muet, il était un peu tard pour protester. De la langue, j’essayais de pousser sur la chaussette quand me donnant un coup de pied dans les fesses, Safir m’imposa d’arrêter. Du pied toujours, il me fit rouler sur le ventre et finit de me retirer mon pantalon. Il baissa mon slip au niveau de mes genoux pour m’empêcher de bouger mes jambes. Le contact de mon sexe bandant sous l’excitation sur l’asphalte, me fit émettre un soupir étouffé par ma chaussette. Je vis Safir fouiller dans son sac et en sortir deux paires de menottes qu’il ne chercha pas à me dissimuler. Il se plaça dans mon dos me retirant mon blouson et ma chemise qu’il jeta à terre et me fixa la première paire aux poignets. Puis il fixa la deuxième paire à mes chevilles. Délicatement, il me tourna à nouveau sur le dos, mon slip toujours à mes genoux, soupesa mon sexe tendu en se marrant, me fit quelques caresses, ramassa mes affaires et les siennes et quitta le cercle de lumière.
Je tendis l’oreille pendant ce qui me paru des heures, seul, dans une gare, à poil, attaché, alors que cette attente ne dura probablement qu’une dizaine de minute. Je restais immobile n’osant même pas expulser la chaussette, profondément humilié mais espérant que Safir reviendrait, qu’il n’avait pas fait tout cela pour que je sois découvert au matin par les premiers voyageurs, où pire par un vieux contrôleur gay, lubrique et sentant la sueur et l’urine, ou encore que Fred n’arrive et me trouve ainsi, et me laisse là, pour n’avoir pas su résister au premier mek venu ! Mais Safir revint, sans mes affaires ni les siennes. Il me fit glisser à l’intérieur du cercle de lumière selon un certain angle, sortit son sexe, s’accroupit, un pied de chaque coté de mon bassin et entreprit de se branler en me branlant moi-même. Tandis que je balançais ma tête de tout coté montrant que ma jouissance était imminente, tant mon excitation était à son extrême. Mon coït fut précipité par deux phares qui s’allumèrent sur le parking et par deux portières qui s’ouvrirent alors que Safir, à grandes giclées jouissait sur moi… Il fut rejoint dans le cercle de lumière par deux mecs, dont celui qui m’avait envoyé le billet. Tous les morceaux du puzzle se mettaient en place… bien sur ! Safir n’étais pas mon voisin dans le train pour rien ! Celui-ci essuyait son sexe sur mon tee-shirt déjà maculé de son sperme et remonta mon slip. Les deux autres mecs le félicitèrent d’avoir passé l’épreuve lui permettant de gagner son week-end avec nous et je compris que cette épreuve consistait à leur offrir ce spectacle, c’est à dire à me soumettre dans ces conditions précises.
Fred tenait à la main une bouteille de champagne qu’il ouvrit en dirigeant le jet sur moi puis ils burent tout trois à tour de rôle, se racontant les détails de ma soumission, se marrant entre eux, alors que je restais, ma chaussette dans la bouche, humide de foutre, de sueur et de champagne, dubitatif sur mon sort, profondément humilié, au bord des larme et du soulagement, rassuré et effrayé en même temps.
Fred finit par venir vers moi avec un fond de champagne, me retira ma chaussette, me releva la tête pour faciliter l’absorption du liquide, me faisant trinquer à ma propre soumission et me déclara :
« T’inquiète, man, ceci n’était qu’un préliminaire pour tester notre nouvel ami Safir. Tu feras bientôt, très bientôt, plus ample connaissance avec moi et mon ami Stèph que tu vois là. Je suis content de toi ! Tu vas pouvoir te reposer un peu. » Puis s’adressant aux deux autres en jetant par terre ma chaussette :
Allez ! Portez-le à l’intérieur de la fourgonnette ! »
Aussitôt dit, Safir et Stèph me saisirent et me portèrent à l’arrière d’un utilitaire, sur un matelas apparemment prévu pour ça. Puis tous trois montèrent à l’avant, le véhicule démarra, achevant de m’amener dans la propriété de Fred.
*
Nuit de vendredi.
Lorsque le véhicule s’arrêta, je restais à l’intérieur, dans le noir alors que j’entendais les deux portières s’ouvrir puis se refermer ; divers bruits me firent penser à une porte de garage glissant sur le sol… une discussion étouffée, inintelligible mais traduisant un certain contentement, une porte qui claque, puis plus rien. Le silence et l’inconfort des menottes… Rien d’autre. Je m’endormis, épuisé, tentant de lutter contre la domination de Morphée, en vain.
*
Nuit de vendredi.
Je ne compris pas tout de suite que la porte arrière de la camionnette avait été ouverte. Mon réveil fut brutal mais en même temps, je mis un moment à comprendre ce qui m’arrivait. Il faisait noir. Aucune lumière. Pourtant, on me saisissait les pieds, on me traînait jusqu’à ce que d’autres mains se saisissent de mes épaules, on me transportait avec assurance, montant quelques marches, suivant un long couloir, passant une porte qu’on refermait, descendant un escalier probablement à vis, le tout sans lumière. Je compris que mes domis portaient des lunettes à infrarouge, version très sophistiquée du bandeau. Je ne disais mot sachant que cela ne pouvait que me desservir en pareille situation. L’escalier fit place à un autre couloir, du moins pensais-je qu’il s’agissait de cela, mais j’aurais aussi bien pu traverser une vaste salle. Nous franchîmes une nouvelle porte qui elle aussi fut fermée derrière nous. On me déposa alors à terre en position debout. Les deux paires de menottes m’empêchaient de conserver une position stable. On me les retira et je me retrouvais sur mes pieds entourer de trois meks qui me bousculait légèrement de telle sorte que déséquilibré vers l’un d’entre eux, celui-ci me rejetais vers un autre et ainsi de suite. Mes mains, par tâtonnement, me permirent de comprendre qu’ils avaient tout trois revêtu une combinaison de cuir tandis que je conservais mon tee-shirt et mon slip, lesquels avaient entre temps séchés. Il s’écartèrent brutalement et je tombais a terre déséquilibré. Le sol était dur. La voix de Fred m’intima de me relever, ce que je fis, maladroitement, comme saoul, faute de pouvoir voir. Fred se plaqua dans mon dos, je le reconnu à sa taille, les autres étant plus petits. Il me serra contre lui, ses bottes piétinant à moitié mes pieds, sa tête dans mon cou m’apprit qu’il avait dû retirer ses lunettes et qu’il était donc aveugle comme moi. Les deux autres semblaient spectateurs. Fred fit un pas en arrière, me retourna pour que je lui fasse face, chercha mes lèvres et m’embrassa. C’était très différent de Safir et en même temps tout pareil : une autre Terre plus ample, plus profonde. J’étais son satellite, je gravitais autour de lui tout en restant immobile. Serrer contre lui, dans ses bras vigoureux, je pris sa nuque de mes deux mains et tendrement, lui caressais la tête tandis que son baiser durait, s’intensifiait, j’étais un soleil qui brûlait de son ardeur, une étoile qui s’effondrait sur elle même. Ses mains courraient de mes fesses à mon dos passaient sous mes vêtements, caressaient ma nuque, ma tête, retournaient vers mes fesses qu’il malaxait doucement, ses lèvres s’écartait puis revenaient, sa langue telle une vague s’insinuait en moi me bousculait l’âme, se retirait tel le ressac me laissant dépouiller de mon être puis revenait, me fertilisait tel un fleuve laissant par sa salive un limon apportant la vie. Il finit par se détacher de moi. J’entendis les autre se rapprocher et je supposais qu’ils lui rendait la vue avec ses lunettes avant qu il ne prenne la parole :
« Bien mec ! Pour l’instant tu es conforme à tes engagements. Tu es venu, malgré beaucoup d’incertitude, tu as joué le jeu et tu t’es montré à la hauteur, même si le plan proprement dit n’a pas encore commencé. Mais de toute façon, tu t’es engagé à te soumettre entièrement et la suite ne dépend pas de ton bon vouloir, bâtard ! Quoi qu’il en soit, j’aime remercier un esclave quand il s’en montre digne. Je te laisse choisir une chose dans tout ce que tu n’as pas fait comme trip et que tu t’es engagé à faire, une chose que tu peux retirer et qu’on ne te fera pas ! Choisis vite ! »
« L’uro ! … Maître » J’entendis des cris de protestations autour de moi.
« L’uro ? C’est vaste ! Admettons que tu ne boive pas… ça te conviendrais ?... Vite ! »
« Oui maître, ça me convient. » J’en menais pas large, j’essayais de ne pas montrer mon exultation d’éviter ce trip que j’avais toujours réussit à ne pas faire tout en rencontrant des mek aussi beau que Fred, viscéralement attaché à ce genre de plaisir.
« Bien il va falloir trouver une compensation… »
« Maître… s’il vous plait… vous n’aviez pas parlé de compensation… Maître… »
« … Tu m’emmerdes ! Ok pas de compensation, mais tu viens de nous retirer à tous trois un de nos plus profonds plaisirs. Je t’encourage vivement à nous apporter satisfaction tout le long du plan ou je pourrais revenir sur ma générosité. C’est bon on passe à la suite. »
Je serais incapable de dire avec assurance qui fit quoi par la suite et je ne dirais ici un nom que lorsque celui-ci semblait ne pas faire de doute.
Le requiem qui retentit dans la pièce me confirma que celle-ci était fort vaste.
On commença par me fixer des bracelets en cuir tandis que j’entendais une chaîne qu’on traînait. Je compris au moment où l’on me fixait les bracelets à une chaîne en hauteur que celle-ci devait être fixé à des rails situés au plafond. Puis on me fixa des bracelets de cheville qui furent semble t il fixé à des anneaux de sol, jouant le rôle d’écarteur. Je reconnu Safir quand il s’approcha de moi et qu’il régla la chaîne de telle sorte que sa tête se trouvait à hauteur de la mienne consécutivement à l’écartement de mes pieds et au fait que la chaîne m’obligeais à tenir une position entre mes bras tirés en hauteur et mes genoux ployant dans cette inconfortable position. Puis on me fixa un harnais de tête, me laissant la bouche accessible mais me masquant les yeux. Peu de temps après, je sentis l’odeur de plusieurs bougie et à travers mon bandeau je devinais que des ombres venaient dessiner nos corps sur le sol et les murs de cette cave.
Je sentis subitement la froideur caractéristique d’une lame se poser sur ma joue et je frémissais sous ce contact. Je sentis qu’on tirait sur mon tee-shirt et entendit le déchirement du tissus et le plat de la lame posé sur l’un de mes tétons. La même opération se répéta sur le second, et je poussais un petit cri, gagné par l’excitation, la frustration de perdre ce vêtement, la peur également, peur qui redoubla quand je sentis qu’on tirais sur mon slip et que quelques poils se retrouvait coupées en même temps qu’un bout de tissus. Celui qui s’occupait de moi s’éloigna et un autre vint tirer sur mes couilles afin de les extraire de mon slip, par le trou ainsi créé. Je croyais le couteau parti quand la partie de mon slip correspondant à la raie de mon postérieur s’ouvrit dans un déchirement sinistre. Je gémissais à essayer de trouver une position stable que ni la chaîne, ni l’écartement de mes jambes, ni les ravages du couteau ne me permettait de trouver. Deux langues se posèrent alors sur mes tétons et entreprirent de me faire pousser quelques cris, tant je suis sensible de ce coté. Et c’est une chose extraordinaire que les domis entre les mains desquels je passe, sont toujours très intéressés de ses bruits et de ses plaintes mais dans le même temps attendent un stop que je repousse le plus loin possible désireux que je suis de leur plaire, tandis qu’eux attendent que je leur demande grâce.
Le troisième mec, agenouillé ou accroupi derrière moi, s’occupait lui de jouer avec mes testicules tout en aventurant quelques doigts à travers mon slip par le trou situé près de mon anus. C’est ce dernier trou qui fut le premier agrandit, alors que je poussais un cri. Une main entière se glissa sous le slip en lambeau et se plaqua contre mes fesses explorant le vallon, cherchant la cavité… Puis, tout le devant de mon tee-shirt explosa en lambeau tandis que je sentais mes seins se gonfler plus encore. Des dents vinrent me les mordiller provoquant une succession de « non ! » et une tentative forcément vaine de me libérer de mes chaînes, un nouveau craquement et une vive douleur au niveaux de mes boules m’appris que mon slip était maintenant ouvert par le dessous. Je gémissais, ne pouvant plus parler et commençais à pleurnicher tandis que des dents effilées continuaient de vouloir me téter. Cela cessa enfin, mais mes cris repartirent de plus belle quand mes restes de vêtement furent définitivement réduits en lambeau et que le résidu fut tranché à coup de couteau. Les meks s’éloignèrent à nouveau et seul Safir revint, me prit la nuque de ses deux mains, posa ses lèvres sur les miennes, les écarta de sa langue, et me fouailla avec, en terrain conquis. Je me calmais à nouveaux après ce stress, rapetissant à vue d’œil, devenant si petit que mes chaînes en tombant risquaient de m’écraser ; Bien sûr, il n’en était rien : j’étais toujours attaché et loin de me libérer, ce baiser m’enchaînais plus encore. Mais Safir prenait son temps, de son genou il pressait délicatement mon sexe, pas pour me faire mal, juste pour une caresse empreinte de domination, le pouvoir de faire le bien quand l’autre en face ne peut que subir… Il conserva une main sur ma nuque, sans interrompre l’ouragan qui asséchait mon palais et entreprit de pincer doucement un de mes tétons, puis l’autre, lesquels rendus plus sensible par les dents de mes domis réagissaient plus rapidement sous la caresse. Je gémissais de plaisir.
Mais tout a une fin et Safir s’écarta. Un des deux autres posa sa main droite sur ma joue à dextre, la tapota, augmentant le rythme et la force, et sans que je m’y attende mes deux fesses reçurent deux très fortes claques. Je criais et sanglotais sous les coups me balançant dans mes chaînes. Mes trois domis se pressèrent contre moi, me caressant, n’oubliant aucune partie sensible de mon corps, se déplaçant en tournant autour de moi. Des lèvres que je ne connaissais pas se posèrent sur les miennes. Steph resta ainsi, sans insinuer sa langue. Hésitante, la mienne tenta de pénétrer son intimité Mais aussitôt il décolla ses lèvres et me pinça les deux tétons. Puis les trois meks s’écartèrent, une main me tapota la joue tandis que me contorsionnant je criais des « non ! » et je reçu la même fessées qui me laissa tout tremblant et pleurnichant… Mais déjà mes trois domis se pressaient à nouveau contre moi, me caressant, n’oubliant toujours aucune partie sensible de mon corps, des doigts entraient et sortaient de mon cul tandis que je reprenais une respiration moins sporadique mais tout aussi plaintive. Se déplaçant en tournant autour de moi ce fut Fred qui posa ses lèvres sur les miennes, les retira aussitôt pour me tapoter la joue… et tandis que je m’apprêtais à subir de nouvelles claques … tous s’écartèrent…
Je les entendis ouvrir des bières, s’embrasser, rigoler…
Je me reposais pendant ce temps, reprenant mon souffle, me préparant à la suite. Qui arriva. La pause ne dura que quelques minutes. J’entendis que l’on posait un meuble derrière moi. En même temps je sentis que l’on me lubrifiait le cul, suavement, m’arrachant quelques soupirs. Toujours attaché par les pieds on me détacha les poignets, quatre bras me soutenant pour que je ne tombe pas, tandis que le meuble était semble-t-il poussé vers moi. Alors qu’on me guidait pour m’asseoir dessus, je me doutais que j’allais me prendre un plug. Celui-ci était souple mais solidaire de ce meuble qui comprenait un siège dorsal légèrement incliné. On m’attacha les poignets de chaque coté de telle sorte que je ne pouvais plus bouger du tout. Stéph vint s’assoire sur moi et m’embrassa. Il n’était pas aussi doué que les deux autres : il était plutôt de style fournaise, il embrassait plus pour son plaisir seul que pour le notre. Il réprimait toute initiative de ma langue d’une tape sur la joue. Il conduisait la danse et la conduisait bien. Point.
Il se releva en triturant mes seins alors que j’entendais le bruit d’un petit moteur…. Une tondeuse ! On commençait à me tondre les poils ! J’ouvris la bouche pour protester mais me souvenant que j’avais accepté cela éventuellement, je ne pus que me résigner. Les aisselles, le torse, le pubis, le devant des jambes, le sexe… tout y passa de ce coté-ci. La caresse qui suivit, à 6 mains, fut un pur moment de bonheur. L’absence de poil renforçait certaine zones érogène… c’était divin !
De nouvelles choses furent déplacées et on me détacha les poignets. Deux des meks m’empoignèrent, me relevant de dessus le plug qui quitta mes fesses avec un léger bruit tandis qu’un râle s’échappait de mes lèvres, et ils me firent basculer vers l’avant sur un matelas poser à même le sol. Mes poignets furent attachés à d’autres anneaux de sol, les bras écartés mais avec plus de liberté de mouvement. La tondeuse se remit en route et bientôt il ne me resta plus aucun poil. Un souffle d’air passa sur mon anus et me fit frissonner. Une nouvelle caresse me fit découvrir les nouvelles sensations de mon corps.
On me détacha alors les mains et les pieds puis on me passa des menottes aux poignets. Toujours aveuglé par le harnais de tête on me guida vers une nouvelle destination sans pour autant franchir de porte. Mes pieds nus détectèrent que le sol, en pavé de hauteurs différentes, probablement anciens, cédait la place à du carrelage nettement plus lisse et plus récent. On me fit tourner sur moi même et je sentis dans mon dos le même revêtement sur le mur. On me fit me mettre à genoux, mes menottes furent fixées à un anneau qui mettait mes poignets très légèrement au dessus de ma tête ce qui m’empêchais totalement de pouvoir me relever. Puis on me retira mon harnais. Le temps que je cligne des yeux et que ma vue s’accommode je découvrais mes trois gaillards, debout devant moi, sexes à l’air et Fred qui me disait :
« Bien boy ! Tu as donc gagné le droit de fermer la bouche, et je te recommande de fermer aussi les yeux. »
Comprenant très bien de quoi il retournait, je fermais les yeux aussitôt alors que plusieurs flots d’urine me percutaient et s’écoulaient le long de mon corps. Du liquide chaud, à l’odeur entêtante, persistante, envahissante. Des jets croisés allant et venant sur différentes parties de mon corps, sur mon sexe, mon visage, mes cheveux, mon torse, mes mains. Il est une chose de recevoir un jet. Il en est une autre quand plusieurs volontés s’acharnent à vous empêcher d’en pouvoir anticiper les trajectoires…
Malgré qu’ils aient probablement beaucoup bu, l’averse cessa et le déluge commença. Entrouvrant les yeux je vis Fred prendre un tuyau posé sur le sol et Stéph ouvrir un robinet. Bien qu’ils aient prévu un jet d’eau tiède, l’eau présente dans le tube de caoutchouc était froide et je poussais un cri. Stéph, pendant ce temps, retirait ses vêtements de cuir. Bientôt nu, je trouvais sa musculature impressionnante. J’eu l’intuition qu’il s’agissait d’un homme habitué au travail de la terre, ce en quoi je ne me trompais pas. Présentement, du haut de ses 1m80 à peu près, avec ses cheveux blonds coupés court, ses yeux noirs, il me scrutait en s’approchant de moi tout en protégeant son sexe de l’eau qui commençait à lui couler dessus. Il s’agenouilla devant moi et me présenta son sexe à sucer. Celui-ci était encore empreint de son urine et je compris pourquoi il l’avait ainsi protégé. Une petite vengeance pour me punir de ne pas avoir voulu ingérer leur pisse. Tandis que je nettoyais son sexe, il me retira les menottes à l’aide de la clé dont il s’était muni avant de venir me rejoindre et me fit me lever. Il prit du savon et m’en enduisit le corps totalement avant de passer au sien. Pendant ce temps, Fred dirigeait le jet de telle sorte à envoyer les flaques d’urine vers une grille d’évacuation. Stéph m’empoigna alors de manière virile, nos corps glissant l’un sur l’autre. Il s’agissait à coup sur d’une caresse mais également d’une domination pure. Les deux sensations se mélangeaient dans mon esprit. Puis Fred dirigea le jet vers nous et nous finîmes de nous nettoyer. Fred ayant arrêté le jet, Safir lança une serviette à Steph qui s’essuya avant de l’utiliser pour me frotter vigoureusement. Je me faisais l’impression d’un jeune chiot. Pas d’un chien non j’ai toujours détesté cette idée de plan à mes yeux dégradant. Pour moi un soumis reste un homme et les types de relations que je recherche, et dont ce plan était l’expression, restent des jeux. Steph rejoignit les autres et remit son fut et son gilet en cuir, ses bracelets de force et sa casquette en cuir, en un mot se rhabillait tel que les deux autres étaient sapé. Je ne pouvais les détailler que maintenant puisque jusque-là je ne pouvais rien voir.
Fred prit la parole :
« Bon man ! Nous trois on va faire une pause de vingt minutes environ. Pendant ce temps là, tu as ici un toilette, et une fois que tu te sera soulagé, tu as ici une poire de lavement. Tu as intérêt de te nettoyer nickel mek. Tu sais comment t’y prendre ? Oui ? Bon une fois que t’aura terminé, tu viens nous trouver et tu attends debout qu’on s’occupe de toi. Gare à toi si on doit venir te chercher ! »
Et sur ce, ils partirent. Je fis comme il m’avait dit. De là où j’étais assis, je les vis éteindre la zone de ce sous-sol où nous nous trouvions précédemment et en allumé une nouvelle où ils s’installèrent après avoir bougé quelques meubles et affaires…
Une fois correctement nettoyé, je me hâtais de les rejoindre. Tous trois étaient assis sur des tabourets de bar en cuir. Sur une table derrière eux se trouvaient différents accessoires dont je devinais l’usage général mais non les contours exacts. Fred racontait à Safir quelques grands moments avec d’autres mek qui comme moi, s’étaient un jour trouvé ici, et Stéph, qui apparemment avait été de tous les coups, hochait la tête.
Je ne voulais pas écouter. Je restais debout, triplement nu, sans vêtements, sans poils et livré aux regards de ces trois meks, qui bouillaient d’impatience de continuer à s’occuper de leur esclave, autant que moi d’être soumis à eux, et qui malgré cela, feignaient le désintérêt pour mieux m’imposer leur position. Mais les regards qu’ils me jetaient à la dérobée démentaient le reste de leur attitude… Fred me fit un signe qui indiquait que je devais venir vers lui. Je m’approchais à porté de main et il m’attira contre ses lèvres. Une fois de plus, il entrouvrit les miennes avec sa langue, fit une brève exploration, et son baiser explosa comme le souffle d’un dragon. J’étais une poupée de chiffon entre ses mains. Je ne m’aperçu même pas que les deux autre s’étaient levé, et ce n’est que lorsque je sentis qu’on me passait un collier autour du cou que je cherchais à reprendre pied dans la réalité. Mais Fred raffermit son emprise, mettant ce mélange de tendresse et de force à son baiser qui relégua au second rang les agissements des deux autres. Je sentis les bracelets en cuir que l’on me passait aux poignets et aux chevilles, le harnais qu’on me fixait sur le torse, le cockring que l’on me mettait sur mon sexe. Mais tout cela était accessoire. Le centre du monde était dans ce baiser dans lequel Fred mettais beaucoup de lui dans le but de m’asservir, et dans lequel je me retrouvais.
Les tabourets furent enlevés.
Le centre du monde fut déplacé lorsque Fred m’écarta de lui et qu’il m’obligea à me mettre à genoux. Je me retrouvais triplement habillé : Ma peau privée de poil était comme un laissez-passer qui me permettait d’être là, les lanières de cuir qui striaient ma peau formait une sorte de bouclier qui m’identifiais et donc me permettais d’exister, mais en plus me donnait une contenance ; les trois meks qui m’entouraient enfin, était comme un cocon, qu’importe ce que la suite me réserverais, l’important était que ces trois meks étaient comme une fourrure me réchauffant de leur présence, comme une parure, m’embellissant de leur flamme.
Chacun attachèrent une laisse à l’un des trois anneaux de mon collier et de leur pied nu posé sur mes épaules et mon torse jouèrent sur leur laisses pour m’attirer ou me repousser en riant de me voir ainsi malmené. Fred me présenta son gros orteil à sucer, son pied contre mon menton, tirant a fond sur la laisse tandis que les autres se contentaient de regarder. Tout en le léchant avec application, je lui caressais de mes mains libres sa jambe tendue. Il relâcha la laisse et aussitôt Steph prit le relais. Tenu à distance par son pied je devais tourner le buste et la tête pour pouvoir le lécher. D’un coup sec sur la laisse, il me fit comprendre qu’il n’avait pas besoin que je le caresse et je posais donc mes mains par terre. Il tirait parfois sur la laisse pour que son gros orteil rentre profondément dans ma bouche relâchait puis tirait à nouveau jusqu’à ce que je fasse signe de le lui pomper. Safir, en bon numéro trois, prit la suite, moins pour que je le suce, que pour aplatir son pied contre mon visage en tirant sur la laisse. Quand Fred considéra que cela était assez, il tira un bref coup sur la laisse puis un coup plus fort qui m’amena directement sur son fut en cuir, m’obligeant à rechercher rapidement une position stable... De son autre main il appuya sur ma tête, me frottant le visage sur le cuir, où dessous, son sexe gonflé et chauffé à blanc, cherchait manifestement à sortir… Fred lâcha ma tête et je restais là, assurant ma stabilité en déplaçant mes genoux tandis qu’il attachait la laisse a une boucle de son fut, puis il me repoussa de la main jusqu'à ce que la laisse tire, à moins d’une vingtaine de centimètre. Par divers mouvements et bruits, je compris que les autre avait sortit leur sexe et se branlait mais mon attention fut rapidement concentrée sur le sexe de Fred, plus petit que celui de Safir mais de taille et de calibre tout à fait honorable, il était droit et non courbe comme celui de mon compagnon de voyage. Fred avait le type de membre idéal pour moi. J’adore sucer. Mais j’aime bien pouvoir jouer de ma langue avec un sexe et ceux qui sont trop gros ne le permettent pas… Fred, une main sur ma nuque, approcha ma tête suffisamment près pour me donner des coups de queue sur le visage. Ayant sorti ma langue, j’essayais de la lécher au passage puis il me la tandis et je l’engloutis, avec délice.
Au début il me laissa libre et, saisissant sa tige à la base, je tirais sur la peau pour mieux pouvoir sucer le gland, l’engloutissant, tournant ma langue autour, m’introduisant dans son urètre, allant et venant doucement, jouant avec la peau de son prépuce. Il laissa échapper quelques râles, me caressa le crâne me massant de ces deux mains le cuir chevelu et très lentement commença à diriger lui même le rythme et la profondeur de la fellation. Son sexe fut bientôt à fond de gorge et il me maintint ainsi un moment alors même que privé d’air, je commençais à suffoquer.
Il se retira et tout de suite Steph tirant d’un coup sec sur sa laisse, et me déséquilibrant sans me permettre de reprendre une position stable, m’agrippa par les cheveux et me fit engloutir son sexe, petit et épais, bien dur pour une fellation sans concession où mon art de sucer n’était pas appeler à citer. Ma langue était bousculée, mes mains condamnées à rester ballantes. Cela dura assez longtemps avec quelques ralentissements mais rien de bien passionnant. Lui en tout cas semblait se satisfaire de cette relation à sens unique. Safir tira à son tour sur sa laisse ce qui m’obligea en peu de temps à faire un tour sur moi-même. Il me donna quelques claques, joue gauche, joue droite, jusqu’à ce que je prenne la position qu’il souhaitait puis une autre pour que j’ouvre la bouche, puis me tenant la tête bien droite, tout en restant assis sur son tabouret, à grands coups de reins me pina longuement, avec régularité, avant de laisser Fred me tirer à nouveau vers lui avec sa laisse. Celui-ci me laboura avec régularité mais préféra prendre ma tête à deux mains et la faire coulisser sur son sexe. Puis il laissa Steph m’attirer à nouveau vers lui pour répéter le même scénario qui manifestement lui plaisait beaucoup. Safir pour sa part me laissa lécher ses testicules avant de les fourrer dans ma bouche afin que je les malaxe avec ma langue puis à son tour, comme Fred, il prit ma tête à deux mains et me fit coulisser sur son sexe, le plus volumineux des trois, augmentant progressivement la cadence jusqu’à ce que je commence à émettre des plaintes.
C’est à ce moment que Fred se leva, lâchant la laisse, me saisit par les cheveux, et m’amena devant lui, m’ouvrit la bouche de son sexe et imprima de puissants coups de reins. Les deux autres s’étant eux aussi levé, ils pressèrent leur queues contre mon visage, et me titillèrent chacun un sein. Sous cette attaque brutale, le sexe de Fred entrant et sortant frénétiquement, me coupant la respiration, les seins fortement titillés, je gémissais, haletant mais déjà Steph m’attrapait lui aussi par les cheveux prenant le relais. Mon nez, heurtant brutalement son torse, mon menton dans ses couilles ! Mes seins étaient de plus en plus enflammés et mes râles de plus en plus soutenus, les larmes me venaient aux yeux… Steph me lâcha lorsque Fred me donna une tape sur la joue. Celui-ci prit ma tête à deux mains et entra et sortit à plusieurs reprises son sexe de ma bouche. Je louchais pour le regarder, l’air concentré, il respirait vite, par saccades. Quand il vit que je le regardais, il sourit et me donna une tape sur la joue gauche ce qui mit ma bouche devant le sexe de Safir qui entra aussitôt, une main sur ma nuque, l’autre sur ma tête et, implacable, m’imposa un rythme infernal, son sexe courbe semblant vouloir traverser la parois nasale. Je suffoquais, m’étouffais, mais il n’en avait cure et pendant ce temps, Fred tout en se branlant, me titillait les tétons… Puis il me tira la tête en arrière tandis que je voyais la queue de Safir s’éloigné et dans les yeux de celui-ci un regret informulé.
Fred m’ordonna de me mettre à quatre pattes, mais genoux levés de telle sorte que mes fesses étaient à leur hauteur. Stéph attacha mes quatre bracelets à des anneaux de sol tandis que, déjà, Fred me claquait les fesses. Tous trois étaient maintenant derrière moi. Je voulu ployer les genoux mais Fred me saisit les couilles et m’obligea à me remettre dans la position qu’il voulait. Je pleurnichais et de grosses larmes coulaient sur mes joues, tandis qu’à chaque nouvelle claque, je poussais un cri suivit d’un « Non ! ». Je supposais que j’aurais pu demander pitié ou dire stop et que cette torture se serait arrêtée. Mais je voulais continuer, non pas que je veuille absolument souffrir, mais parce que je ne voulais pas déplaire, je voulais donner satisfaction et surtout je ne voulais pas que mes domis se disent qu’ils étaient allé, soit trop loin, soit au delà de mes limites, afin qu’ils prennent bien leur pied, le mien ayant été déjà pris à d’autre moment passé, et je comptais bien sur d’autre moment à venir. Ce moment était le leur et je ne voulais pas le leur gâcher. Les claques, toutefois pleuvaient et je ne poussais plus qu’une plainte ininterrompue, tant mes fesses était devenues sensibles. Fred m’agrippa le harnais d’une main, me doigta de l’autre, lâcha mon harnais sortis son doigt, et pendant quelques secondes où mes plaintes s’échappaient encore de ma bouche, je n’entendis plus que leurs respirations haletantes, précédant trois râles et une douche de foutre venant gicler sur mes fesses et dans mon dos. J’eu droit a de petite tape, à un étalement du sperme puis au bout de quelques temps à un coup de serviette humide. Fred et Safir vinrent me détacher les poignets, me laissant les chevilles attachées et, chacun se plaçant d’un coté de moi après m’avoir relevé entreprirent, de m’embrasser à tour de rôle, irriguant dans mes veines une ivresse intense.
Cela dura jusqu’à ce que Stèph vienne me détacher les chevilles, m’attache une laisse au cou et ne m’entraîne à nouveau vers le matelas où d’une poussée il me jeta dessus, sur le ventre. Je me dispensais de me retourner et restais là, tandis que mes domi tenaient conciliabule. Puis Stèph m’attacha poignets et chevilles en croix aux mêmes anneaux qui avaient servis pour le rasage, me laissant sur le ventre. Je m’interrogeais sur la suite : Allais-je dormir ici ? Plusieurs heures s’étaient écoulées, mais vu que j’avais dormi dans la camionnette, il pouvait aussi bien faire jour dehors. Mais en ce cas, pourquoi m’avoir demandé un lavement ? Comptaient-ils bander à nouveau et me prendre alors ? Une nouvelle séance fessée ? Je ne fus guère surpris que des doigts viennent me lubrifier le cul. Tournant le regard je constatais que Steph était aux commande. Fred et Safir quand à eux ramenaient leur tabouret pour les placer devant moi cote à cote. Une fois assis, tout deux me mirent leurs pieds qui devant ma langue, qui sur ma tête, sans brutalité mais avec tant d’insistance que j’avais du mal à me concentrer sur le travail auquel s’adonnait Stéph. Les pieds devinrent plus hésitants, plus maladroits à la limite du brutal quand Safir et Fred commencèrent à s’embrasser. C’est à ce moment là que je pris conscience que le temps des godes était arrivé. Le premier était tout à fait raisonnable. Le temps que je m’ouvre et me décontracte, laissant le plaisir remplacer la souffrance, un gode plus généreux prenait la suite. Plus épais et je m’en rendis compte bientôt, également plus long. Steph prenait son temps. Il l’avait enfoncé à fond, du moins l’espérais-je et le retirait doucement, pour à nouveau l’enfoncer un peu plus à fond semble-t-il. Je poussais de petites plaintes en suçant des pieds qui ne s’occupaient plus de moi. J’aurais voulu être Safir et que Fred m’embrasse. Les voir devant moi s’embrasser alors que Steph une nouvelle fois retirait doucement le gode était pour moi toute une torture. C’était frustrant ! A ce moment-là, je ne comprenais pas pourquoi ils se désintéressaient ainsi de moi… Je n’allais pas tarder à comprendre. Le gode était ressortit et rentra presque aussitôt nettement plus vite puis ressortit et rentra à nouveau, après je perdis le fil tandis que je râlais sous les coups de butoir… J’eu alors droit à une pause et repris mon souffle. Je regardais Fred et Safir… lesquels, un sourire en coin et queue en mains ne s’embrassaient plus mais commençaient à se branler en regardant Steph. Je voulu regarder dans mon dos, ne vit rien mais sentit un doigt puis deux puis trois lubrifier mon cul, ressortir, pour laisser la place à un gode nettement plus gros. Je commençais à crier et reçu une claque retentissante qui me fit m’ouvrir un peu plus et permit au gode de rentrer plus avant. La méthode ayant fonctionné je reçus deux autres claques avant que Steph considère l’avoir suffisamment rentrer. Je cherchais à reprendre mon souffle, à me calmer. Mon tortionnaire, voyant mes efforts, me caressa le dos tandis que Fred croyant peut être me donner une tétine me tendis son gros orteil à sucer… Safir pour ne pas rester en reste me caressa les cheveux avec son pied. Tous trois retirèrent pieds et mains alors que Steph agrippais mon harnais de corps et commençais un va et vient rapide avec le gode. Je pleurnichais aussitôt, cherchant à me défaire de mes bracelets, essayant de soustraire mon cul à ce mouvement, en pure perte, implorant Fred du regard, alors que celui-ci se branlait avec vigueur, apparemment hilare. Le gode sortit enfin et reprenant mon souffle :
« Merci maître de m’épargner ! »
Fred me planta son gros orteil dans la bouche puis :
« Le dernier, mek ! A condition que tu ne demandes pas grâce avant que Stèph en ait assez… auquel cas on te ferais le programme complet ! »
Et là-dessus il se leva, rejoignit l’autre dans mon dos et revint avec deux godes énormes, noirs, dont l’un était à peine plus petit que le second et le second largement plus monstrueux que le premier. Fred mit le gel lui même sur le gode tandis que Steph me claquait le cul à un rythme effréné tout en me lubrifiant à nouveau le cul. Fred repassa dans mon dos et je compris que lui même m’introduisait le gode. Il le fit avec douceur s’arrêtant fréquemment, je criais, haletais, râlais en un soupir de plaisir, puis criais à nouveau, serrant mes poings cherchant à m’ouvrir plus alors que ma position offrait mon cul le plus ouvert possible. Arrivé à fond il le tourna lentement me faisant pousser un râle profond, venant du plus profond de mon être…. Puis il le retira et je su alors que Fred venait de me faire une fleur. Il s’installa confortablement devant moi. Et Steph présenta à nouveau le même gode mais avec nettement moins de douceur. Je criais. Une fois de plus, j’eu droit à des claques sur mes fesses à tel point que je ne sentais plus le gode et que je compris qu’il était rentrer. Steph alors, me saisit par le harnais et commença un va et vient du gode qui me fit pleurer à chaude larme, criant d’abord puis restant sans voix, fixant Fred de mes yeux implorant, mais luttant contre moi-même pour ne pas demander grâce. Fred finit par me mettre son pied, doucement, sur ma joue gauche de telle sorte que la droite reposait sur le matelas et que mes yeux ne le dérangeaient plus. Criant silencieusement, des larmes coulant sur mes joues, mon corps secoué de spasmes et mes poignets se serrant et se desserrant à chaque allé et venu du gode, témoignaient de mon supplice et ce, pour leur plus grand plaisir. Steph, quant à lui, s’en donnait à cœur joie. Il savait que si je tenais le coup, ce serait l’un de ses derniers actes sadiques de la soirée et que si je craquais il me ferait goûter au dernier gode. C’était tout bénéfice pour lui, il le savait et en abusait comme il abusait de moi. Je ne peux nier pourtant que je ressentais une sorte de plaisir mais je ne m’étais jamais prit un tel montre dans le cul et fonction de la longueur du plan, je commençais vraiment à morfler… Steph finit, je suppose sur un signe de Fred, mais peut être aussi de sa propre initiative, par retirer le gode, et me plaça ensuite un plug qui entra tout seul, tandis que Fred et Safir s’éloignaient. Il me détacha poignets et chevilles, me retourna et me fit le plus charmant des câlins. Je compris que je venais de gagner mes premiers galons et que c’était sa façon de me remercier. Son baiser restait dans l’ensemble assez brûlant mais il y mettait tout son être et ses mains rugueuses contre ma peau me donnaient des frissons partout. Il finit son câlin, m’attacha les poignets ensemble et quitta la pièce, éteignant la lumière.
Malgré le plug et mes poignets attachés, je m’endormis comme une masse et cru qu’on me réveillait aussitôt, alors que je sus plus tard qu’on m’avait généreusement laissé dormir trente minutes.
*
Je ne les entendis pas revenir, mais je repris conscience au moment où tout trois me saisissaient et me transportaient jusqu’à un sling sur lequel ils me déposèrent. Ils me détachèrent les poignets pour accrocher ceux ci et mes chevilles en hauteur. Je me retrouvais cuisses écartées et cul offert à tout sexe aventureux. Steph me retira le plug se passa un préservatif sur lequel il mit un peu de gel, et sans plus de cérémonie m’encula d’un coup. Ouvert comme je l’étais, son petit sexe ne me procura qu’une sensation agréable, combien même il mettait de l’acharnement à me prendre. Fred et Safir vinrent chacun d’un coté de ma tête et commencèrent à me titiller les seins, ce qui me fit rapidement pousser de petits cris, que le sexe tendu de Fred bâillonna aussitôt. Prit ainsi, tous mes sens en éveil, encore comateux du court sommeil auquel j’avais eu droit, je craignis un moment que le sling ne tombe à terre tellement je me démenais dans mes chaînes alors que Steph me tringlais comme un forcené… Il se retira, enleva son préservatif, et échangea sa place avec Safir qui enfila sa capote avec beaucoup d’attention, me jetant des regards inquiétants. Il me prit les cuisses et s’introduisit d’un coup, son sexe courbe et volumineux venant me déchirer là ou je croyais que les godes avaient laissé un boulevard. Et pendant ce temps, Fred n’arrêtait pas de me donner son sexe à sucer et, dès que mes plaintes diminuaient, mes seins étaient de nouveau chauffés à blanc. Safir pendant ce temps me prenait sans faillir, faisant se succéder mouvements plus rapides et plus doux tout en me claquant le cul. Je gémissais de plus belle en suçant Fred qui n’en avait cure et me souriait, l’air ravi… Steph et Safir se succédèrent deux ou trois fois dans mon cul, tandis qu’à je ne sais plus quel moment Fred s’était agenouillé près de moi afin de m’embrasser. J’avais l’impression que mes os tremblaient. Je suis incapable de trouver des mots pour dire comment ce baiser venait me terrasser, j’étais au delà de toute soumission. Fred se redressa, tapa sur l’épaule de Safir qui aussitôt arrêta de me piner. Celui-ci enleva son préservatif… Le maître de maison enfila une capote et s’introduisit d’un coup sec en moi, ce qui me fit pousser un petit cri puis un gémissement de plaisir alors qu’à petits coups régulier il cherchait à rentrer plus profond. Puis il commença un va et vient savant qui m’arrachais des cris de plaisir tandis que Steph et Safir, chacun d’un coté de ma tête, venaient se disputer ma bouche, me pinçant les tétons dès qu’ils estimaient leur tour venu. Je pleurnichais assez vite tandis que Fred accélérait le rythme et commençait à émettre quelques râles. Steph s’éloigna et je sentis son emprise sur mon sexe lequel, emprisonné dans son cockring, pulsait entre ses doigts. Se masturbant d’une main, il me masturbait de l’autre bientôt imité par Safir qui continuait de me pincer violemment un des tétons. Je ne pus tenir longtemps et jouissais à longues giclées poussant plusieurs râles auxquels mes domis firent bientôt chorale. Fred d’abord jouit en moi, puis ensuite Steph et Safir qui giclèrent sur mon torse.
A part Fred qui se retira aussitôt et étala le contenu de sa capote sur mon torse le mélangeant à la semence des deux autres, il nous fallu un moment aux uns et aux autres pour reprendre nos esprits. Fred pour sa part revenait avec une serviette, serviette qui lui avait probablement servit à s’essuyer le sexe, qu’il tendit à Steph. Une fois que Safir l’eut utilisé, il épongea le sperme qui me recouvrait tandis que Fred et Steph me détachaient. Ils me laissèrent ainsi et Fred, avant de partir, me laissa ses instructions :
« Quand tu sera prêt à marcher, va te nettoyer, tu retirera toi même tes cuirs, tu prendra une douche et tu remettra tes cuirs ! Et ne traîne pas trop : j’ai des caméras un peu partout dans cette cave et ailleurs. Quand tu seras propre, tu retourneras à l’escalier qu’on a descendu et tu le descendras encore d’un étage. Tu trouveras une geôle, tu y rentreras et tu jetteras un œil aux graffitis laissés par tes prédécesseurs, tu laisseras ton propre message signé avec ton pseudo de chat, et tu refermeras alors, et alors seulement la grille de ta cellule ! Exécution ! M’oblige pas à redescendre ! »
Et sur ce, il s’éloigna.
*
Je fis comme il avait dit, sans traîner, juste le temps que mes membres ankylosés me permettent d’aller me doucher. Je trouvais la cellule et ses panneaux de bois remplis de graffitis que je lus tous. Il y en avait de plusieurs sortes. Certains ventaient l’organisation, la préparation. D’autre au contraire estimaient que le plan avait été au delà de ce qu’ils recherchaient et compatissait avec le lecteur malheureux. D’autres s’enthousiasmaient de la qualité des domis. Et d’autres, encore. Un nombre impressionnant… Je pris le stylo feutre et écrivais mon graffiti puis reposais le stylo. J’entendis la voix de Fred sortir d’un haut parleur lisant mon texte, confirmant que des caméras filmaient d’un peu partout :
« En se dépassant vient la connaissance, de la connaissance l’appréciation et de tout cela la reconnaissance. Pas mal man ! Pas mal… Bon maintenant ferme la porte et dort ! »
Je fermais la porte ce qui éteignit la lumière. A tâtons et à grand peine, je cherchais à retrouver le lit que j’avais vu, me hissais dessus… et ne mit guère de temps à m’endormir.
*
Soumis et Offert Nouvelle Fantasmatique par Action man
Soumis et Offert par Action man

NOUVELLE FANTASMATIQUE
PROLOGUE
Nous arrivons enfin, quelque part en haut de la rue Saint Maur, après avoir traversé Paris en voiture, un utilitaire léger très encombré à l'arrière, sous une pluie fine qui fait luire la chaussée et les trottoirs déserts en ce début de froide soirée de novembre.
L’annonce, plutôt brève, sur un site spécialisé, m’avait séduit, et surtout les images associées : un homme, de dos, enchaîné et menotté, tête baissée, en slip, pour la photo en noir et blanc et des dessins sépias au trait simple, crus et excitants, d’hommes dévêtus, presque nus, agenouillés et soumis à d’autres hommes aux sexes imposants … J’avais donc posé ma candidature, en expliquant que, bien qu’inexpérimenté et plus habitué à commander qu’à obéir, j’étais sincèrement curieux d’une expérience de ce type.
La réponse avait été lapidaire : « app 06 XX XX XX XX B*** ou laisse un no suis pas souvent au tel », le contact rapide et concret, me demandant mes motivations et mes limites puis me fixant une heure et un lieu de rencontre.
Mon conducteur qui n’avait pas beaucoup parlé depuis notre point de rendez-vous, près de la Madeleine, trouve un stationnement, sort après avoir saisi sur la banquette arrière un sac à dos de sport qui me parait assez lourd et me fait signe de le suivre.
La lourde porte métallique, sans plaque mais dotée d'un parlophone et d'une caméra, s’ouvre sur un sas et après avoir réglé un modeste droit d’entrée, nous nous rendons dans le vestiaire de ce « club » très masculin en passant par un bar avec des tabourets hauts, meublé de fûts de pétrole en guise de tables, les murs décorés d’affiches typées "cuir SM" ou mettant en garde contre les rapports non protégés.
B*** pose son sac avec bruit de cliquetis métallique et nous commençons à nous déshabiller, sous l’œil intéressé des deux ou trois hommes présents qui font comme nous ou fument une cigarette.
Il est de taille et d'âge moyens, plutôt sec, avec des muscles bien dessinés de sportif, les cheveux gris taillés très courts, les yeux vifs.
- « Qu’est-ce que cet accoutrement ridicule ? » me demande sèchement mon mentor; j’avais mis un string noir, il me tend une culotte blanche, assez informe extirpée de son sac ; je me change et me retrouve ainsi vêtu de sa seule culotte et de mes Puma noires.
Il m’ordonne alors de me tourner face au mur, jambes bien écartées et mains derrière le dos, afin de m’équiper comme il l’entendait : un large collier de chien en cuir clouté autour du cou, puis un casque en lanières de cuir avec des œillères amovibles et une muselière sur le bas du visage, ouverte autour de la bouche.
J’entends à nouveau des bruits métalliques, il referme sur mes poignets de robustes menottes carrées, me saisit les mains ainsi entravées, les remonte au-dessus des fesses, les attache, bien relevées, avec une courte mais lourde chaîne à un anneau du collier sur mon cou, m'enchaîne enfin avec une laisse en métal pesant …
- « Tu es prêt à servir » me dit-il, ajoutant « à partir de maintenant, tu feras tout ce que je t’ordonnerai, sans jamais discuter ! »
Je murmure faiblement un « oui, Monsieur » timide, il me reprend sèchement «On ne dit pas oui Monsieur, mais oui, Maître ! »
- « Oui, Maître »
-« Mets toi à genoux », je m’exécute avec un peu de honte, dans ce vestiaire froid et bien éclairé, sous le regard curieux et amusé des autres visiteurs, « frottes-toi sur ma bosse », ce que je fais, sentant immédiatement son sexe lourd et épais durcir à travers le coton de son slip, bien ajusté et blanc également.
Croyant bien faire et déjà très excité, je commence à lécher le tissu et à essayer de tirer sur l'élastique avec mes dents pour dégager son sexe, mais il m’interrompt d’un coup de laisse sec.
- « Je t’ai dit de te frotter contre ma bosse, pas de me lécher, un slave n’a pas à prendre d’initiative, c’est bien compris ? »
- « Oui, Maître ! »
- « Tu n’as pas l’air de saisir ! », il me fourre la tête entre ses jambes, l’enserrant fermement, baissa mon slip à mi-cuisses, découvrant largement mon cul et mes parties génitales, me donne plusieurs coups de cravache bien sentis sur les fesses et me met enfin un bâillon caoutchouté en bouche « Comme ça tu ne pourras plus croire que tu puisses parler, lécher, sucer ou faire quoique ce soit sans que je ne te l’ordonne ! »
Il me libère, sans doute provisoirement, de mes œillères.
- « Lèves-toi maintenant et suis-moi, tête baissée, fais attention, regardes mes pieds, nous allons descendre un escalier … »

DECOUVERTE DE LA BACKROOM
L’escalier était plutôt raide quoique assez large, menant à un vaste sous-sol à l’éclairage diffus mais suffisant pour bien voir le spectacle.
Le sol est en béton lissé, légèrement brillant, de multiples couloirs partent de l’accès dans toutes les directions. Des hommes, nus ou vêtus d’un slip ou d’une culotte déambulent, s’observant mutuellement, caressant leurs sexes plus ou moins érigés. Il y a des grands comme des petits, des jeunes, des moins jeunes, des franchement vieux, des musclés, des ventrus, des maigrichons, des velus comme des singes et des imberbes androgynes … un concentré d’humanité exclusivement mâle à la recherche partagée de sexe brut. Je suis cependant a priori le seul ainsi enchaîné, cagoulé et bâillonné, suscitant par là même curiosité, convoitise ou envie, selon les préférences sexuelles des uns ou des autres.
- « Je vais maintenant t’exhiber, te faire faire le tour des lieux, te présenter sur le marché aux esclaves, afin que tous puissent te mater dans ta tenue de soumis et aient ainsi le temps de fantasmer sur ce qu’ils aimeraient te faire ou te faire faire … si je le veux bien, au moment et à l’endroit de mon choix ! »
- « Oui, Maître » tentais-je de grommeler malgré mon bâillon.
- « Tu vas me précéder, la tête toujours baissée, sinon je te remettrai immédiatement tes œillères et tu suivras attentivement mes instructions pour te diriger, du côté où je te cravacherai, un coup sur la laisse signifiera qu’il faut t’arrêter. »
Notre étrange équipage commence donc la visite, suivant le labyrinthe des couloirs, passant devant de petites cabines avec une banquette ou un matelas, des toilettes porte grande ouverte et des urinoirs de zinc, des douches simples ou multiples, une croix de Saint André outillée de chaînes, de menottes, de lanières, un pilori et un cheval d’arçon en bois massif recouverts de cuir, des glory-holes et quelques sling rooms dans lesquelles des hommes, jambes et cul largement ouverts, sexes bien en évidence, s’offrent à la concupiscence des « actifs », avides de recevoir et d’honorer des membres anonymes, durcis par un désir primitif.
Un coup de cravache sur le flanc droit, je tourne à droite, sur le flanc gauche, je tourne à gauche, à droite de nouveau … un coup de laisse, nous sommes revenus devant les douches, sous une lumière, Bruno réajuste mes œillères, ôte mon bâillon et baisse ma culotte sur mes cuisses.
- « T’es-tu préparé comme il se doit, c'est-à-dire soigneusement lavé avant de me rejoindre ? »
- « Oui, Maître, bien sûr ! »
- « C’est ce que nous allons vérifier, penches toi en avant, front contre le mur, jambes écartées, cul bien cambré afin que je puisse te t’inspecter ! »
Je l’entends alors interpeller quelqu’un et lui demander de m’ouvrir largement les fesses face à la lumière avant d’y passer sa main.
- « Il va falloir recommencer, car ton cul et ta bite de petite salope sont déjà tout mouillés ! Laisses tomber ta culotte au sol et entres dans la douche. »
- « Oui, Maître »
- « Je ne vais pas te nettoyer moi-même car je veux que tu te laisses laver, tripoter par des mains inconnues et indiscrètes … tu banderas peut-être mais je t’interdis de mouiller et, surtout, de jouir ! »
A cette idée, mon sexe se raidit évidemment un peu plus, déclenchant une pluie de coups de cravaches sur mes cuisses, mon entrejambe et mes fesses.
Une main savonneuse commence à malaxer mes couilles, à aller et venir sur mon sexe, s’attardant sur mon gland bien décalotté, à pétrir mon cul, à me pincer les seins, des doigts me flattent le périnée, cherchent mon anus, en massent la rondelle avec des mouvements insistants de pression circulaire, l’assouplissant jusqu’à s’y introduire … Je réalise qu’il ne peut s’agir d’une seule personne et que je suis donc l’objet de plusieurs mecs que je ne vois même pas, mais qui, pour leur part, peuvent m’examiner sous toutes les coutures, palper et apprécier la marchandise que leur offre ainsi mon Maître.
Soudain tout s’arrête, l’eau froide m’inonde, me faisant débander brutalement, je sens que l’on me sèche avec une serviette rugueuse et que me l’on me remet ma culotte, quoique assez bas sur les fesses, laissant découvrir ma raie.
- « Cela suffit, tu es maintenant bien lavé et préparé, il est temps de passer à des choses plus sérieuses et à te mettre à servir ! »

FELLATIONS A LA CHAINE
En quelques coups de cravache, Bruno me ramène au pied de l’escalier, dégage mon sexe en semi érection de la culotte, m’ordonne de me pencher en avant … et m’enfile brutalement un plug, heureusement lubrifié, « pour bien préparer ton cul pour la suite et pour éviter que tu ne te fasses sodomiser avant que je ne te l’ai permis », me fait m’agenouiller, tirant en arrière sur la chaîne, mes talons coinçant le plug pour pas qu'il ne m'échappe.
- « Tu vas maintenant sucer tous les mecs qui vont fourrer ta bouche de pute à mâles et tu vas t’appliquer … »
- « Oui, Maître ! »
Plusieurs minutes passent, interminables, avant que je ne sente un sexe bien raide se frotter sur mon visage, une odeur caractéristique de bite, des mains me saisissent la tête, deux pouces me forcent à ouvrir la bouche pour engloutir ce pieu.
Je suce docilement, salivant abondamment, pour bien l’humecter, pour que ma bouche soit une vraie chatte en chaleur, accueillante et appliquée, je passe ma langue sur son gland, lèche sa tige, bouffe ses couilles, je voudrai l’avaler tout entier …
De ses mains enserrant fermement la tête, l’homme m’imprime son rythme, me faisant aller et venir autour de sa queue ; je suis trop excité, d’être ainsi agenouillé, enchaîné, cagoulé, mon sexe à l’air, offert à toutes les bites qui veulent m’utiliser, forcer mes lèvres, j’aimerai me masturber, mes mains entravées dans mon dos ne peuvent rien !
L’homme se retire sans prévenir et aussitôt, une autre bite, plus petite, prend sa place et commence à me pistonner la gueule, je manque m’étouffer; Maître B*** soutient ma bonne volonté par quelques coups de cravache sur les fesses et le sexe « Suces, salope, c’est ce que tu voulais, c’est ce que tu aimes, alors ne faiblis pas, cela ne fait que commencer ! »

Et puis une autre, grosse et large mais un peu molle m’envahit, et puis encore une autre et encore une autre … je suce comme un forcené, je ne compte plus, ma bouche n’est plus qu’un fourreau à queues, je pourrai sucer ainsi tout un régiment … mulets compris.
B*** me retire soudain les œillères et le bâillon, six ou sept hommes se branlent autour de moi, sur moi, il m’ordonne :
- « Regardes les dans les yeux, mais par en dessous et supplies les de jouir sur toi, de t’inonder de leur sperme chaud, en même temps que je t’introduirai en bouche la plus grosse et la plus juteuse d’entre toutes, celle de mon ami Kamel, le masseur du hammam ! »
Je m’exécute :
- « S’il vous plaît, maîtres, masturbez vous, jouissez sur moi, couvrez moi de votre sperme je suis votre pute soumise, une salope accro à vos queues et au jus ! »
Dans le même temps Bruno, après l’avoir bien préparé, approche de ma bouche l’énorme membre bien raide de Kamel, un imposant marocain, que j’engloutis avec difficulté mais vénération, celui-ci se branle en même temps puis se retire et un flot de sperme tiède inonde mon visage pendant que les autres se mettent à éjaculer sur mes cheveux, mon cou, ma poitrine, mon dos, mon cul … je suis dégoulinant de foutre sur le visage et le corps.

NETTOYAGES …
- « Nous allons te nettoyer de tout ce foutre » m’indique Bruno, en rajustant mes œillères et en me traînant brutalement derrière lui dans le couloir, « pose ta culotte, avances et accroupis toi ! » me dit-il tout en ôtant le plug de mon anus dilaté.
Je pense entrer à nouveau dans la douche, mais je réalise me trouver contre le zinc d’un grand urinoir comme il y en avait dans les années 50 ou 60 dans les jardins publics où se retrouvaient, le soir venu, les homos.
Sans tarder, des hommes s’approchent et se mettent à uriner sur moi ; c’est chaud, avec une odeur acre et caractéristique de pisse, je suis pris d’un mouvement de répulsion que Bruno perçoit immédiatement et réprime de quelques coups de cravache supplémentaires.
- « Maintenant nous allons te rincer sous la douche » m’annonce-t-il en me tirant vers une cabine, puis faisant ruisseler l’eau froide sur moi avant de me sécher, en insistant, aussi longuement que fermement, sur mon sexe, mes couilles et mon trou du cul.
- « Maître, puis-je me reposer quelques instants », osais-je : le résultat ne se fit pas attendre, sous forme d’une paire de claques dans la gueule, suivie de dix coups de cravaches bien assenés.
- « Tu n’as donc toujours pas compris que si tu ouvres la bouche c’est soit pour sucer une bite, soit pour bouffer un cul et, dans tous les cas, pour ne dire que Oui, Maître ? »
- « Oui, oui, Maître, j’ai compris »
Il m’entraîne de nouveau, en laisse, dans le couloir, me poussant brutalement dans une sling room où un black athlétique, jambes écartées, cul largement ouvert et offert, caresse doucement son sexe, d’une taille et d’un diamètre plus que respectables.
- « Lèches lui la rondelle, nettoies et humidifies bien, avant que je ne l’encule ! »
Je ne me fait pas prier et, m’agenouillant, m’applique aussitôt à lécher soigneusement sa raie, de bas en haut, salivant autant que possible, poussant ma langue profondément dans son anus, que Bruno me présente et écarte encore plus de ses mains puissantes tout en frottant sa bosse sur mon cou.
- « Cela suffit, cette lope attendra, tu vas maintenant me sucer, pour me faire durcir ! » dit-il en me retournant vers lui et en me fourrant immédiatement en bouche son sexe.
Je manque m’étouffer, mais B*** me tire la tête en arrière par les cheveux pour me dégager la glotte, enfourner à fond sa queue, faire aller et venir à sa guise son membre qui commence à raidir et dont je sens les veines gonfler sous ma langue baveuse et mes lèvres écartelées, je ne suis plus qu’un bouche pour sa queue et cela me fait bander sans que je puisse me toucher avec mes mains enchainées dans le dos.
- « Appliques-toi, chauffes moi la tige, petite pute, je vais te motiver pour t’apprendre à sucer comme il faut ! », une pluie de coups de cravache s’abat sur mon dos et mes fesses, que quelqu’un vient de dénuder.
Maître B***, se dégage, m’enjambe, coince fermement ma tête entre ses cuisses, enfile un préservatif et sodomise, d’un coup de rein sec, le black qui n’attendait que ça et se met à gémir. Mon cul en l’air, ma tête allant et venant au rythme de mon Maître, je sens soudain quelque chose de froid se répandre sur mon anus, sans doute du gel, un doigt, puis deux s’y introduire et quelque chose de raide et dur se frotter sur ma raie.
- « Tout à l’heure tu as bien sucé Kamel ; maintenant je veux qu’il t’encule, mais auparavant, il va te préparer à sa manière, avec les autres esclaves. Je te confies à lui, obéis lui sans un mot, je ne serai pas loin, t’observerai avec attention et gares à toi si tu te révoltes ! »

A LA MERCI DE KAMEL ET DE SES POTES
Je suis conduit, tête baissée comme il se doit pour un soumis, vers la pièce « donjon », équipée de cages de chien, piloris, barres d’arçons et autres croix de saint André où sont attachés quelques autres esclaves.

Kamel me pousse par la nuque vers un pilori, y engage ma tête et referme sur mon cou le pesant montant de bois massif ; il baisse mon slip sur mes jambes, fais signe à son ami Momo d’approcher et lui murmure quelques mots à l’oreille.
Celui-ci s’éloigne, pendant que mon nouveau maître, écartant mes jambes au maximum avec ses pieds, commence à travailler mon cul encore bien lubrifié par le gel d’un doigt inquisiteur, qu’il introduit, suivi d’un autre, avant de les retirer sans précaution.
- « Ton trou du cul est trop gras, tu es trempé comme une gonzesse, je préfère t’enfiler plus à sec pour que tu me sentes te déchirer ! »
Je sens alors une langue commencer à me lécher : un autre esclave, agenouillé derrière moi, commence son office avec application cependant que Momo, qui a contourné le pilori présente devant ma bouche sa bite, de laquelle perlent quelques gouttes de sperme.
- « Lèche lui le gland et suces le comme tu m’as sucé tout à l’heure, chauffes la, espèce de pétasse »
Je ne demandais que ça et m’applique du mieux possible sur cette nouvelle queue, pas très épaisse mais bien droite, fine et lisse, avec un goût un peu sucré ; je salive un max et sens Momo me pistonner la gueule de bon cœur et de plus en plus fort. C’est bon !
Kamel ne m’oublie pas pour autant et, après avoir écarté brutalement l’esclave lécheur de mon cul pour lui fourrer sa bite dans la bouche, m’introduit sans ménagement un gode dans le cul qu’il fait lui aussi aller et venir, avec quelques mouvements de rotation pour mieux m’assouplir les sphincters.
Les spectateurs commencent à devenir nombreux, j’ai honte mais me sens en même temps très excité d’être ainsi baisé par la bouche, godé en public par ces deux maghrébins plutôt bien montés et je bande très dur.

Kamel retire le gode, enfile une capote, crache abondamment sur mon cul, m’écarte bien … son sexe est vraiment imposant, j’ai soudain un peu peur, mais n’en ais pas vraiment le temps car il m’enfile d’un coup. La bite de Momo dans ma bouche m’empêche de crier, les deux me baisent comme des forcenés mais mon cul bien préparé commence à apprécier ce membre qui m’empale et je bande moi aussi de plus en plus.
Les autres Maîtres se font sucer par leurs esclaves tout en se branlant, l’atmosphère est électrique, je vais jouir sans même pouvoir me toucher, ça y est, les jets de sperme commencent à pleuvoir sur moi, Kamel s’active de plus en plus, me donnant de grandes claques sur les fesses, m’insultant et m’ordonnant de bien remuer mon cul de salope, Momo me pistonne aussi de plus belle, oui, oui … nous jouissons tous les trois simultanément et mon sperme va s’écraser en jets abondants sur le dos d’un esclave agenouillés à plus d’un mètre de moi !
EPILOGUE
Le réveil sonne, un jour fade perce au travers des rideaux.
Quel rêve bizarre, que de fantasmes !
Je repousse la couette, me lève et me dirige vers la salle de bains, me passant la main dans les cheveux qui me collent aux doigts, le bas des reins douloureux …
== Publicité ==
La colonie. Texte du 22 février. Deuxième épisode.MAITRE ERIK
En
fait des maîtres temporaires allaient se joindre également et ponctuellement à
nous par exemple Y, médecin, indispensa ble à la sécurité au niveau de la santé
de notre entreprise et Z notre Maître… cuisinier ! Tous deux ont joué des
rôles importants mais nous les trois Maîtres fondateurs et responsables de la
spécificité « pédagogique » de notre colo les considérions comme des
prestataires de services plus que des partenaires à part entière. Nous verrons
cependant que Y et Z, stimulés par l’exceptionnel potentiel de beaux jeunes
hommes chauds et volontaires que nous avions recrutés et par le programme
d’activités tout aussi exceptionnel que nous leur proposions n’ont pu rester
insensibles à la tentation d’ajouter leur contribution à la formation du
groupe. Ils sont intervenus de façon très spécialisés et souvent avec beaucoup
de bonheur et de complémentarité dans le déroulement de ces activités.
Les
colons de l’année dernière étaient venus à nous grâce à quelques petites
annonces dans des revues gay et par le bouche à oreille. Tout d’abord nous ne
prenions que des volontaires de 18 à 35 ans. Tous signaient un contrat
d’engagement comportant une charte de soumission très claire. Tout non respect
de cette charte entraînerait de sévères punitions et surtout, selon la gravité
et la persistance de la faute, l’expulsion de la colo. Mais nous avions pris la
précaution d’interroger chaque aspirant à la colo au moins par téléphone et
surtout nous les avions ensuite tous conviés à des séances d’information et de
sélection obligatoires trois à quatre semaines avant le début de la colo. Nos
critères de sélection étaient d’abord basés sur la motivation du candidat et de
son physique. La taille moyenne et le poids corporel retenus furent choisis
dans une fourchette étroite faisant ainsi un groupe physiquement très homogène.
Nous avons éliminé les trop maigres sous la pression de X de crainte de manque
de résistance aux traitements physiques qu’il savait non destiné à des
mauviettes. Les trop gros ont été éliminés pour des raisons d’esthétique mais
aussi pour leurs besoins en nourriture, laquelle allait être certainement très
spartiate pour les colons. Bien sûr les attributs reproductifs de nos futurs
volontaires ont été particulièrement observés et testés. L’aspect, la taille et
la sensibilité des tétons, de la verge, des rouquettes et du fion ont été
soigneusement analysés. Venaient ensuite une série de tests fonctionnels
incluant la capacité à bander et jouir plusieurs fois de suite dans la même
séance. Enfin la capacité à vivre une expérience particulièrement forte et
nouvelle en groupe nous a fait sélectionner les individus très motivés, très
sociaux et très positifs, n’ayons pas peur de le dire : gais et généreux.
Notre sévère sélection ne nous a laissé que 18 colons admissibles sur environ
le double d’aspirants. Certains de ceux qui n’avaient pas été retenus étaient
particulièrement désespérés et cela faisait de la peine de les voir en pleurs
nous quitter pour rentrer chez eux malgré parfois un long et coûteux
déplacement en train. Cela a aussi montré aux heureux élus que leur éventuelle
défaillance pouvait être facilement remplacée. Certains d’entre eux se sont
posé des questions sur leur capacité à supporter l’exigence de la vie en colo
après le stage assez réaliste de sélection qu’ils venaient de subir. Seules 2
défections ont été remplacées par les suivants dans la liste de sélection.
Notre colo avait un coût financier et ne
bénéficiait bien sûr d’aucune subvention. Chaque colon devait donc s’acquitter
de frais de séjour non négligeables puisque tous les frais de l’ensemble du
groupe étaient à leur charge. Il leur était également demandé d’apporter avec
eux certains accessoires qu’ils estimeraient utiles pour le bon déroulement de
la colo. Parmi ceux-ci tous ceux que l’on trouve dans toute bonne sex-shop qui
se respecte : cuirs, latex, cagoules, harnais, gods, bouchons, boules
anales, pinces à tétons, fouets, cordes et chaînes. En ce qui concerne les vêtements à
porter au cours de la colo Mouloud avait son idée: le strict minimum pour les
voyages aller-retour et quelques sorties contrôlées en dehors de la ferme, le
reste du temps la tenue des slaves devait être par définition très légère dans
la ferme. Il convenait de prévoir des tee-shirts blancs sans inscriptions,
shorts de sport et surtout slips uniformes blancs à taille basse pour tous.
Chaque volontaire était également invité à apporter avec lui les tenues
« fétiches » qu’il aime particulièrement pour jouir seul ou entre
copains. Il sera invité à les porter en les commentant en public un soir à la
veillée. La meilleure présentation serait même récompensée par un prix. Enfin,
pour compléter leur paquetage, il leur était demandé, outre leur trousse de
toilette, une paire de draps de lit blancs et un nécessaire de pique-nique
léger pour prendre les repas de style camping : car, gamelle et couverts
métalliques. Un modèle populaire bon marché avait été proposé à l’achat pour
ceux qui n’en disposait pas. Pour certains de nos futurs colons l’ensemble des
frais à investir dans la colo posait problème car ils avaient des ressources
modestes. Pour certains étudiants, apprentis ou saisonniers ce coût
signifierait un travail supplémentaire non négligeable à trouver rapidement et
donc un surcroît de fatigue à supporter juste avant la colo. Mais tous étaient
heureux de faire cet effort tant ils étaient excités et impatients de se
joindre au groupe et de partager cette aventure commune exceptionnelle.
Je
me souviens encore avec émotion de nos efforts effectués lors de la dernière
semaine avant l’ouverture de la 1ère colo. Rien n’était prêt. Les
locaux étaient à l’abandon depuis plusieurs années. Grâce à la vieille
camionnette G7 de la ferme retapée par un slave de X doué en mécanique auto
nous avons pu rassembler petit à petit le matériel indispensable à nos
activités. Nous avons pu louer une trentaine de lits de camp de campagne
pliants en toile de l’armée. Le hasard d’enchères aux Domaines nous a permis
d’acquérir pour un prix inférieur à une location une centaine de couvertures
kakis que nous sommes allés chercher à Marseille. Le matériel de cuisine pour
collectivités ainsi que quelques tables et une centaine de chaises ont été
empruntés à une école locale pour la durée des vacances moyennant un petit don
à la caisse des écoles.
Maître X assisté par deux de ses slaves parisiens habituels a fait des merveilles en rétablissant et sécurisant l’électricité, surtout la lumière, dans ces grands bâtiments. C’était impressionnant de voir ces centaines de mètres de fils tirés puis cachés dans des gaines. Quel plaisir de voir toutes ces lampes allumées le soir dans des bâtiments qui n’avaient jamais vu la lumière depuis leur construction il y a près de 5 siècles. La chaleur de la pierre ocre était superbement mise en valeur. Les bâtiments nous parurent soudain miraculeusement plus vastes car certaines parties obscures ignorées jusqu’à présent étaient à notre portée. Lors de la visite Mouloud et moi échangeâmes un regard : nous venions immédiatement d’imaginer à installer un coin d’isolement de slaves punis enchaînés à la muraille dans tel recoin, à placer des cages à chien pour séjours de longue durée un peu plus loin. A notre passage des ombres insoupçonnées jusqu’à présent apparaissaient sur les murs suggérant tout le parti qu’une habile mise en scène pouvait tirer de ce lieu devenu encore plus magique. Cette vision fugitive nous permis, l’espace d’un instant, de rêver à l’organisation de fêtes, de défilés donnant à nos activités une grandeur théâtrale que seul un tel cadre pouvait permettre.
Notre
principal souci, en ce qui concerne l’aménagement des bâtiments, était la
distribution d’eau et la plomberie en général. La source d’eau provenait d’un
vénérable puits toujours en eau dans la cour et heureusement d’un branchement à
l’eau de ville. Seuls la cuisine, les étables, un point de la cour et dans le
potager étaient équipés d’un robinet. La question se posait de l’alimentation
en eau pour la toilette d’une quarantaine de jeunes pensionnaires et encore
plus de leurs sanitaires. Comment les disposer ? Combien de postes et
comment évacuer toutes ces eaux usées ? Il restait peu de temps avant
l’arrivée des colons, le coût des aménagements était non négligeable et une
modification radicale de l’aménagement intérieur n’était pas une urgence à
proposer aux propriétaires de la ferme qui n’étaient même pas au courant de
l’usage estival qui allait être fait de leur propriété. Ils trouveraient
sûrement à redire si on leur demandait leur avis d’installer un équipement aux
normes d’une colonie… de vacances classique ! Pour cela un profil bas et
conservateur fut choisi. Pas de rangées de cabines de douches modernes et de
lavabos dernier cri mais des aménagements spartiates : dans une auge à bétail
plusieurs robinets disposés sur une canalisation distribueraient l’eau et
chacun viendrait avec une cuvette en plastique y prendre la ration nécessaire à
une toilette rustique tout autant qu’efficace et hygiénique.
Le problème de l’eau chaude se posait. Je
proposai de disposer, sur une terrasse, de gros bidons en plastique de couleur
noire, trouvés dans la ferme et ayant
contenu des engrais liquides, de les remplir d’eau. Le soleil généreux nous
procurerait ainsi à peu de frais de l’eau tiède pour quelques douches au jet
qui pourraient être prises dans un coin dallé de la grande cour ou dans
l’ancienne écurie.
Quant aux toilettes qui dans les temps
anciens et jusqu’à peu d’années encore consistaient en une tranchée creusée en
terre le long d’un haut mur protégeant le potager de la vue de l’extérieur,
surmontée d’une baraque de bois abritant un banc à 2 trous cote à cote
comportant des méchantes planches mal assemblées à claire-voie en guise de
porte, il fallait aussi trouver vite une autre solution. Ma suggestion de
fournir à chacun une seconde cuvette plus petite et plus plate que celle
destinée à la toilette que l’on glisserait entre les jambes, étant à genoux,
qui recueillerait les excréments du corps de façon simple, visible et
contrôlable. En effet le huis clôt des cabinets était un redoutable endroit
d’isolement qui échappait au contrôle que l’on souhaitait avoir en continu des
participants de la colo. Le contact des mains avec l’organe géniteur, activité
souvent constatée dans ce genre de moment et de lieu bénéficiant d’un isolement
incitant à la débauche était surtout à éviter. Mouloud suggéra que lors de
l’usage public, à heure fixe dans l’emploi de la journée, de cette petite
cuvette, cet ainsi que nous allions l’appeler officiellement, il y ait un slave
qui soit chargé de la propreté de l’orifice qui venait de délivrer sa
substance. Cette suggestion fut très joyeusement adoptée. On discuta même de la
nécessité de prévoir une petite cuvette pour chaque colon ou une pour deux,
celui qui se délivre et celui préposé à la toilette de son orifice. Outre
l’économie d’achat des cuvettes la dernière suggestion favorisait la formation
par groupes de deux des volontaires, solution très pédagogique qui sera retenue
pour beaucoup d’autres activités. Mes deux slaves « assistants »
présents s’empressèrent de nous montrer la faisabilité de l’opération moyennant
un petit entraînement préalable. Il ne fallait surtout pas s’affaisser sur la
cuvette en se relevant ! Juste une habitude à prendre. Des slaves seraient
commis tous les jours à tour de rôle à la corvée de réunir les excréments et de
les évacuer vers le potager et de nettoyer soigneusement les « petites
cuvettes ». A coup sûr une activité régulière qui serait très appréciée
par beaucoup d’entre eux. En recouvrant les excréments immédiatement après leur
dépôt d’une fine couche de terre nous avions la solution la plus écologique qui
soit.
Voilà que nous venions de résoudre dans la
hâte et de façon particulièrement sage et économe les principaux problèmes
pratiques posés par l’accueil désormais très proche de nos premiers colons. La
coordination de nos actions, la complémentarité de nos décisions, l’efficacité
de l’exécution de ces décisions, l’absence de critiques ou d’avis divergent
firent que toute l’activité de ces derniers jours avait particulièrement soudé
notre équipe de direction. Chacun de nous les maîtres avions choisi parmi nos
slaves habituels deux d’entre eux comme « assistants ». C’étaient eux
qui depuis une semaine avant le jour J nous ont continuellement aidé dans les
préparatifs. C’étaient de bons gars en qui nous avions toute confiance. Nos
colons les appelleront vite des valets. Ce nom assez péjoratif sera parfois sur
nos lèvres dans des moments de tension ! Ces assistants furent aussi sélectionnés pour leur spécialisation. Ceux
de X étaient de bons artisans un peu taciturnes et silencieux à l’image de leur
maître. L’un était mécanicien spécialisé en autos mais aussi à l’aise dans tout
bricolage surtout du bois et du fer. L’autre plombier et électricien était
d’une grande conscience professionnelle : il allait spontanément contrôler
nos installations sans recevoir d’ordre de qui que ce soit. C’était son domaine
et il était son propre maître. Il lui était demandé cependant de justifier les
absences qu’il consacrait à son activité de maintenance. Mouloud avait choisit
un assistant passionné de photographie qui nous sera utile pour garder un
souvenir de ces jours qui allaient devenir mémorables. Son autre assistant
était tailleur ou du moins se débrouillait bien avec une machine à coudre.
Quant à mes assistants l’un était infirmier et l’autre animateur de jeunes. Ce
dernier se déplaçait toujours avec sa guitare et avait des dons évidents en
chants et il nous sera précieux pour l’organisation de veillées.
Maître
Erik
LA COLO Maitre ERIC
Ainsi la 2ème colo de la Bastide allait commencer sous peu. Quand je vois tout le travail fait pour en arriver là en un peu moins de 2 ans je pouvais en être assez fier. J’avais lancé l’idée sans trop y croire en pensant que ce pouvait être une bonne plaisanterie : annoncer un stage de formation ou d’entraînement d’esclaves de quelques jours, en été dans la chaleur de la Provence ! Au pire c’était la possibilité de racoler quelques larbins marginaux désoeuvrés qui se feraient manipuler à souhait en permettrait à leurs maîtres de passer quelques agréables jours de vacances en se faisant servir comme des pachas tout en jouissant d’eux à volonté et en leur permettant de jouir également du traitement dont ils rêvent tant. Le lieu fut assez vite trouvé : une vieille ferme dans une réelle bastide du 15 éme siècle, passablement défraîchie et même pour une partie en menace de ruine, mais totalement fermée sur l’extérieur et suffisamment spacieuse pour un séjour pratiquement en vase clos d’une trentaine de types. Son occupation était accordée moyennant la promesse de certains travaux de rénovation. Le principal problème était mon contact avec le propriétaire, X, Maître X ! J’avais rencontré X dans un club gay de Paris. Un superbe athlète mais quelque peu brut de décoffrage. Une brute tout court, même. C’était à l’évidence un manuel qui ne m’a jamais avoué son métier. J’admirais sa musculature et son endurance dans les rapports physiques qu’il pouvait avoir. En fait j’ai toujours échappé à sa fougue mais prenais un grand plaisir à mater la façon dont il usait et abusait de ses partenaires, j’allais dire ses victimes ! Sa présence comme « Maître » dans ma future entreprise était incontournable et me faisait présager de quelques divergences de vues quant à la conduite des opérations. La perspective de le voir prendre des décisions seul dans son coin sous prétexte qu’il était le patron des lieux ou de se mêler à l’organisation et la gestion de mon entreprise me faisait craindre une totale incohérence due à une absence manifeste de maturité, pouvant être désastreuse. Par contre nos discussions au bar autour d’un verre m’ont montré sa précieuse utilité : c’était un gars qui savait fabriquer des tas de choses de ses mains. La maçonnerie, la couverture, la charpente voire même la plomberie semblaient n’avoir aucun secret pour lui. De plus il avait une obsession : inventer et réaliser de nouveaux instruments de torture. Il travaillait le bois, le fer, les chaînes et le cuir. Il était fier de certaines de ses réalisations et les photos qu’il m’en montrait étaient éloquentes !
Ce n’était pas toujours de mon goût mais je dois dire qu’il y avait parfois une espèce de génie dans ses œuvres. Je crois qu’à ses yeux j’étais un peu trop intello, cérébral et timide dans mes appétits amoureux. Il m’a vu à l’œuvre plusieurs fois avec mes partenaires préférés et devait y trouver beaucoup trop de faiblesse pour traiter les sujets correctement. De ce point de vue j’avais bien plus d’admiration pour lui que lui pour moi. Nous nous serions vite ignorés l’un l’autre si je n’avais pas un jour, donné mon avis sur un chevalet de sa création destiné à exhiber un malheureux slave. J’avais osé suggérer une simplification dans la construction et une amélioration esthétique qu’il avait beaucoup appréciées. Du coup chaque fois que nous nous trouvions ensembles nous parlions de bricolages pour améliorer les tourments et les exhibitions de ses protégés. Cette estime pour mes idées s’est transformée en respect physique.
Je craignais, tout en le souhaitant parfois tout de même un peu comme nous le verrons plus tard, d’être obligé un jour de passer par ses mains et d’expérimenter moi-même les améliorations techniques, dont j’étais l’auteur, de ses instruments ou de ses manipulations. Il n’en fut jamais rien jusqu’à présent car peut-être craignait- il que sa brutalité m’incommode au point de tarir ma contribution à son étrange commerce. Un jour que je l’observais en pleine action dans ses œuvres de manipulation de chaire humaine et que je trouvais son zèle particulièrement poussé, à la limite du soutenable, je me suis permis de l’interrompre en lui parlant de nos affaires techniques. Il a eu le bon goût d’arrêter immédiatement son scénario en cours et a, à l’évidence, compris ma désapprobation sur sa prestation. Pour atténuer les effets de mon intrusion dans son entreprise et en guise d’exemple je pris la liberté de jouer avec son souffre-douleur d’une façon que j’estime plus convenable pour stimuler nos plaisirs respectifs. Ce que X et son slave ont finalement bien accepté. Cette aventure m’appris qu’il était possible sinon de raisonner X du moins de divertir ses actes vers quelque chose de plus conforme à ce que je croyais souhaitable de faire.
La rencontre avec Mouloud, Maître Mouloud, mon deuxième partenaire dans la colo de la Bastide fut assez surprenante. C’était un hyper actif, toujours de bonne humeur et plein d’entrain. Un meneur. Un caïd le jour à Barbès et la nuit dans la rue St Denis ou dans le Marais. Physiquement, dans la rue il aurait pu passer presque inaperçu. Il ressemblait par sa taille, sa démarche et sa tenue jean à de nombreux Beurs de la capitale, assez bronzé de peau et svelte bien que musculeux. Zéro pour cent de matières grasses ! Il avait surtout une bouille peu commune et que je trouvais très agréable à regarder, le blanc des yeux et des dents se détachant sur le brun de sa peau d’une façon particulièrement remarquable er séduisante. A croire qu’au 1er abord il allait d’abord vous désirer et vous ensorceler de ses yeux puis dans la seconde qui suivait, ayant rapproché son visage du vôtre, qu’il allait vous embrasser voluptueusement sur la bouche et poursuivre très vite la découverte et la possession du reste de votre corps.
J’ai fait sa connaissance par un incroyable hasard. Il faut vous avouer que je suis très attiré par certains vêtements qui prennent une grande place dans mes phantasmes. Il n’y a pas de sexe sans nudité mais certains vêtements, certains tissus sont capables de décupler mon plaisir avec le sexe et le corps. C’est ainsi qu’un jour j’ai arpenté le quartier de Barbès et ses fripiers traditionnels à la recherche de robes longues que les hommes portent habituellement en Afrique du nord. Ces longues gandouras de tissus légers me font tout de suite penser au sud, à la chaleur et donc à la nudité qu’elles cachent sous leur finesse. De plus elles font aussi penser à la tenue des anges, des jeunes communiants, des enfants de chœur et donc de la religion, bref une partie de leur mystère est dans le rapport avec le sacré. Les ombres créées par leurs plis contrastent avec la rigueur virginale du tissu dont elles sont faites et ajoutent au mystère en présentant une variation constante du message de pureté originelle qu’elles sont censées montrer et transmettre au voyeur
. Mouloud était dans une de ces boutiques remplies jusqu’à la gorge de tissus et de vêtements exotiques. Pour explorer le fond du commerce il fallait se faufiler dans l’unique et étroite allée au centre du magasin, s’éviter difficilement à deux de front tant le seul passage y était étroit. Mouloud était à son affaire, il déployait tous ses charmes de séducteur pour vanter sa marchandise, non sans réel succès. L’ennui est que pour moi ces vêtements n’avaient pas d’histoire, seule leur esthétique comptait. Alors lequel choisir? Plusieurs d’entre eux m’alléchaient. Après quelques hésitations entretenues par le plaisir de faire durer cet agréable moment, de côtoyer de très près encore et encore cet homme hors du commun, de le frôler à le toucher et qui vous fait de charmants sourires et de rêver à l’usage forcément restreint de ces habits eux aussi hors du commun je décidai une fois de plus de revoir le fond de la boutique
. Il y avait dans un renfoncement une petite place de libre avec une chaise, le seul siège du vendeur, une machine à coudre professionnelle et une tablette encombrée de journaux, de boisson et autres affaires personnelles. Je demandai à voir de plus près un des vêtements accrochés dans les hauteurs. Mouloud, empreint d’une soudaine familiarité due au temps que nous venions de passer ensemble à s’éviter poliment dans un si petit espace, pris appui sur mon épaule pour monter sur sa chaise afin de décrocher l’objet de ma convoitise. C’est alors qu’il fit tomber de sa cachette des magasines gay que je reconnus facilement spécialisés dans le SM. Il en fut à peine gêné ayant lui aussi trouvé en moi un certain intérêt. Le plus remarquable fut que nous avions été capables de comprendre en un instant et sans parole ce que nous étions l’un et l’autre. L’arrivée intempestive d’un autre client nous empêcha d’aller plus avant dans notre découverte mutuelle. Ce fut chose faite de façon mémorable le soir même dans un sauna parisien. Nous avons été tour à tour maître et soumis, voluptueusement. Le plaisir de nos ébats ne s’est pas encore atténué jusqu’à présent. Quel bonheur. Mouloud est un superbe ensemble de muscles recouverts d’une peau agréablement foncée et incroyablement fine et douce au toucher, comme un prépuce sur une queue bandée de jeune garçon en rut.
Dans mon projet de « colonie » je rêvais d’utiliser des tissus pour créer des habits particuliers, des uniformes ou des déguisements à thèmes et encore pour des décors, pour des voilages. Il me fallait un spécialiste, un sorcier de la machine à coudre, un connaisseur de la diversité des tissus pour donner corps à ces rêves. Mouloud était mon homme et quel homme !
Mouloud avait cependant un jardin secret, ses origines. Né en France de parents maghrébins il était bien intégré dans son pays de naissance et prenait beaucoup de liberté par rapport à sa culture familiale. Il se vantait d’être moderne et acceptait de plaisanter sur certains aspects de la religion héritée de ses pères. Il fustigeait violemment les extrémismes. Jusqu’où irait-il dans le projet de colonie, quelle sera son éthique personnelle devant des situations nouvelles que cette aventure ne manquerait pas de susciter.
A Barbès, Mouloud avait connu les bandes de jeunes du quartier. Il les connaissait encore. Il parlait leur langage et connaissait bien leurs habitudes, leur comportement en groupes, leurs discussions, leurs points d’intérêt, leur rapport avec le sexe et les jeux du corps. Là aussi Mouloud devrait nous être d’un grand secours pour le recrutement de nos futurs colons. Je l’ai vu à l’œuvre le Mouloud pour racoler de supers étalons sauvages dans nos aventures nocturnes. Un orfèvre passablement roublard, à surveiller et à tempérer dans son ardeur de sergent recruteur peut-être parfois trop zélé.
A nous trois, X, Mouloud et moi, nous avions des appétits pour des esclaves assez différents et complémentaires. X, vous l’aurez compris prenait son pieds avec des slaves très physiques. Son plaisir était de faire mal, physiquement d’abord, quelque soit la capacité du slave à recevoir physiquement et mentalement les coups et mauvais traitements. Plus c’était dur et plus il se faisait respecter. Certaines de ses victimes, si elles avaient dépassé le cap de la révolte contre leur brute de Maitre, montraient une certaine fierté d’avoir encaissé plus qu’ils n’auraient espéré et fleuretaient plus ou moins volontairement avec une véritable escalade de violence et de douleur acceptées. La question était de savoir jusqu’où ne pas aller trop loin pour continuer le stage avec X, sans perdre la face auprès des copains et risquer l’expulsion avant la fin de la colo! Par la violence physique il neutralisait le mental de ses victimes, il anesthésiait leur capacité de révolte et imposait sa domination. La soumission de ses colons était impressionnante. Leur silence ou sidération et leur discipline étaient étonnantes. Leur capacité d’endurance à la fin du stage était notablement plus élevée qu’à leur arrivée à la colo. Une véritable fraternité liait les slaves qui avaient passé le plus de leur temps avec X. X jouissait en silence de la manipulation de ses slaves. Son langage habituel était simple, encore plus pour ponctuer ses faits et gestes avec eux. L’expression verbale de la douleur de ses protégés ne devait pas être trop forte, il ne fallait pas qu’il soit dit que c’étaient des mauviettes incapables de supporter la douleur. Lui ne parlait pas beaucoup à ses slaves mais ses silences et ses regards suffisaient à faire passer les messages. Il était peu généreux en affection et gratitude. Lorsqu’un slave avait été particulièrement méritant son estime pour lui était souvent manifestée par un petit sourire et une tape virile dans le dos, entre hommes. Par contre un slave en conflit avec Maitre X pouvait devenir particulièrement malheureux. En fait X avait un assez bon flair pour choisir ses slaves. Lors de leur première prise en main il était capable de sentir les meilleurs candidats à retenir pour lui. Très vite il savait ceux qui résisteraient à la douleur physique avec stoïcisme et fierté silencieuse. Il laissait les autres, avec quelque mépris, aux autres Maitres.
Mouloud était radicalement différent de X dans son attitude vis à vis de ses colons. Il fallait qu’il parle, qu’il leur parle et soit entendu d’eux et qu’eux lui répondent et lui disent d’une façon ou d’une autre ce qu’ils pensent de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Cette tchatche avait souvent le don d’énerver X. Pour Mouloud, son plaisir était aussi dans le dialogue avec ses slaves comme s’il avait besoin d’être rassuré de leur participation avec leur esprit et pas seulement dans leur corps de viande et d’os. Bien sur c’est lui qui imposait sa volonté au slave mais il avait le don de lui arracher son accord et sa participation continuelle tout au long de son scénario de domination. Oui il voulait être continuellement reconnu, pas seulement en gestes mais aussi en paroles ou murmures ou sons venant du slave, comme dominateur et Maitre.
Quant à moi, je trouvais mon plaisir dans le plaisir de mes soumis. Leur jouissance me faisait jouir. Je les aidais à découvrir leur plaisir dans la soumission. L’acte de domination physique ne faisait qu’illustrer leur soumission mentale qui était très importante pour moi. Le plaisir d’induire la soumission physique et mentale n’est pas (seulement) la possibilité de se donner le sentiment de posséder l’autre mais c’est bien plutôt se donner ensemble l’un à l’autre, s’unir, se fusionner, s’uniformiser et donc mettre en commun cette force vitale en synergie. Le soumis attend beaucoup de son Maitre et le Maitre beaucoup de son soumis ! Pour cela, et comme Mouloud, je donnais beaucoup d’importance à la parole dans le rapport avec le dominé afin d’être en phase l’un et l’autre dans la progression vers cette union. Mais ma parole était plutôt murmure que vocifération, destinée au seul soumis, pas à l’entourage, aux témoins éventuels de l’acte de soumission. Le Maître qui domine son soumis ne dois pas avoir besoin d’élever la voix si le soumis est vraiment soumis ! Je me souviens de mon service militaire dans la Marine, au cours des « classes ». Notre second Maitre qui commandait notre section d’appelés était d’un grand calme et lorsqu’il nous initiait à la marche au pas il n’élevait pas la voix, ses commandements étaient entendus, car lui seul parlait, tous nous l’écoutions comme un seul homme. Ce groupe de jeunes hommes que nous formions venant de toute la France et de toutes origines, portant depuis quelques heures à peine les mêmes habits tous neufs de marins, et qui était tendu vers une seule et même action, de marcher ensemble du mieux que possible comme pour ne former qu’un seul homme, m’a fortement marqué comme nous y reviendrons plus tard.
Ainsi les trois Maitres que nous étions, avec nos grandes différences mais avec cette forte pulsion commune d’investir du temps dans l’organisation de cette colonie quelque peu particulière, allions dans quelques jours avoir en face de nous la seconde promotion de nos jeunes volontaires. Ces derniers seront également très hétérogènes dans leurs motivations. Ceux de l’année dernière…
A suivre
editeurs auteurs textes a soumettre
si vous voulez vous faire editer ,n'oubliez pas de vous rendre sur mon blog principal bruno s http://www.brunospartak.canalblog.com/
récit
J’avais eu jusqu’alors une vie érotique on ne peut plus hétéronormée : vie de couple et jeux érotiques de domination/soumission avec ma partenaire, assumant, moi, la fonction de dominance. Rien de SM, mais plutôt, directives autoritaires, exhib’ forcées, dilat’ anales, mises à dispo de ma partenaire, codes (dont vestimentaires, comportementaux) et scenariis stricts.
Il paraît inévitable, à un moment donné, de finir par s’interroger sur l’origine de cette forme de passion érotique. Je ne parlerai pas de ma partenaire, mais de l’introspection que j’ai effectuée, en essayant d’être le plus honnête possible envers moi-même.
Je suis d’abord parvenu à me faire un premier aveu :
Il ne m’aurait pas déplu, à l’occasion, d’inverser les rôles et de faire la « femelle soumise » auprès d’un homme (mis pas d’une dominatrice), dont j’aurais été « la chose ».
J’ai dû admettre que c’était là un de mes fantasme. Et en conséquence, je me suis demandé si la soumise dont je m’occupais n’était pas, finalement, une projection inconsciente, fantasmée, de moi-même… Ouvert d’esprit, c’est quelque-chose que j’ai rapidement tenu pour acquis, sans honte, et en me promettant de l’expérimenter. Vous lirez le déroulé de cette première expérience un peu plus bas dans cette page. Mais l’axe « principal » du scénario était d’emblée établi à mes yeux : je devais être à genoux, éventuellement féminisé, et contraint à pomper, en subissant des mots crus, et surtout, à la fin, devoir avaler de force la semence… Tout cela était très « oral », même si j’ai entrepris, à la même époque, les lavements anals et les séances de plug. L’idée était de me former un personnage très « salope », disponible « de partout » pour son dominant.
A propos de la féminisation, que j’évoque ci-dessus, je vais expliquer ce dont il s’agit : il ne s’agissait pas de mimer une caricature de folle, mais, éventuellement, d’être un peu travesti, épilé en tous cas. Ayant un physique mince, peu pubère et les traits androgynes, je n’ai jamais craint le ridicule. Mais d’autre part, cela implique que le partenaire ait le goût des femmes, qu’il soit donc bi. Car je conçois qu’un gay100% apprécie forcément un imberbe, passif, féminisé et « salope ».
Pour revenir au thème de l’oralité, dont j’ai parlé plus haut, je dois vous faire part d’un souvenir d’enfance. C’est un souvenir « bien innocent », ai-je décrété à l’age de raison (sur le moment, ça a été un peu différent…). Je n’ai jamais refoulé ce souvenir (même si à l’époque je l’ai tu). Je l’ai toujours porté en moi, sans problème. Je vais essayer de vous le relater :
Jeune enfant ma mère me conduisait le mercredi matin chez ma nourrice, qui avait un fils de 4 à 5 ans plus agé de moi, certes « travaillé par ses hormones » (vous le verrez), mais pas encore « mature » (vous le verrez aussi).
Un jour que la nourrice fait couler un bain, elle nous installe ensemble (par soucis pratique, ou d’économie d’eau chaude) dans la baignoire remplie, et sort en fermant la porte, nous laissant nous débrouiller pour nous laver. C’est lui qui enfile le gant et qui entreprend assez rapidement de me le passer dans la raie des fesses, sous les bourses, etc. Puis il m’ordonne, sans appel de m’agenouiller entre ses cuisses, où je constate avec terreur qu’il est en érection. Alors il me dit fermement qu’il faut que je le suce. Et sans résister, mais avec une honte indéniable, je commence à m’exécuter. L’extrémité de sa bite est hors de l’eau, mais une bonne moitié est immergée. Me contraignant par la tête, j’ai par instants le nez sous l’eau, en apnée, mais je peux respirer lorsqu’il relache son étreinte. Ce jeu dure quelques minutes puis, dans un râle discret il… urine dans ma bouche, m’intimant l’ordre de tout avaler. Ce que je fais, dans un mélange de honte, de dégout et de… plaisir, ou du moins de trouble excitation. Son organisme immature n’était pas prêt à la production de sperme, son plaisir s’est donc répandu en urine…Ces jeux ne se sont pas beaucoup reproduits car, par un fait indépendant, j’ai changé de nourrice quelques semaines plus tard, et n’ai jamais revu le jeune gar9on.
Il ne paraît pas idiot de penser que cette scène homo/soumise soit la matrice de mon fantasme. Pour la suite, j’ai grandi « hétéronormé » et donc ai fréquenté de nombreuses demoiselles, jusqu’à celle dont je vous ai parlé en début de ce récit, et dont la relation de dominance m’a fait prendre conscience d’un vrai fantasme, « réciproque », si je peux dire, homo/femelle-soumis(e).
Alors même que nos jeux érotiques battaient leur plein, il m’arrivait de me branler solitairement, en me projetant des images de moi-même baisé en bouche, sans ménagement, à quatre pattes, pendant qu’une bite me labourait le cul.
Afin d’être cohérent avec moi-même, et pour ne pas rester frustré, j’ai décidé de chercher quelqu’un…
Je contacte ainsi un mec « réciproque », c’est à dire bi et assez macho (dominant, autoritaire…), pour être « sa pute ». On se met d’accord pour un scénario et un rendez-vous. Surtout : plan direct, pas de bla-bla.
Au préalable, je me prépare et me conditionne consciencieusement : je rase délicatement le peu de poils que j’ai : pubis, anus, cuisses. Long bain très chaud et parfumé. Lavement anal pour être tout propre, suivi d’une séance de plug afin de me dilater et m’assouplir. Il a souhaité que je le reçoive en string-dentelle, mon corps juste couvert d’une robe de chambre éponge qui sera entrouverte.
Je glisse dans la fente du lecteur un DVD X hétéro, comme il l’a demandé.
Ça sonne, j’ouvre. Entre deux âges. Visage ni laid ni beau : quelconque… Cheveux gris bouclés (il a menti sur son âge, je m’en fous), mi-longs. Trapu, plus petit que moi, un peu bedonnant, velu. Parfait !
A peine la porte refermée il me fait me retourner et me palpe le cul, qu’il dit que j’ai joli et petit, et que dans le string ça fait très petite pute.
Directement, il s’installe à l’aise sur le canapé, me fait lui ôter ses souliers et enlève pantalon et slip, gardant sa chemise. Il m’ordonne de m’agenouiller. Lui est face au film X, mais moi, je n’ai que le son. Ambiance… Je ne porte plus que le string maintenant. Son pubis est touffu. Le membre est mou encore, modeste, mais une goutte d’excitation perle déjà… De la vidéo, j’entends les filles gémir et couiner.
Il me dit que je vais être une bonne suceuse, très gourmande et bien appliquée… que ma récompense sera « liquide, chaude et savoureuse », MAIS à condition que je la mérite, c’est à dire si je fais tout bien ce qu’il dit, et si je manifeste mon plaisir et mon abnégation.
J’en meure d’envie ! ! ! ! Et je le lui dis, sur un ton de supplique.
Par les cheveux, brusquement et sans rien dire, il me plaque alors contre sa queue encore molle. Sa chaude odeur intime m’excite… son liquide séminal enduit mes narine, mes lèvres et mes joues. Il ordonne : alors je lèche ses couilles, la verge, et le gland, selon qu’il me dirige. Sa queue est raide lorsqu’il me l’enfourne d’autorité en bouche. Comme elle est « raisonnable », mes lèvres atteignent ses testicules : je « l’ai » en entier, jusqu’à la gorge comme on dit, et c’est comme ça que je préfère. Alors il me dirige. Va et viens. Il dit qu’il veut m’ENTENDRE dévorer sa bite.
Je m’exécute : bruits de bouche, salive, succion… beaucoup de salive. Et gémissements langoureux. Je m’applique, il m’encourage et me félicite : je suis une « vraie » gourmande, une bonne petite pute qui aime ça, etc.
Il temporise : il sort sa queue luisante de salive, et la frotte sur mon visage. Puis il joue au jeu de « l’attrappe moi » : il l’approche, j’essaie de la gober, il se retire ou bien me donne un coup de bite sur le nez, les joues. J’exprime ma frustration, j’essaie d’être plus rapide que lui. Mon visage est maculé de salive est de liquide séminal.
Moi-même je mouille : un filet, élastique, rejoint le parquet, où il y a aussi quelques gouttes.
Il m’ordonne de le branler, il veut que je le regarde dans les yeux. J’ai le droit de donner quelques coups de langue. En fait, il mate le porno, et manifestement il aime ce qu’il mate…
Enfin, il a l’air d’être « prêt » car il remet sa bite au fond de ma gorge. Il tient ma tête de ses deux mains, en m’imposant SON rythme, SON va-et-vient. Ainsi qu’il l’a exigé, je salive toujours beaucoup (je n’avale pas ma salive, mais la garde en bouche. Du coup, cela coule un peu)!
Et puis sans prévenir, il me plaque brutalement contre son ventre pour éjaculer. Sa queue à des spasmes, lui pousse des soufflements rauques, et je reçois vraiment tout. Il me l’impose, en tenant fermement ma tête!
A dire vrai c’est une surprise. Je pensais qu’il voudrait mon cul, et qu’il jouirait de façon protégée… mais non. Parfum brûlant, consistance troublante du sperme, qui me rendent fou d’excitation. Je le sens s’affaisser un peu, dans les bruits de gorge que je fais en avalant amoureusement. Il dit que c’est précieux et que je ne dois pas en perdre une goutte. Aussi je m’applique, car c’est précieux pour moi aussi. Il veut maintenant que je lave délicatement sa queue : je m’exécute avec ma langue et avec beaucoup de douceur. Je lèche ses bourses velues maculées de ma salive et de sa semence. Puis il me fait lécher mes doigts maculés de son sperme.
Il me félicite : je suis une bonne « bouche ». « J’aime ça », la prochaine fois dit-il, il s’occupera de mon petit cul, qu’il me palpe, et l’anus. Je suis à 4 pattes, je me cambre. Il m’enlève le string, essuie avec sa queue une dernière fois et me le met en bouche.
Il voit bien que je bande ! Il m’ordonne de me branler en matant le film X.
Je suis un peu honteux de faire ça devant quelqu’un, c’est la première fois, mais je ne suis plus à cela près, et puis j’en ai si envie…
Il s’est rassis sur le canapé et à un moment, il me remet à genoux en face de sa queue (maintenant molle) pour m’ordonner d’éjaculer sur son sexe. Je ne tarde pas jouir à gros bouillons en visant bien où il me l’a indiqué. Alors il m’enlève le string de la bouche et m’ordonne de le relècher de nouveaux afin de bien nettoyer son pubis ainsi que sa verge du sperme que j’ai répandu. Il plaque mon visage sur ses testicules, son aine. Puis m’interrompt au bout d’un moment. Il s’essuie de nouveau avec le string, m’essuie également le visage, et enfin me le remet en bouche.
Il dit que j’ai « un bon potentiel de soumission et de perversité », qu’il me rappellera.
Et il s’en va sans rien ajouter... A son départ, à peine 20 minutes se sont écoulées et j’ai une petite culotte pleine de 2 spermes et de salive dans la bouche. Et j’ai adoré ça…
roman inachevé d'un auteur inconnu
MERCREDI 9 JUILLET 1997
La
fraîcheur du matin me réveille vers les 5 heures. Malgré mes chaînes et mes
fers, j’ai passé une excellente nuit. J’attends l’avenir avec optimisme et rêve
déjà de mon futur Maître, le Prince MIGUEL et NOËL 1997 me semble encore bien
loin. Dans cette attente, je suis prêt à servir de mon mieux mes nouveaux
MAITRES et à apprendre vite le métier de cultivateur et de régisseur pour
rentabiliser mon acquisition. Aucun regret sur ma vie passée ne
m’effleure ; j’ai vraiment tiré un trait sur mon passé. Je ne me fais
aucune illusion sur les difficultés qui m’attendent car la vie d’un esclave
dans un domaine agricole n’est pas une sinécure. Les fers, les chaînes, ma
nudité sont là comme un sévère avertissement sur ce qui m’attend. Grâce aux
stages que j’ai effectués à l’intérieur de l’Association, je me suis blindé et
suis prêt à tout subir pour donner entière satisfaction à ceux qui m’ont acheté
et réduit définitivement en esclavage.
Le
grincement de la porte au bas de la tour dans laquelle je sui enfermé met fin à
mes rêveries et me plonge dans la réalité du moment.
ANTONIO
pénètre dans la cellule. Je m’assois sur ma paillasse avec un bruit métallique
pour le saluer. Il m’apporte une soupe aux choux avec un quignon de pain que je
dévore rapidement. ANTONIO me regarde avec un air dubitatif. Il nous est
difficile de dialoguer ne connaissant pas la langue espagnole mais je devine
ses interrogations. « Comment un homme né libre peut-il devenir esclave
volontaire ? » « alors que lui rêve, en son for intérieur, de
devenir libre ». Lorsque j’ai fini de manger ma maigre pitance, il reprend
l’écuelle et repart sans oublier de fermer à clef la porte de ma prison.
Une
demi-heure après, il revient et détache
la chaîne qui relie mon collier de fer à l’anneau scellé dans le mur et me tire
de ma paillasse en m’ordonnant en espagnol de me lever et de le suivre. Il me
traîne derrière lui tel un chien tenu en laisse et me conduit vers l’écurie des
chevaux en me faisant traverser la cour du château. Sur le trajet, je rencontre
quelques esclaves ou serviteurs libres qui sont déjà au travail. Aucun ne fait
attention à moi comme si ma présence et ma tenue étaient naturelles à cet
endroit. Arrivés à l’entrée de l’écurie, ANTONIO relie ma chaîne à une barre en fer qui traverse l’écurie de telle
façon à permettre à l’esclave enchaîné d’être libre pour travailler sans
pouvoir s’enfuir. Il me donne une fourche et une brouette et me fait comprendre
que je dois enlever le fumier de la vingtaine de stalles réservées aux chevaux
des MAITRES et repars à ses activités.
Je
suis heureux de cette situation et commence mon ouvrage avec cœur. De temps en
temps, un lad, âgé d’une trentaine d’années, de condition libre, vêtu d’un
vieux jean et d’un débardeur rouge, vient sortir un cheval, en ramène un autre
à l’écurie sans qu’il fasse attention à ma présence. Je charge la paille
souillée par les déjections des chevaux dans la brouette et vais la verser sur
un tas de fumier installé à la sortie de l’écurie. La barre de fer qui me
retient à mon ouvrage va jusqu’à cet endroit.
Vers
les neuf heures du matin, FIDELIO, vêtu uniquement d’un short bleu satiné,
vient me rendre visite. Je suis heureux de le revoir.
« Bonjour
ALEXIS, me dit-il, as-tu passé une bonne nuit ?
- Très
bonne, lui répondis-je, je suis très content d’être là.
- Le
MAITRE veut te tester en te faisant supporter un début d’esclavage dur car il
veut s’assurer par lui-même de tes limites avant de t’offrir à son frère MIGUEL
et de t’envoyer travailler à la ferme. Par ailleurs, il veut aussi que tu
apprennes et parles correctement la langue espagnole avant de te lâcher au
milieu des autres esclaves agricoles. Aussi, il m’a désigné pour être ton
professeur d’espagnol. Tous les jours, entre treize heures et quinze heures, je
te donnerai des cours dans ta cellule de la tour.
- D’accord
FIDELIO, tu feras un merveilleux professeur !
- Je
sais et m’en réjouis également. As-tu besoin de quelque chose ?
- Non,
comme le veut la règle, l’esclave doit se satisfaire du traitement imposé par
le MAITRE et ne jamais réclamer. D’ailleurs, en vérité, je n’ai besoin de rien.
- Alors,
bon courage, continue ton travail, je vais rejoindre le Prince José Adriano DE
SAN GIONO pour préparer ses affaires car il doit se rendre à SALAMANQUE pour la
gestion de ses domaines. A bientôt !
- A cet après-midi, lui dis-je en lui faisant
un signe amical.
Je le regarde s’éloigner. Il est mignon dans son
petit short. Je reprends mon
travail
jusqu’à midi. Le soleil commence à chauffer. Heureusement, à l’intérieur de
l’écurie, il fait frais et ma nudité me permet de supporter ce temps.
Tout
en travaillant, je rends grâce silencieusement au Prince José-Adriano de me traiter ainsi. Il a très bien compris
l’entité de mon être. En adhérant à l’Association, n’est-ce pas ce genre de vie
que je recherchais ? Je ne pense pas que ces conditions auraient plu à mon
jeune ami. Il est fait pour être l’esclave personnel d’un grand SEIGNEUR, vivre
dans le luxe des châteaux mais pas se trouver au plus bas de l’échelle des
esclaves et exécuter les plus basses besognes comme moi.
Je
continue mon travail de nettoyage des stalles. Je fais attention de ne pas être
l’objet de ruade de la part des chevaux qui ne me connaissent pas lorsque je
pénètre dans une stalle occupée par son locataire. Je leur parle et leur dit en
les caressant que je suis le nouvel esclave de la famille DE SAN GIONO.
Vers
les onze heures, un jeune cavalier d’une vingtaine d’année, vêtu d’une chemise
blanche en soie, d’un pantalon de cavalier vert et de bottes noires, se
présente à l’écurie. Ne le connaissant pas, je continue mon travail après
l’avoir salué respectueusement en Français. Soudain, il s’adresse à moi dans sa
langue natale, d’un air menaçant. Je ne le comprends pas et j’essaie de le lui
faire deviner. Il me menace de sa cravache en désignant un bel étalon noir.
- Pardon,
Monsieur, vous voulez que je détache ce cheval, lui dis-je en m’approchant de
la stalle de l’étalon ?
- Si,
……… poursuit-il en espagnol
Je détache le cheval et le conduit à l’extérieur de
l’écurie et l’attache à un
Anneau
scellé sur le mur. Je regarde humblement le jeune SEIGNEUR qui s’agite toujours
devant moi me menaçant de sa cravache. J’essaie de saisir ses ordres tout en
lui présentant mon dos nu s’il désire le frapper. Un coup sec zèbre mon dos par
surprise et un cri de douleur ne peut s’échapper de mon être bien que je
m’attendais à cette réplique. Après ce coup, le jeune homme s’apaise et me
parle soudainement en français.
« Esclave,
dit-il avec un accent fort prononcé mais en excellent français, je veux que tu
équipes mon cheval » et me montre de sa cravache la sellerie, installée à
100 mètres de l’écurie.
Je
me dirige aussitôt à l’endroit qu’il m’indique mais je me doute que la chaîne
de mon collier ne me permettra pas d’y accéder. Effectivement, à trois mètres
de la porte, je suis bloqué. Je lui montre qu’il ne m’est pas possible d’aller
plus loin.
En
colère, il s’approche de moi. Sentant qu’il va passer ses nerfs sur moi, je
m’agenouille à ses pieds, prêt à subir sa fureur. Il abat sa cravache sur sa
botte, n’osant pas renouveler son acte de violence sur moi. Il ouvre la porte
de la sellerie et y entre pour prendre l’équipement de son cheval et reviens
vers moi toujours agenouillé. Il le pose sur mon dos et m’ordonne de rejoindre
à quatre pattes son étalon qui nous attend avec de fort hennissement. J’obéis.
Cela me rappelle les exercices habituels de mes stages au sein de
l’Association. Près du cheval, je me relève en faisant attention de ne pas
faire tomber à terre des éléments de son harnachement que je porte sur le dos,
ce qui m’aurait valu sans doute encore un coup de cravache bien asséné. Le
cheval est prêt et le jeune SEIGNEUR est satisfait. Il m’ordonne à nouveau de
me mettre à quatre pattes pour lui servir de piédestal pour monter plus
facilement sur le dos de son cheval. Aussitôt dit, aussitôt fait, je sens le
poids du jeune SEIGNEUR sur mon dos puis le départ rapide de l’étalon qui
emmène son MAITRE dans une course effrénée à travers la campagne espagnole.
Je
reprends mon travail. Je ressens la brûlure faite sur mon dos par le coup de
cravache. Elle doit être assez longue. Je demanderai à FIDELIO de me la
décrire.
Un
peu après-midi, le jeune SEIGNEUR revient de sa virée. L’homme et la bête ont
chaud. Je suppose que la promenade a été menée à un train d’enfer. Sans même en
avoir reçu l’ordre, mais comme j’ai été éduqué, je m’agenouille à quatre pattes
aux côtés du cheval pour faciliter la
descente du jeune SEIGNEUR. Le jeune lad arrive à ce moment là et prend en
charge le cheval. Toujours à quatre pattes auprès du jeune homme, celui-ci me
montre, du bout de sa cravache, ses bottes à lécher. Ce n’est pas l’acte qui me
répugne, j’y suis, depuis longtemps, habitué et c’est l’abc de tout élève
esclave, auquel on enseigne les premiers rudiments de la soumission ; mais
j’ignore si je dois obéir et lécher les bottes d’un inconnu. Que dira, le
Maître, s’il l’apprend. Pour certain, l’esclave doit obéir à tout homme libre,
pour d’autres, ce geste de soumission et de déférence doit être réservé au seul
MAITRE de l’esclave.
« Alors,
tu lèches, chien, ! » dit-il d’un ton sec en faisant vibrer sa
cravache au-dessus de ma tête !
Habitué
à ces ordres secs et sans réfléchir, j’obéis sur-le-champ et ma langue caresse
ses bottes. La scène dure jusqu’au retour du jeune lad qui assiste à la fin de
ma soumission d’un air goguenard. Il baragouine quelque chose en espagnol avec
le jeune SEIGNEUR. Ce dernier le renvoie à ses affaires d’un ton sec.
« Relève-toi,
chien, et va à ton travail ! Le
Prince José-Adriano a fait une bonne affaire en t’achetant. Tu es un bon
esclave. Je l’envie !
- Merci,
Monsieur, lui dis-je respectueusement. »
Je termine le nettoyage de la dernière stalle quand
je vois
apparaître
ANTONIO. Ce dernier vient me rechercher pour me reconduire à ma prison. Il inspecte mon travail et à son attitude,
je comprends qu’il en est satisfait. Il regarde ma blessure au dos et je devine
que dans son jargon, il me demande qui a pu me faire cette marque. J’essaie de
le lui expliquer. Il a un haussement d’épaule puis ce sera le silence entre
nous. Il me détache de la barre et me ramène jusqu’à ma cellule. Nous
retraversons la cour d’honneur. Quelques personnes discutent devant le perron
du château. Les regards se portent sur moi et je sens leur insistance. Un bref
passage de honte me monte à la tête mais s’échappe rapidement.
Dans
la geôle, il me rattache à l’anneau scellé dans le mur et me donne une boîte en
fer dans la quelle se trouve ma pitance ainsi qu’une bouteille d’eau en
plastic. Il s’agit d’une sorte de ratatouille dans laquelle flottent quelques
morceaux de viandes. Affamé, je dévore le contenu de la boîte en fer dès le
départ d’ANTONIO. C’est juste pour un travailleur de force et après avoir avalé
la ratatouille et mangé le morceau de pain, mon ventre crie encore famine. Il
faut que je patiente un peu avant d’en parler à FIDELIO car l’esclave doit
toujours se satisfaire de ce que son MAITRE lui donne. Il ne doit jamais réclamer.
Toutefois j’estime que si le rationnement de nourriture peut m’empêcher d’exécuter les tâches qui me
sont confiées, il est de mon devoir de le faire savoir au MAITRE.
En
attendant l’arrivée de FIDELIO qui doit commencer mon apprentissage de la langue
espagnole, je m’allonge sur ma paillasse pour faire une petite sieste.
Au
début de l’après-midi, comme convenu, mon jeune ami, toujours vêtu de son short
bleu, arrive dans ma cellule.
« Ca
va ? », me questionne-t-il en entrant
- Pas
de problème, FIDELIO, dis-je en me levant de ma paillasse dans un bruit de
ferrailles.
Il est très enjoué et me raconte la matinée qu’il a
passée avec son MAITRE.
Soudain,
il aperçoit la zébrure rouge de mon dos.
« Qu’y
t’a fait cela ? », dit-il d’un air courroucé.
« Un
jeune seigneur qui est venu chercher son cheval, alors que j’étais occupé à
nettoyer l’écurie. Comme je ne comprenais pas ses ordres dictés en espagnol et
que, de ce fait, je ne le servais pas assez vite, il m’a violemment frappé de
sa cravache alors que je lui tournais le dos pour aller sortir son cheval noir.
Puis, il m’a parlé en français correct et m’a également contraint à
m’agenouiller devant lui pour lui servir de piédestal et à lécher ses bottes.
- c’est
YVALDO, un jeune cousin éloigné du Prince. Orphelin à l’âge de douze ans, il a
été recueilli au château. Il vient de fêter ses vingt-deux ans, il y a trois
semaines, et est étudiant en droit. Il veut être diplomate comme beaucoup de
membres de la famille du Prince, c’est pourquoi il a fait beaucoup de séjour en
France pour apprendre ta langue maternelle. Il n’a pas d’esclave personnel à sa
disposition et par jalousie, il est parfois violent avec les esclaves du
château.
- Dis-moi
l’attitude que je dois avoir vis à vis des habitants libres du château lorsque
l’un d’eux me donne des ordres comme lécher les bottes où mêmes certains ordres
à caractère intime. Ce matin, j’ai hésité en pensant que cet acte de soumission
pourrait être considéré par le Prince comme une trahison.
- Ne
t’en fais pas, le MAÏTRE est très jaloux en ce qui concerne les relations de
son esclave personnel. Pour l’instant, tu es un esclave du château destiné à
être offert au frère du PRINCE dès son retour. Tu dois donc obéir et exécuter
les ordres que l’on te donne. Je poserai la question à mon MAITRE. Cette
situation te gêne-t-il ?
- Non,
bien sûr, c’est le rôle de l’esclave, j’y suis habitué. Je voulais seulement
savoir où était mon devoir vis à vis du Prince qui m’a acheté.
- Dernière
chose avant de passer à ta première leçon d’Espagnol, le MAITRE a décidé de te faire marquer le blason de la
famille sur ton épaule gauche au fer rouge, comme tous les esclaves de la
famille.
- Ca
fait mal ?
- Oui,
bien sûr, mais c’est supportable, tu verras !
Après cette discussion, FIDELIO commence à
m’apprendre les premiers
rudiments
de la langue espagnole. Les premiers mots de vocabulaire qu’il m’apprend
concernent le domaine des esclaves :
.
MAITRE DUENO
.
Esclave esclavo
.
Esclavage esclavitud
.
Collier collar
. Fouet latigo
.
Fouetter azotar
. Fers hierro
.
Chaînes cadena
.
Soumission soumiso
.
Obéir obedecer
.
Travailler trabajar
Il
me donne un petit cahier sur lequel je recopie ces mots et me demande de les
apprendre par cœur.
Au
milieu de l’après-midi, ANTONIO vient me rechercher pour me conduire au
travail. Nous nous dirigeons vers un mur d’enceinte du château en partie
éboulé. Deux esclaves nus, âgés d’une quarantaine d’années, portant comme moi
un collier en fer, y travaillent sous la
direction et la surveillance d’un maître artisan libre. ANTONIO attache ma
chaîne à un pieu et me confie à la garde du maître artisan. Je suis chargé de
mélanger le ciment dans la bétonnière tandis que les deux autres esclaves
versent le ciment entre les planches et les ferrailles.
Bien
qu’ignorant leur langue, j’arrive à comprendre les ordres du maître-artisan qui
nous dirige. Il crie à longueur de temps comme les gardes qui nous
surveillaient durant les stages, et n’hésite pas à nous donner des coups de
pieds au derrière pour faire avancer le travail. Il ne lui manque plus que le
fouet. En raison de la chaîne reliant les fers de mes poignets, le travail de
maniement de la bétonnière est particulièrement difficile car elle frappe
contre l’appareil et risque, à tout moment, de s’enrouler autour de la roue.
Malgré cela, je fais tout pour donner satisfaction.
Vers
les sept heures, ANTONIO vient me rechercher pour aider le lad à donner à
manger aux chevaux.
Après
son départ, le lad tente de m’expliquer qu’il s’appelle ROBERTO et qu’il est
chargé de m’apprendre les soins à donner aux chevaux. Avec humilité, j’écoute
ses explications dont je comprends quelques bribes grâce à ses gestes et à mon
expérience antérieure acquise dans certains stages de dressage d’esclaves où il
y avait des chevaux de MAITRES.
En
une heure, nous avons terminé le travail. ROBERTO appelle ANTONIO pour qu’il
vienne me rechercher.
Toujours
enchaîné et nu, ANTONIO me ramène à ma geôle. Il fait encore jour mais je suis
fatigué par cette première journée de travail forcé et j’ai hâte de retrouver
ma paillasse pour m’y reposer. Après avoir relié ma chaîne à l’anneau du mur,
ANTONIO me rapporte la même boîte en fer que ce matin qui contient le même
repas. Par rapport à ce midi, il y a un peu plus de viandes. J’ai droit
également à un morceau de fromage que je déguste avec mon morceau de pain.
Le
soir tombe. Je vais passer ma deuxième nuit d’esclave en Espagne. L’aperçu de
ma vie d’aujourd’hui m’annonce une vie très rude au service de mes MAITRES.
C’est ce que je voulais et je suis heureux.
JEUDI
10 JUILLET 1997
La fatigue, sans doute, de cette
première journée d’esclave de ferme en
Espagne, la chaleur de cette nuit, la dureté de ma paillasse, l’excitation
devant mon avenir, tous ces éléments m’ont empêché de m’endormir sereinement
comme la nuit précédente ; je commence de m’endormir profondément lorsque
je suis réveillé par les grincements de la porte de la porte d’entrée de la
tour ou je suis enfermé.
ANTONIO
pénètre dans ma cellule avec un thermoz contenant du café chaud, ce que
j’apprécie et un morceau de pain et de saucisson. Il me transmet un mot de mon
ami FIDELIO. Je l’ouvre devant lui.
« Cher
ALEXIS, m’écrit-il, je n’ai pas pu venir soigner ta balafre de ton dos, hier
soir, car notre MAITRE avait besoin de moi. Je te prie de m’en excuser. Je lui
ai raconté tes déboires avec le jeune SEIGNEUR IVALGO et tes réticences en
raison de ta fidélité envers lui. N’aie aucune crainte à ce sujet, tu dois
obéir actuellemnt à tous les ordres des MAITRES vivant au Château. Il accepte
que tu serves de dérivatif à IVALGO.
BONNE
JOURNEE. AMITIES FIDELIO. » Me voilà ainsi
renseigné pour l’avenir.
Il me regarde manger puis lorsque j’ai fini, il me détache de
l’anneau et
comme
hier matin, il me mène au travail.
Arrivés
au centre équestre du domaine, il me remet entre les mains de ROBERTO qui
rattache la chaîne de mon collier à la barre de l’écurie. ROBERTO me demande de
donner l’avoine aux chevaux puis de nettoyer comme hier les stalles. J’exécute
ces ordres tandis qu’il vaque à ses propres occupations.
Le
déroulement de cette journée s’annonce semblable à la précédente sauf que je
dois subir le marquage au fer rouge. Cette prospective ne me fait pas peur. Je
sais que cela est obligatoire et je côtoie beaucoup de gens qui ont subi la
même épreuve.
Vers
les neuf heures, le jeune IVALGO se présente à nouveau à l’écurie. J’arrête
aussitôt mon travail et m’approche de lui respectueusement pour le servir,
conformément aux ordres que j’ai reçus du MAITRE de ces lieux.
IVALGO
jouit déjà de pouvoir me soumettre à ces désirs et sa cravache indique
impérativement que je dois baiser ses bottes. Sans aucun remords, cette fois,
je m’agenouille à ses pieds et lèche le bout de ses bottes. Un léger coup de
cravache sur mon derrière nu me donne l’ordre de relever la tête.
« Esclave,
va chercher mon cheval à l’écurie ! »
- « OUI,
MAITRE », répondis-je humblement en me relevant et je pars
chercher
son étalon noir à l’écurie. Je l’attache comme hier au bardeau de l’écurie et
rejoins le jeune SEIGNEUR vers la sellerie pour prendre la selle et les filets
du cheval.
Le
cheval est maintenant prêt. Comme hier, je me mets à quatre pattes à ses côtés
de façon à faciliter la montée en selle du jeune MAITRE. Dans un bruit sourd de
sabots résonnant sur le ciment, l’équipage s’envole pour une nouvelle
promenade.
Je
n’ai plus qu’à reprendre mon ouvrage. Il fait chaud. Le soleil brille à
l’horizon et un vent brûlant parcours l’atmosphère.
Une
camionnette verte arrive vers nous. ROBERTO abandonne le cheval qu’il était en
train de penser pour accueillir le nouvel arrivant. Un grand homme sec et
musculeux, joufflu avec une chevelure rousse, âgé d’une cinquantaine d’années environ, descend de la
voiture. Il porte un débardeur et un pantalon bleu de travail. ROBERTO lui
serre la main et entame une conversation avec lui. Je continue mon travail mais
à leurs regards se dirigeant vers moi de temps en temps, je devine que je suis
l’un des objets de leur discussion. Je sais qu’aujourd’hui, le Prince a décidé
de me marquer de son sceau au fer rouge. Il s’agit certainement de l’homme qui
sera chargé de cette besogne. La conversation continue et il semble que
d’autres sujets doivent alimenter cette rencontre. Je comprends soudain qu’il
s’agit d’un maréchal-ferrant venu ferrer les pieds des chevaux et qu’il en
profitera pour exécuter la décision du MAITRE à mon sujet. J’appréhende un peu
cette nouvelle épreuve mais je sais que cette souffrance est obligatoire pour
vraiment faire partie du cheptel humain des MAITRES.
« Esclave,
approche, crie ROBERTO en espagnol,
J’obéis
et je salue respectueusement l’homme. ROBERTO désigne son interlocuteur en
disant « SIGNOR THOMASCO » et tente de m’expliquer par geste ce qu’il est en simulant le travail de ferrage
des chevaux .Me montrant du doigt, il me tape sur l’épaule gauche. J’opine de
la tête pour montrer que j’ai compris le sens de ces gestes. ROBERTO m’invite à
aider le maréchal-ferrant à décharger sa camionnette.
Ce
dernier charge dans mes bras une énorme enclume que j’ai du mal à porter
surtout avec les fers aux pieds et aux bras. Il me fait signe d’aller la
déposer à côté de la sellerie. J’obéis et fais attention de ne pas tomber avec
ma charge. Après l’enclume, j’installe les différents éléments de la forge
portative. Le maréchal-ferrant prépare ensuite son matériel et, ensuite avec
l’aide de ROBERTO, il commence à donner les soins aux pieds des chevaux qui lui
sont confiés. La matinée se déroule normalement et je peux terminer
correctement mon travail avant midi.
Vers
les onze heures quinze, le Seigneur IVALGO revient de sa chevauchée matinale.
Comme ce matin, je me mets à quatre pattes près de son cheval pour lui
faciliter la descente de son cheval puis je m’occupe des soins à donner à
l’étalon avant de le rentrer dans sa stalle. ROBERTO vient prendre l’équipement
du cheval pour le ranger dans la sellerie tandis que le jeune seigneur regarde
le travail du maréchal-ferrant.
Au
moment ou je voulais donner un dernier coup de main dans une stalle, le jeune
seigneur IVALGO m’appelle en français :
« Chien,
aux pieds à quatre pattes », en me faisant signe de venir vers lui avec sa
cravache.
En
bon chien dressé que je suis, je m’approche à quatre pattes près de lui et
lèche ses bottes. Il me récompense par une tape amicale sur mon crâne rasé. Je
reste ainsi à ses côtés jusqu’à l’arrivée d’ANTONIO qui vient me chercher pour
me ramener à ma cellule.
Durant
tout ce temps, le maréchal-ferrant n’a pas fait la moindre attention à la
situation surréaliste d’un esclave totalement soumis à l’aube du XXI° siècle.
Comme
hier, je suis ANTONIO qui me traîne par la chaîne reliée à mon collier jusqu’à
ma geôle. J’ai faim et je dévore en un mouvement la ration de lentilles et de
petites saucisses qui font l’objet de mon repas.
En début d’après-midi,
FIDELIO vient me donner ma deuxième leçon
d’espagnol.
Il me donne quelques nouvelles des gens du château. Le PRINCE, notre
MAITRE, va bien. Il a beaucoup de
travail actuellement pour récupérer le retard accumulé dans la gestion de ses
affaires durant son séjour en France pour notre acquisition. Il a aperçu
SANDRINE qui se prépare à devenir l’esclave personnelle de l’épouse de notre
MAITRE. L’anniversaire de notre MAITRESSE aura lieu ce samedi 12 Juillet 1997
et une grande fête est prévue au cours de laquelle SANDRINE lui sera offerte en
cadeau.
Il commence par me faire réciter les premiers mots de vocabulaire
qu’il m’a
enseignés hier et dont j’aurai besoin durant
toute ma vie d’esclave dans ce domaine. Il m’apprend ensuite la conjugaison du
verbe avoir et me donne une autre liste de mots à apprendre pour demain. Avec
le peu que je possède, je devrai déjà composer quelques phrases.
En
fin d’entretien, avant le retour d’ANTONIO, il me confirme que je serai marqué
ce soir après le travail des chevaux. Il me promet de venir me soutenir dans
cette épreuve. Je le remercie chaleureusement.
ANTONIO
arrive pour me reconduire au travail. FIDELIO me quitte en me faisant un petit
signe d’amitié.
ROBERTO
et le maréchal-ferrant sont déjà au travail. Il reste quatre chevaux à ferrer.
L’odeur de corne brûlée et les hennissements véhéments des chevaux traités
excitent les autres animaux si bien qu’ils me
demandent de leur apporter mon aide pour les maintenir et leur permettre
d’accomplir leur travail dans les meilleures conditions de sécurité.
Dans
quelques instants, ce sera mon tour de passer entre leurs bras pour le marquage
traditionnel de l’esclave. Comme les chevaux, je suis également ébranlé par
cette odeur et les gémissements des chevaux qui subissent ce traitement. Eux ne
souffrent pas, mais je sais que ce ne sera pas mon cas. Mon plaisir d’être
esclave diminue à cette pensée et je me traite momentanément de fou pour avoir
cherché et accepté une telle situation. Puis, je me ressaisis mentalement. Il
n’existe plus de possibilité de revenir en arrière, heureusement, et en fait ce
n’est qu’un mauvais moment à passer qu’il faut assumer.
FIDELIO
arrive au moment ou le maréchal-ferrant traite le dernier cheval. Après avoir terminé ce travail et avant de
s’occuper de moi, il prend le temps de se désaltérer et de bavarder avec
FIDELIO et ROBERTO comme pour accentuer mon malaise avant l’épreuve. Enfin,
ROBERTO me fait signe de le suivre pour aller chercher une grande table en bois
dans une grange annexe que nous ramenons près de la forge.
ROBERTO
m’ordonne ensuite de m’allonger sur le ventre sur la table. FIDELIO m’aide dans
cette manœuvre. Je lui sais gré de m’assister dans ce supplice. ROBERTO
m’immobilise sur la table au moyen d’une corde, mon bras gauche tendu en avant
et mon bras droit longeant mon corps. En rien de temps, je suis tenu fermement
par mes liens et le sacrifice peut commencer.
Le maréchal-ferrant remue
dans le foyer de sa petite forge une tige de fer au
bout
de laquelle le blason de la famille des Princes de GIORDANO est finement
ciselé. Lorsque celle-ci est bien rouge, il s’approche de moi tandis que la
main caressante de FIDELIO passe sur mes yeux. Un cri horrible sort de ma
poitrine lorsque le fer rouge rencontre la peau qui recouvre mon épaule gauche.
Voilà, c’est fini ! Le maréchal-ferrant est à nouveau devant sa petite
forge manuelle pour l’éteindre. Mon bras est en feu. FIDELIO y met un pansement
avec de la graisse pour atténuer ma douleur. Je reste encore rivé à la table de
torture. Par précaution, FIDELIO attend que la douleur commence à s’apaiser
avant de m’y faire détacher. Bien que j’aie atrocement mal, je supporte cette
épreuve comme nécessaire à l’état que j’ai choisi. Je n’en veux à personne. Il
le fallait. Maintenant, j’appartiens totalement à mes MAITRES. C’est inscrit
dans mon corps, dans ma peau. Plus rien ne pourra effacer de mon corps cette
marque de servitude et j’en suis très content même si cela fait pour le moment
très mal. Je reste ainsi encore environ une heure avant que FIDELIO donne
l’ordre à ROBERTO de me détacher.
Une
fois debout, et remis de mes émotions, FIDELIO me ramène lui-même dans ma
cellule.
Arrivés
dans ma cellule, FIDELIO, obéissant aux ordres du MAITRE, me rattache à
l’anneau scellé dans le mur au-dessus de ma paillasse. Je suis heureux de
retrouver mon gîte après cette journée forte en émotion.
« Le
MAITRE t’a mis au repos demain. Tu resteras enfermé toute la journée. Je
viendrai demain matin pour te refaire ton pansement. Tu souffriras encore deux
à trois jours puis se sera fini. Tu fais maintenant partie des nôtres. Le
Prince José-Adriano m’a fait marquer le jour de mon quinzième anniversaire.
Cela m’a fait mal mais j’ai bien supporté par amour pour mon MAITRE.
- Je
suis content d’être marqué, moi aussi, bien que cela fasse mal. Tu
remercieras
le MAITRE pour moi et tu lui diras que je lui suis totalement dévoué et fidèle
et que j’accepte avec plaisir toutes ses volontés.
- Ne
t’en fais pas, je ferai la commission dès ce soir lorsque je lui servirai
son apéritif. Il est très pris actuellement
mais il apprécie ses moments de détente près de moi.
- Merci
ami, lui dis-je, j’apprécie aussi ton amitié à mon égard. Tu es un
jeune homme merveilleux.
- Merci,
il se fait tard. Il faut que je rentre au Château pour accueillir notre
MAITRE.
A demain !
Avant de me quitter, il m’embrasse tendrement sur
mon crâne rasé.
Peu de temps après, ANTONIO m’apporte mon souper
composé d’un gros plat
de
pâtes, d’un morceau de fromage, accompagné d’un litre d’eau et d’un quignon de pain. Malgré ma brûlure au
bras qui me fait souffrir, je dévore la nourriture qui m’est donnée sous l’œil
attentif d’ANTONIO. J’ai envie de satisfaire mes besoins vitaux. D’habitude, je
les fais à l’écurie avant de retourner dans ma geôle, mais avec ces événements,
j’ai complètement oublié. Je tente de le lui faire comprendre en mimant la
scène. Il me regarde avec un haussement d’épaule et me tend la boîte en fer qui
contenait mon repas pour me soulager dedans. Je le fixe des yeux d’un air
mécontent et lui explique que j’ai aussi besoin de déféquer. Alors, furieux de
mon attitude, il me montre le coin de la pièce en me disant brutalement
« fais là ». Vu son attitude, je n’arriverai pas à obtenir qu’il me
déchaîne pour m’emmener dans la nature ou à l’écurie. Je me lève de ma
paillasse pour obéir, mais la chaîne reliant mon collier d’esclave au mur de la
cellule m’empêche d’aller jusqu’au bout de la pièce. Antonio rigole et s’amuse
visiblement de la scène. Il me tend à nouveau le récipient en fer et m’ordonne
d’y uriner. Finalement, je me libère. Ca déborde et l’urine jonche le sol. Sur
un signe de mon garde, je vais le vider par la meurtrière de la pièce et le lui
rends. Je n’insiste pas pour le reste et tenterai de me retenir jusqu’à demain.
Tandis qu’ANTONIO me quitte, je retourne m’allonger sur ma couche.
La
douleur lancinante du bras m’empêche de trouver rapidement le sommeil. De plus,
il fait chaud et moite. Sans bouger, je suis en sueur. J’en veux à ANTONIO de
s’être amusé à mes dépens. Etre humilié par un MAITRE, c’est le lot des
esclaves, j’y suis habitué et je suis fait pour cela. Mais j’ai toujours estimé
qu’entres esclaves la solidarité devait
l’emporter et que ce genre de situation ne devrait pas exister. Bien sût, il
supporte mal son état et a du mal à comprendre les motivations d’un esclave
volontaire comme moi, mais ce n’est pas une raison pour jouir à ses dépens.
Tard
dans la nuit, je sombre dans l’oubli.
VENDREDI
11 JUILLET 1999
Les
besoins naturels non satisfaits hier soir me réveillent vers les cinq heures du
matin. Mon bras me fait encore un peu mal. Le jour commence à se lever.
J’essaie de me maîtriser encore jusqu’à l’arrivée d’ANTONIO en espérant qu’il
acceptera de me conduire dans la nature. Finalement, n’y tenant plus, je me
lève de ma couche et vais déféquer au milieu de la pièce. J’ai honte mais c’est
une nouvelle dégradation humaine résultant de mon choix. Il faut donc assumer.
Je
me recouche et finis par me rendormir.
Lorsque
j’ouvre les yeux. Il fait plein jour à l’extérieur. De la meurtrière,
j’aperçois les rayons du soleil qui commence à jaunir la nature et à éliminer
la petite fraîcheur matinale. Je suis étonné de ne pas encore avoir eu la
visite d’ANTONIO ou de FIDELIO. Je suppose qu’il doit être déjà huit heures.
Pleinement réveillé, j’attends que l’on vienne s’occuper de moi où me chercher pour me conduire au travail.
Avec
l’air chaud qui pénètre par la meurtrière dans ma geôle, l’odeur âcre d’urine
et de mes déjections rend l’atmosphère insupportable. Je regrette de m’être
laissé aller. Que va dire FIDELIO lorsqu’il va voir ce spectacle
désolant et surtout le MAITRE s’il lui prenait l’idée de visiter son
esclave mis au cachot ? . La faim tenaille également mon estomac.
Au
milieu de la matinée, ANTONIO m’apporte de la soupe dans la boîte en fer, mais
avant de me la donner à manger, il rouspète sur l’état de saleté de la pièce,
dont il est en partie responsable.
« Tu
vas nettoyer ta merde avant de manger ! », dit-il, en espagnol dont
je commence à comprendre quelques mots et à deviner sur le ton et aux gestes le
sens de ses paroles. Sur ces paroles, il quitte la pièce et revient quelques
instants après avec un seau rempli d’eau javellisée, une brosse, une pelle et
une vieille boîte de conserve pour y mettre mes déjections.
En
me rudoyant, il détache la chaîne de mon collier puis me tire au milieu de la
pièce pour me faire nettoyer à quatre pattes le sol souillé de ma cellule.
J’obéis et exécute les ordres d’ANTONIO. Prenant un malin plaisir à me
torturer, il me fait recommencer trois fois mon travail. La pièce respire
maintenant l’eau de javel à forte dose. Enfin, l’heure avançant, il me fait
porter les ustensiles utilisés pour ce travail dans une petite remise au bas de
la tour dans laquelle je suis enfermé, puis me donne la boîte de conserve contenant
mes déjections pour la vider sur le tas de fumier de l’écurie des chevaux et me
ramène à la geôle. Il me rattache au mur. Ce n’est qu’à ce moment qu’il
m’autorise à manger la soupe qu’il m’a apportée. Elle est froide mais comme
j’ai faim et soif, je la dévore rapidement.
Me
revoilà seul, séquestré dans ma cellule. Les paroles de FIDELIO m’informant de
la volonté de notre MAITRE de me donner un jour de repos pour me remettre de
l’épreuve d’hier me reviennent à l’esprit lorsque je me demandais les raisons
de mon inactivité d'aujourd'hui. Finalement, je supporte bien cette nouvelle
vie de servitude totale. Le plus dur est la faim permanente qui me tenaille.
Allongé
sur ma couche, n’ayant rien d’autre à faire qu’à attendre, je finis par me
rendormir.
Vers
treize heures, ANTONIO revient pour me porter le repas de midi. J’ai droit
aujourd’hui à une assiette de poisson mélangé dans une pâtée de riz collé, um
morceau de pain et un litre d’eau. Je mange sous le regard narquois d’ANTONIO.
Une fois le repas avalé, ANTONIO repart avec les ustensiles.
Je
me rallonge à nouveau sur ma couche. Je n’attends pas longtemps l’arrivée de
mon professeur émérite d’espagnol.
« Bonjour,
ALEXIS », me dit-il en s’approchant de moi et en m’embrassant sur mon crâne
rasé comme hier, «comment vas – tu ? »
- Bien,
lui répondis-je, j’ai bien dormi et cette matinée de repos accordée par notre
MAITRE est bien appréciée.
J’hésite à lui raconter mes rapports avec ANTONIO
puis je cède à mon envie.
Il est outré de cette attitude et me promet d’en parler à notre
MAITRE.
« Ecoute, FIDELIO, tu
es gentil, mais je ne voudrais pas qu’il se fasse disputer à cause de moi. La
solidarité entre esclaves doit exister et il vaudrait mieux lui en parler avant
de déclencher les foudres d’en haut.
- je
suis d’accord avec toi, ALEXIS, mais le Prince ne comprendrait pas que je lui
cache des faits regrettables qui se passent sur son domaine. Il doit tout
savoir et il lui appartient de décider s’il faut intervenir ou laisser faire.
Sois rassuré, j’ai sa totale confiance et je sais lui parler.
- OK,
fais selon ton bon jugement ! »
Après ce petit entretien particulier, nous passons
aux choses sérieuses du
moment,
c’est à dire l’apprentissage de la langue espagnole. Avec l’excellent
enseignant qu’il m’a été donné et ma volonté de réussir, je progresse
rapidement. FIDELIO est pleinement satisfait de son élève. « Bientôt,
dit-il, nous pourrons converser ensemble en espagnol ».
Avant
de s’en aller, il m’informe qu’il a reçu, hier soir, un appel téléphonique du
jeune ALAIN dont il a fait la connaissance sur une aire de repos d’autoroute
lors de notre voyage et qui s’était montré très intrigué et très intéressé par
notre situation d’esclave. Avec l’accord du Prince, il est invité à participer
à la cérémonie d’anniversaire de la Princesse au cours de laquelle la jeune
SANDRINE lui sera offerte et il pourra passer huit jours de vacances au
château.
Il
est cinq heures. FIDELIO me quitte pour accomplir les missions que son MAITRE
lui a confiées pour la préparation des festivités de demain soir.
A
vingt heures, ANTONIO m’apporte mon repas du soir consistant en trois
importants croque- monsieurs. Dommage qu’ils me soient servis froids mais
j’apprécie ce dernier repas qui comble un peu ma faim.
Sur
un ton rude, ANTONIO me demande par geste si je veux me soulager
physiologiquement. A ma réponse affirmative, il me détache de l’anneau et
m’entraîne dans une petite pièce en bas de la tour ou je peux faire mes
besoins, puis me ramène à ma cellule pour la nuit.
En
lui disant bonsoir, je pensais que ce serait le dernier visiteur de la soirée
et je m’allonge sur ma couche pour m’endormir.
Or,
en plein sommeil, je suis subitement réveillé par un vacarme épouvantable. Un
groupe de personnes, visiblement très excitées, passe devant la tour. Quelqu’un
frappe véhémentement à la porte.
« Chien,
vient ouvrir ! » , Ordonne-t’on bruyamment.
Je
crois entendre la voix du jeune Seigneur YVALGO. Je me lève et essaye
d’atteindre la meurtrière. J’aperçois effectivement YVALGO avec deux autres
jeunes aristocrates.
« MAITRE,
que voulez-vous ? , lui criai-je
- OUVRE,
que je montre à mes amis comment on traite un esclave français !
- Je
n’ai pas les clefs, Seigneur. Vous savez bien que je suis séquestré et
enchaîné. Allez voir l’esclave ANTONIO chargé de me surveiller.
- OK,
tu ne pers rien pour attendre
Le groupe s’éloigne en entonnant des airs de corps
de garde. Je vais me
recoucher,
croyant en avoir fini avec ce trio de fêtard.
Une heure plus tard, je suis à
nouveau réveillé. Toujours en chantant, les jeunes patriciens conduits par
YVALGO reviennent vers la tour.
La
porte d’entrée grince violemment sous leur action et avec beaucoup
d’appréhension, je les entends gravir les marches de la tour. La clé tourne
dans le penne de la serrure de la porte de ma cellule. Je vois surgir devant
moi YVALGO, tenant dans une main sa cravache, et ses deux acolytes, portant
chacun une torche électrique puissante qui éclaire violemment ma chambre. A
leurs airs, je sais ce qui m’attend. Un très vif regret de ne pas avoir subi le
sort qui m’attend du fait du Prince ou de son jeune frère à qui j’appartiens
réellement m’envahit, ce qui ne va pas faciliter la tâche. Heureusement que
bien dressé par les MAITRES de l’ORGANISATION, je sais que je dois m’offrir à
tous ceux qui ont une quelconque autorité sur moi du fait de mon état servile.
« Chien,
ordonne YVALGO, à quatre pattes, vient lécher mes bottes ! »
Dans
un bruit de chaînes, je m’approche des pieds du seigneur mais je suis vite
arrêté dans mon élan par la petite longueur de la chaîne. Les trois jeunes
hommes rigolent et l’un d’entre eux me donne un coup de pied au derrière pour
me faire avancer. Je suis prisonnier de ma chaîne et je ne peux pas faire un
mètre de plus.
YVALGO
me tend sa botte à lécher. J’obtempère pendant qu’un des deux compagnons
d’YVALGO me détache de l’anneau. YVALGO
et ses amis trouvent que la pièce est trop petite et m’entraînent avec eux à
l’extérieur.
« Chien,
à quatre pattes et suis-nous » ordonne YVALGO en claquant sa cravache sur
mon derrière nu.
Tenu
en laisse comme un chien, je suis péniblement le groupe de fêtards et me
demande ce qu’ils vont faire de moi, d’autant qu’ils sont en pleine ébriété.
Nous arrivons au centre équestre du domaine et pénétrons dans la grange
attenante à l’écurie des chevaux. C’est une vaste pièce, pas très encombrée ou
est remisée la table qui a servi d’étal lors du marquage au fer rouge.
Mes
persécuteurs me tirent jusqu’à elle et m’obligent à mettre mon torse et mes
bras tendus sur la table tandis que mes jambes et mes pieds restent sur le sol.
Ils attachent solidement mes jambes aux pieds de la table tandis que mes bras
sont maintenus sur la table par des cordes. Offert en peu de temps à leurs
caprices, YVALGO commence à fouetter violemment mes fesses à l’aide de sa
cravache et je hurle de douleur sous les coups si bien qu’un de ses compagnons
me passe un bâillon dans la bouche pour ne plus entendre mes cris.
Puis, toujours avec
violence, YVALGO me pénètre.
Ses assauts sont rudes,
Mais
mon corps, préparé et habitué à subir ces outrages durant les stages de
dressage de l’ORGANISATION facilite le passage de son dard . Ce sera ensuite le
tour des deux autres de s’épanouir en moi. Mon intimité est en feu. Ce n’est
pas la première fois que je suis l’objet de ces actes, c’est l’ordinaire de
tout esclave dédié au régime dur, mais je rage intérieurement de ce que ces
messieurs aient pris le pas sur mes véritables MAITRES. Il appartenait au
Prince José-Adriano et au Prince MIGUEL d’être les premiers à me prendre depuis
que je suis leur entière propriété. D’ailleurs, je crains fort que si le Prince
MIGUEL apprend ces faits, il ne veuille plus de moi comme esclave personnel et
j’en serai très désolé.
Calmés,
mes tortionnaires me détachent et m’obligent à revenir vers eux à quatre pattes
pour lécher à nouveau leurs bottes. Après les bottes, YVALGO me lève la tête à
la hauteur de sa braguette et me tend son pénis à sucer tandis que je sens à
nouveau une autre bitte labourer la partie la plus intime de mon corps. Le plus
âgé déverse sur mon corps meurtri un immense flot d’urine chaude ;
trouvant cela marrant, ses deux compères suivent son exemple, et pour corser la scène et l’humiliation,
YVALGO m’oblige à me rouler sur le sol détrempé par leurs déjections. Tout mon
corps est maintenant maculé de terre boueuse. Le plus jeune tente de me faire
boire dans les flaques d’urine, mais un réflexe de respect pour mes maîtres incite
YDALGO à stopper cet ordre : « N’allons pas trop loin, ce chien ne
nous appartient pas ». En
revanche, il m’ordonne de me pisser dessus. La fatigue aidant, les trois hommes
cherchent un endroit pour se reposer. Ils m’obligent à coups de cravache à aller
chercher deux bottes de paille que j’étends sur le sol pour leur permettre de
s’allonger pour se reposer. Se demandant ce qu’ils allaient faire de moi durant
ce temps, YVALGO inspecte la pièce et ses regards se portent sur les poutres.
« Chien,
ordonne-t-il, va dépendre l’échelle et pose la contre la poutre centrale !
- OUI,
Seigneur, » lui répondis-je sur un ton très humble et très respectueux.
Une fois l’échelle posée contre la poutre, il
m’obligea à y monter pour y
attacher
une corde. Revenu à terre, il me fait lier les mains pour me suspendre les bras
en l’air à la poutre pendant leur temps de repos.
YVALGO
et ses compagnons s’allongent sur la paille, chantent quelques paillardes et
finissent par sombrer dans un lourd sommeil d’ivrogne.
Pendu
à la poutre, les bras en l’air, j’ai du mal à trouver le sommeil. Après les
sévices subis au cours de cette soirée, mon corps est en feu. La brûlure de mon
bras me fait à nouveau souffrir. Je n’en veux pas à mes tortionnaires. J’ai
fait ce choix de vie pour satisfaire les plaisirs des MAITRES. Il vaut mieux
que des êtres avilis comme moi soient l’objet de ces dérèglements que de les
faire subir à d’autres victimes innocentes. En fait, j’ai été acheté pour cela
et je connais d’avance le sort qui m’attend quand je serai entre les mains du
Prince MIGUEL. Ce que je regrette, c’est que ceux-ci lui ont volé la primeur de
me soumettre.
J’attends
que le jour se lève. Quelles vont être les réactions lorsque les MAITRES du
château vont apprendre ces faits?
SAMEDI
12 JUILLET 1997
Le
jour filtre à travers les planches de la grange. Seuls, les ronflements de mes
persécuteurs, d’hier soir, troublent le silence de la pièce. Soudain, une
clameur de plus en plus forte s’élève au loin et grandit au fur à mesure de
l’arrivée d’un groupe de personnes très énervées, semble- t- il, s’approchant
de la grange. La porte s’ouvre brutalement et ANTONIO, accompagné de plusieurs
hommes, pénètrent dans la pièce et réveillent brutalement les fêtards.
ANTONIO
constate le triste état dans lequel je me trouve, puant encore l’urine et ayant
une mine fatiguée. Il ordonne à ses acolytes de se saisir d’YVALGO et de ses
comparses pour les empêcher de fuir pendant qu’il va chercher le Prince
José-Adriano. L’un d’entre eux veut me détacher de mon pilori. Il l’arrête en
disant que le MAÎTRE doit constater lui-même l’état dans lequel mes
tortionnaires m’ont laissé.
Quelques instants plus tard,
le Prince José-Adriano m’inspecte. J’ai honte de
me
présenter ainsi devant lui fatigué, avili sans qu’il en est donné l’ordre,
marqué de coups de cravache, n’étant plus qu’une loque humaine. Quel
spectacle !
« Esclave,
que s’est-il passé ? », me dit-il sur un ton très courroucé voir
brutal. Ses yeux noirs brillants me transpercent. Plus que sous les coups et la
domination des trois MAITRES, je me sens réduit à rien. Ce supplice est encore
plus dur à supporter.
« Allons,
j’attends tes explications ! », me fixant droit dans les yeux.
Je
dois revivre pour mon MAITRE les atrocités de la nuit et lui narre au détail
toutes les scènes depuis l’irruption d’YVALGO dans ma chambrée avec ses deux
acolytes jusqu’à l’arrivée d’ANTONIO ce matin.
A
la suite de mon récit, après quelques secondes de réflexion, il prononce les
paroles que je redoutais.
« Esclave,
ton cas est difficile, dit-il, sur un ton sévère. Je ne peux plus t’offrir
comme esclave personnel à mon jeune frère maintenant que sur notre sol espagnol
et étant notre propriété, tu as été souillé par de simples individus n’ayant
aucun droit ni pouvoir sur toi. J’avais fermé les yeux sur les brutalités que
mon jeune cousin YVALGO te faisait subir pour évaluer tes capacités à souffrir,
mais il n’avait pas le droit de te violer et encore moins ses compagnons de
beuverie. Je ne sais ce que je vais faire de toi maintenant. De toutes
manières, tu seras puni pour avoir été la cause de débauche sur mon domaine.
Après, nous verrons. Détachez-le et ramenez le à sa cellule ! ».
Deux
hommes me détachent et m’aident à redescendre progressivement les bras pour
réactiver la circulation sanguine. C’est aussi douloureux, puis je me laisse
transporter jusqu’à ma geôle, complètement abattu par ce que je viens
d’entendre. Ce n’est pas la peur de la punition, je recevrai encore une fois
une raclée au fouet, ce n’est pas la première fois et sans doute pas la
dernière ; mais ce que j’appréhende le plus c’est mon avenir, moi qui
avais tant désiré être l’esclave personnel du Prince MIGUEL.
Tandis
qu’emporté par ses hommes et disparaissant de la scène, le Prince José-Adriano
commence à s’intéresser à mes tortionnaires.
« YVALGO,
dit-il sur un ton de colère, tu as trahi ma confiance, mon hospitalité, nos
coutumes. Tu as commis une très grosse faute dont tu devras répondre. Cet
esclave était destiné à mon frère, tu ne devais pas le toucher ! Enfin,
comment as tu pu pénétrer dans la tour et dans la cellule, toutes deux ayant
des portes fermant à clef ? »
YVALGO, toujours tenu en
respect par l’un des hommes du Prince, toise son
cousin
d’un air narquois et répond sur un ton ironique « Que pouvez vous me
faire, cher cousin, je suis un homme libre ? Depuis ma première
rencontre avec lui, j’avais envie de lui faire subir ces avilissements
moi-même, je me moque de vos traditions et de vos règles. Rien n’empêche mon
cousin MIGUEL d’en faire autant lorsqu’il sera de retour des Amériques !
- Arrête
ton persiflage et réponds à ma question ? Cette affaire mérite une
enquête sérieuse et je punirai tous ceux qui seront reconnus coupables!
- Même
Guano et Romingo ? Que pourrez vous leur faire ?
- Ne
t’en fais pas pour eux, je saurai trouver la solution pour qu’ils paient leur
forfaiture ! Réponds à ma question ou je te fais fouetter comme un
esclave !
- Tu
n’en as pas le pouvoir
- Détrompe-toi
et méfie-toi de ce qu’il va t’arriver ! », dit le Prince,
passablement énervé en brandissant une cravache qui traînait à terre.
Devant le ton impératif du Prince, YVALGO se décide
enfin à parler.
« Je sais qu’il existe deux jeux des clés de la
tour et des cellules. Le premier se trouve à la disposition de votre majordome
ANTONIO, l’autre dans l’armurier de la grande bibliothèque. Il suffisait
d’attendre que vous tous les gens du château soient endormis pour y pénétrer et
fracturer l’armurier.
- Très
bien, je vérifierai. Pour l’instant, je vais vous faire enfermer chacun dans
une cellule en attendant de prendre les décisions concernant vos
châtiments. »
Puis, s’adressant aux deux autres jeunes gens « Je vais
prévenir vos familles de ces faits et nous choisirons ensembles une
punition. »
« ANTONIO, emmenez tout
ce petit monde dans la tour »
Durant
toute cette scène qui me sera racontée par FIDELIO plus tard, ANTONIO et ses
aides me lavent au jet pour faire disparaître les traces de cette nuit d’orgie
sadique et je réintègre désespéré ma cellule. ANTONIO me rattache à mon anneau
et la porte se referme sur ma solitude, ma déchéance et mon désespoir.
Peu
de temps après, j’entends à nouveau la porte de la tour grincer avec des voix
d’hommes et des cris, un vacarme envahit l’escalier et les portes des autres
cellules s’ouvrent. Des paroles véhémentes sont prononcées en espagnol dont je
saisis le sens grâce aux rudiments déjà appris sous la dictée de FIDELIO et
compte tenu de la situation. Je ne suis plus le seul prisonnier de la tour.
Après
la fermeture des portes et le départ des hommes du Prince, mes tortionnaires
d’hier crient quelques injures à leur égard et sans doute aux miens. Puis, le
silence règne à nouveau dans la tour.
Aujourd’hui,
c’est l’anniversaire de la Princesse qui va recevoir en cadeau la jolie
SANDRINE. Malgré les événements de la nuit, la vie de la tour est rythmée aux
bruits des pas d’ANTONIO qui apporte aux prisonniers leurs repas. A midi et le
soir, ce sera une volée de jurons que les divers protagonistes s’enverront. Ma
cellule conserve son calme après la tempête. Je n’ai aucune envie de me
disputer avec ANTONIO qui assure normalement son travail de garde de la tour,
j’attends avec angoisse de connaître le sort qui me sera réservé. Je n’exclue
pas la vente à un autre MAITRE.
Dans
la nuit de samedi à dimanche, quelques brins de musique de la fête arrivent
jusqu’à moi. Des détonations de feux d’artifice, tirés en l’honneur de la
Princesse, illuminent le ciel. J’imagine l’émotion lorsque le Prince offrira la
jeune SANDRINE comme esclave personnelle à son épouse. Je pense à FIDELIO. Je
ne l’ai pas vu. Il a du recevoir l’interdiction de me rendre visite. J’espère
que cette soirée sera réussie pour tous.
A l’aube, je finis par
m’endormir.
DIMANCHE
14 JUILLET 1997
La
tour est calme. Quelques chants paillards émanent des cellules de mes
persécuteurs. Seul, ANTONIO vient nous rendre visite pour nous donner à manger.
Il est silencieux et ne réponds à aucune question.
Vers
les 18 heures, le Prince José-Adriano pénètre dans ma cellule. Aussitôt, dans
un bruit de chaîne, je me mets à genou pour baiser ses bottes. Il se laisse
faire puis :
« Arrête-toi,
esclave, et écoute-moi ! la situation est grave. Tu as été souillé avant
que ton MAITRE puisse te posséder ; tu ne peux plus devenir son esclave
personnel. Il existe trois possibilités pour ton avenir :
1 – C’est la vente à un autre
MAITRE ;
2 – Je te place comme simple esclave
travailleur dans une de mes fermes ; je t’aurai payé cher pour effectuer
ce travail ;
3 – Pour pouvoir prétendre à nouveau
devenir l’esclave personnel de mon frère, tu dois être purifié d’une manière
forte ; c’est à dire subir une très dure punition. »
« Après avoir réfléchi et
informé mon frère de ces faits, j’ai décidé de choisir la 3° solution. Tu seras
puni de 50 coups de fouet puis jusqu’au retour de mon frère, tu seras placé
dans une ferme, appartenant à l’un de mes amis, à MILDAQUEZ, à 100 kilomètres
d’ici dans une région très rude, où sont rassemblés les esclaves récalcitrants.
Tu travailleras nu et enchaîné. Mon frère décidera dès son retour de ton sort
définitif. ! »
Le
Prince s’apprête à repartir. Je suis heureux de ces paroles et je me jette à
ses pieds pour les lui baiser avec dévotion. Je lui témoigne toute ma
reconnaissance de m’avoir donné une nouvelle chance de devenir l’esclave
personnel de son frère.
La
porte se referme. Je me recouche heureux. Le Prince continue sa tournée des
cellules. Dans celle occupé par le Seigneur YVALGO, de forts éclats de voix
fusent à travers la muraille. Visiblement, le duel se poursuit entre les deux
hommes. Puis, un grincement de porte, des bruits de pas dans l’escalier,
quelques injures encore de la part d’YVALGO ; et c’est à nouveau le calme
plat dans la tour.
Silencieusement,
je prends des forces pour tenir le coup lorsque le châtiment purificateur me
tombera dessus.
Vers
20 heures, ANTONIO nous apporte notre repas. Il est toujours muet. Son regard
est sévère et semble réprouver la situation dans laquelle je me trouve. Après
avoir ingurgité mon repas, il ne me reste plus qu’à m’allonger pour la nuit.
Je
suis calme et serein malgré les moments difficiles qui m’attendent. J’ai évité
de peu la vente. J’ai encore une chance de m’en sortir et de devenir l’esclave
personnel du Prince MIGUEL. Toute ma vie, j’ai cherché en vain jusqu’à présent
le MAITRE séduisant qui sache vraiment me soumettre, et qui soit l’unique objet
de mes pensées. Le fouet, la cravache, les fers et les chaînes, les sévices, le
travail forcé, tout cela ne me fait pas peur pourvu que ces souffrances fassent plaisir à mon SEIGNEUR et DIEU et le
Prince MIGUEL sera celui qui me transportera au septième ciel. J’en suis sûr.
Avec ces pensées, nu et enchaîné, je sombre béatement dans le sommeil.
LUNDI
15 JUILLET 1997
Je
me réveille paisiblement. Immobilisé sur ma couche, j’attends l’avenir.
Aujourd’hui verra sans doute l’exécution de ma condamnation au fouet. Cela fait
très mal, j’en ai l’expérience. J’accepte avec cœur cette sanction sévère
décidée à mon encontre par le Prince pour des faits dont j’ai été simplement la
victime.
Alors
que la matinée est déjà fortement avancée, une nouvelle agitation rompt le
silence de la tour. Voilà l’épreuve qui s’approche. 50 coups de fouet, ce n’est
pas rien. J’ai beau faire le fort, le souvenir des souffrances passées surgit
dans ma tête. Comme lorsque j’étais gamin à la pension, je prie DIEU de m’aider
à supporter ce supplice nécessaire pour calmer l’éventuel courroux que le
Prince MIGUEL pourrait nourrir à mon encontre en raison de la folie du jeune
Seigneur YVALGO.
On
ouvre la porte de la tour. Les hommes pénètrent et entrent dans les cellules
des prisonniers. Deux gardes, vêtus d’un uniforme en cuir noir, se présentent
devant moi. L’un d’entre eux me détache de l’anneau du mur, me tire hors de ma
couche, tandis que le deuxième se saisit de mes bras pour m’enlever la chaîne
qui relie les fers des avant-bras et me les attachent dans le dos. Tirer par la
chaîne reliant mon collier, je me retrouve bien vite dehors aux pieds de la
tour. YVALGO et ses deux acolytes sont déjà à l’extérieur tenus fermement par
des gardes en noir. Notre groupe de punis se met en marche. YVALGO et ses
compagnons sont en tête tandis que je ferme la marche. Nous arrivons dans la
Cour d’honneur du Château. Le Prince José-Adriano nous y attend, accompagné de
FIDELIO et d’ANTONIO. Sur un côté de la cour, deux hommes attendent également.
A leurs regards échangés avec les deux compagnons d’YVALGO, je devine qu’il
s’agit de membres de leurs familles.
Au
milieu de la cour, un portique a été dressé. Notre groupe s’arrête à côté et
nos gardes nous alignent en perpendiculaire face au Prince. YVALGO et ses deux
compères portent encore leurs vêtements de débauche. Leurs traits sont tirés et
on lit sur leur visage la honte et la peur du châtiment. Je suis le seul être à
se présenter dans la plus complète nudité et enchaîné.
Un
homme d’une trentaine d’année, torse nu, portant un pantalon et des bottes de
cuir noir, tenant un long fouet de cuir entre ses mains, se tient près de nous
dans l’attente de recevoir l’ordre d’administrer les punitions.
Le Prince s’avance près de nous pour prononcer quelques paroles
expliquant
les
raisons de notre présence sur ces lieux.
« Messieurs,
dit-il d’une voix forte, un esclave est un objet représentant une certaine
valeur marchande. Attenter à son être équivaut à une dégradation de bien
matériel qui mérite une punition pour l’auteur de ces faits. YVALGO, GIONO et ROMINGO se sont livrés à des actes
souillant l’esclave que je désirais offrir comme esclave personnel à mon frère
le Prince MIGUEL lors de son retour des AMERIQUES. Ces faits regrettables ne me
permettent plus de réaliser mon projet et ont réduit la valeur vénale de
l’esclave. Ils méritent donc une sanction et une réparation. En accord avec vos
familles, je vous condamne à recevoir 10 coups de fouet chacun et à me payer la
somme de CENT MILLE PESETAS, soit soixante dix mille pesetas à la charge d’YVALGO
et quinze mille pesetas à la charge de chacun de ses deux amis. »
Puis,
se tournant vers moi, il déclare : « Esclave, pour te purifier de ces
actes, tu recevras cinquante coups de fouet et tu seras placé à la ferme de
MILDAQUEZ jusqu’au retour du Prince MIGUEL qui prendra une décision définitive
à ton sujet ».
« GARDE,
exécutez la sanction prononcée contre YVALGO ! »
Ses
gardes lui enlèvent sa chemise et le conduise, torse nu, sous le portique et
attachent ses bras en l’air. Il a piètre figure. C’est vraiment une honte pour
un homme libre d’être fouetté comme un esclave.
Le
premier coup vibre dans la chaleur de la matinée. Un cri horrible sort de la
poitrine du supplicié. Un grand sillon rouge strie son dos. Puis les coups
continuent à tomber. La première punition est exécutée. Les gardes détachent
YVALGO, le déposent à terre et se saisissent de GIONO. La même scène se
reproduit, et ce sera le tour de ROMINGO. Après l’exécution des punitions, les
familles des suppliciés les récupèrent.
Sur
l’ordre du Prince, les gardes me délient les bras attachés dans le dos et
m’entraînent sous le portique pour m’attacher les bras en l’air. Je suis prêt
pour le sacrifice. Je serre les dents pour m’empêcher de crier sous la douleur
du fouet et montrer qu’un esclave est plus courageux qu’un homme libre sous le
châtiment. Voilà, le premier coup zèbre mon dos. Cela fait très mal mais je
n’ai pas crié. Je suis tendu et vlan, voilà le deuxième coup qui agite mon
corps comme une décharge électrique ; au septième coup, je n’en peux plus
et, comme pour les autres punis qui m’ont précédé, un râle affreux sort de ma
poitrine. Un garde compte les coups ; au vingt cinquième coups, je
m’évanouis. On me réveille avec un seau d’eau froide et les coups continuent à
pleuvoir sur mon dos lacéré, déchiré. Je sens le sang couler entre mes jambes.
Enfin, le cinquantième coup tombe. C’est fini. Je suis purifié. Les gardes me détachent du gibet. Je ne suis
plus qu’une loque sanglante au bord de l’évanouissement. FIDELIO s’approche de
moi, suivi d’ANTONIO. Ils me mettent sur une civière et me ramènent à la tour
tandis que les gardes emportent YVALGO au château.
Arrivés
à la tour, FIDELIO et ANTONIO déposent la civière dans la salle du
rez-de-chaussée et procèdent à un lavage de mon corps. Les gestes de FIDELIO
sont emprunts de douceur et son visage laisse deviner sa tristesse de me voir
dans cet état puis ils me transportent jusque dans ma cellule. Mon dos étant le
plus abîmé, ils m’allongent sur le ventre. FIDELIO passe sur mon corps un
onguent pour adoucir la douleur et pour cicatriser les blessures provoquées par
la violence du fouet. Je finis par m’endormir abruti par le mal.
J’ignore
quand FIDELIO et ANTONIO ont quitté la pièce.
Je
me réveille de temps en temps dans la nuit , mais je suis incapable de faire un
mouvement tant mon corps est encore tout endolori. L’onguent passé sur mes
blessures par mon ami FIDELIO doit être très fort car vu la force de la
correction donnée, la douleur vive s’est calmée pour laisser la place à une
douleur sourde. Un petit vent frais passe à travers la meurtrière et rafraîchit
la pièce.
MARDI
16 JUILLET 1997
Il
fait grand jour lorsque j’ouvre les yeux. Mon dos est endolori et me fait très
mal chaque fois que j’esquisse un mouvement. Je reste allongé sur le ventre.
L’onguent que FIDELIO m’a passé, hier soir, sur le dos a cessé d’agir et la
douleur vive revient avec mon réveil. Vers le milieu de la matinée, mon ami,
accompagné d’ANTONIO, me rend visite. Il m’aide à boire un bon café chaud qui
me fait un grand bien. Il me repasse son onguent sur le dos. Ses caresses douces me font un très grand bien.
Pendant qu’il me soigne, il me raconte le déroulement de la fête organisée par
notre MAITRE à l’occasion de l’anniversaire de la Princesse. Elle a été très
émue en découvrant le cadeau de son mari. SANDRINE est heureuse d’être son
esclave personnelle. Il y avait beaucoup de monde invité à cette grande soirée.
Bien que les événements dont je fus un des auteurs soient sur toutes lèvres lors
des appartées en petit groupe, la liesse était générale et la fête se prolongea
jusqu’au grand matin.
Le
jeune ALAIN était aussi de la fête et il a beaucoup apprécié le cadeau offert
par le Prince à son épouse. Il aimerait bien être aussi offert comme esclave à
un jeune et beau MAITRE. Il vit dans la chambre de mon ami FIDELIO mais notre
MAITRE lui a rappelé qu’il ne devait pas avoir de rapport sexuel avec ce jeune
homme libre, conseil superflu pour FIDELIO très conscient de ses devoirs d’esclave. ALAIN restera toute la
semaine au château. Il voudrait bien porté comme nous le collier d’esclave. Le
Prince hésite actuellement à lui en donner l’autorisation mais je suis persuadé
qu’avec la persuasion et son pouvoir sur notre MAITRE, ALAIN l'obtiendra très
rapidement.
Nous
bavardons encore un long moment, de plus en plus en langue espagnole pour
m’habituer à la bien comprendre et à m’y exprimer correctement. Depuis mon
arrivée, j'ai beaucoup progressé dans cette voie.
Vers
midi, ANTONIO revient pour m’apporter
mon repas un peu plus copieux que d’habitude. J’en fait la remarque à FIDELIO
qui me répond que notre MAITRE s’est aperçu de ma maigreur lors de sa visite
dans ma cellule pour m’annoncer ses décisions à mon sujet et il a décidé de
faire augmenter les rations de façon à me permettre de reprendre rapidement mes
forces et ma corpulence habituelle.
FIDELIO
m’aide à manger puis repart avec ANTONIO.
Dans
le milieu de la journée, j’ai à nouveau sa visite. Il est accompagné du jeune
ALAIN. Comme FIDELIO depuis notre arrivée au Château, il ne porte qu’un petit
short vert en satin et arbore fièrement
un collier d’esclave. FIDELIO a finalement gagné auprès de notre MAITRE. Ils
sont vraiment mignons tous les deux.
Malgré
l'autorisation de porter le collier d'esclave, ALAIN continue à nous envier. Il
aimerait bien appartenir réellement à un MAITRE et le servir comme nous avec
fierté et amour. Je lui dit qu’il a le temps de choisir cette vie de servitude
et qu’il convient de bien réfléchir car ce n’est pas une sinécure. Une fois
qu’on a donné son accord pour ce statut, il n’est pas possible de revenir en
arrière. On ne s’appartient plus et l’esclave est vraiment à la disposition de
son MAITRE.
Devant
son air boudeur, je lui dit :
« tu
sais, ce n’est pas marrant de recevoir 50 coups de fouet sur ton corps
entièrement nu, laissant libre cours à l'exécuteur de pénétrer ta peau à
loisirs avec son arme sans aucun moyen de défense ».
« Tu
l’as bien supporté ? Et si aujourd’hui, ton MAITRE te proposait de
t’affranchir, que dirais-tu ? » me répond-il.
Sans
réfléchir et très sérieusement, je lui réponds que je supplierais le MAITRE de
ne pas le faire. Il est vrai que malgré les mauvais traitements que j’ai subis depuis
mon arrivée au Château, je ne regrette pas le choix de ma vie actuelle. Je ne
voudrais pas revenir en arrière et retrouver la liberté.
Puis
en souriant, je lui dit : « T’aimerais être à ma place
actuellement ? »
« OUI,
Alexis, il y a longtemps que j’en rêve! », me répond-il spontanément.
L’après-midi
se passe en bavardage, puis vers dix-neuf heures, ANTONIO m’apporte le repas du
soir. J’ai envie de satisfaire mes besoins naturels. ANTONIO et FIDELIO
m’aident à me lever et à descendre les escaliers pour me permettre de me
soulager dans la salle au bas de la tour dans laquelle je suis enfermée.
De
retour dans ma cellule, ANTONIO rattache la chaîne de mon collier à l’anneau du
mur. FIDELIO me passe encore une fois son onguent sur tout le corps pour
favoriser rapidement la cicatrisation de mes blessures et pour que je passe la
nuit du mieux possible.
Tous
les jours de la semaine se déroulent de la même façon. Même à partir de JEUDI,
je peux me promener dans le parc du Château avec mes amis, bien sûr toujours nu
et enchaîné.
Samedi
soir, le Prince José-Adriano pénètre dans ma cellule. Vêtu de sa tenue de
cavalier, chemise blanche, pantalon de cuir brun, portant des bottes de cuir
noir et tenant une cravache dans sa main gauche, il est magnifique et très
impressionnant. Dès son arrivé, je me lève et m’agenouille à ses pieds pour lui
lécher les bottes en signe de respect et de réelle soumission. Il me laisse
faire durant une minute puis me dit, sèchement :
« Arrête esclave et lève
toi ! »
J’obéis
et me lève devant mon MAITRE. Il m’inspecte et passe sa main sur mon corps pour
examiner l'état de mes cicatrices en arrachant quelles croûtes. Cela me fait
mal mais je m’efforce de ne pas lui montrer. Après cet examen attentif, le
MAITRE m’ordonne à nouveau de m’agenouiller devant lui et me dit, toujours sur
un ton sévère :
« Esclave,
tu es en état maintenant de passer à la deuxième phase de la punition
nécessaire pour ta purification en attendant la décision de mon frère MIGUEL à
ton sujet. Dès lundi matin, tu partiras pour la ferme de MILDAQUEZ qui sert de
centre pénitentiaire pour les esclaves rebelles. Tu travailleras dur, nu ,
enchaîné bien souvent à un autre esclave puni. A son retour, mon frère MIGUEL
ira te voir là-bas pour prendre une décision définitive à ton sujet. Tu peux
maintenant te recoucher. »
Je
lui lèche encore les bottes pour le remercier de sa décision. Il part sans
avoir aucune marque de sympathie à mon égard. Je ne suis plus qu’un mauvais
esclave voué aux enfers serviles.
J’attendais
cette décision. Elle me peine du fait qu’elle va me séparer de mes véritables
MAITRES et de mes amis. J’en prends note et m’y soumets afin de pouvoir donner satisfaction à mes MAITRES et
pouvoir me racheter auprès du Prince MIGUEL.
Me
voilà réduit au dernier niveau des esclaves, celui de l’esclave simple outil
économique astreint au travail forcé et noyé dans la multitude des esclaves de
labeur dont les MAITRES ignorent leur existence particulière. J’accepte ce sort
dans l’espoir de pouvoir redevenir un jour l’esclave personnel du Prince
MIGUEL.
Le
Dimanche 21 Juillet 1997, j’attends la visite de mon ami FIDELIO et d’ALAIN,
mais je n’aurai que celle de mon geôlier qui m’apporte ma nourriture. ANTONIO
me précise que le MAITRE a décidé de me mettre en quarantaine jusqu’à mon
départ pour la ferme-bagne et a interdit toute visite.
Je
suis chagriné par cette décision, en fait, normale quant à ma situation
d’esclave puni. Toutefois, j’aurais aimé pouvoir faire mes adieux à mes amis.
LUNDI
22 JUILLET 1997
Vers
six heures du matin, ANTONIO m’apporte mon petit déjeuner, dernier repas avant
le bagne d’esclave. Il est plus fourni que d’habitude : café noir chaud,
et un bon sandwich au jambon et un autre au fromage que je dévore avec plaisir.
Surprise en croquant le sandwich au fromage, j’y trouve un petit morceau de
papier sur lequel je lis avec émotion les mots d’amitié de FIDELIO et
d’ALAIN : « COURAGE, nous pensons à toi, AMITIES », signé
FIDELIO – ALAIN.
Ce
petit mot d’amitié et ce bon petit déjeuner me donnent du baume au cœur pour
supporter la séparation et mon départ vers le bagne. Après m’avoir laissé
manger calmement mon petit déjeuner, ANTONIO me descend dans la pièce au bas de
la tour pour faire mes besoins. Il remplit d’eau un tub, me retire
provisoirement collier, fers et chaînes et me donne du savon pour me permettre
de faire ma toilette. Il me donne un rasoir pour raser ma barbe et me rase le
crâne pour éliminer les cheveux qui avaient poussé. Ensuite, il me remets mes
attributs d’esclave et me ramène dans ma cellule dans l’attente de mon départ.
Je
n’attends pas longtemps ce moment difficile. Vers les sept heures, j’entends un
véhicule diesel s’arrêter devant la tour ou je suis retenu prisonnier. ANTONIO
pénètre dans ma cellule, accompagné de deux hommes d’une trentaine d’années,
vêtus de la même façon que les hommes qui ont procédé à l’exécution de notre
punition, c’est à dire : pantalon et bottes de cuir noir. Compte tenu de
la chaleur de ce mois de juillet, ils sont torses nus. Ils portent également un
long fouet de cuir à la ceinture.
En
me désignant, ANTONIO dit sur un ton méprisant : « Voilà la
marchandise ! ». Il détache la chaîne relié à l’anneau du mur et la
donne à l’un de mes nouveaux geôliers. Il m’extirpe brutalement de ma couche et
m’entraîne dans l’escalier.
Au
bas de la tour, une bétaillère J9 attend. Je suis attaché comme une bête à l’un
des anneaux fixés sur la paroi du camion. Un peu de paille est étendue sur le
sol. Le gardien m’ordonne de m’asseoir sur le sol puis quitte l’habitacle et
referme la porte. ANTONIO et les deux hommes discutent un moment puis le
véhicule démarre. Me voilà parti vers un monde inconnu qui ne sera pas une
sinécure.
Je
suis calme, je sais que cette épreuve est nécessaire pour parfaire mon
éducation d’esclave. Ce sont les conséquences du choix de vie que j’ai fait.
Même si je termine ma vie dans cet état d’esclave bagnard, je suis content.
Nous
roulons durant une demi-heure environ puis le véhicule ralentit et emprunte un
petit chemin sur lequel il circule à petite vitesse. Il s’arrête. Un des gardes
ouvre la porte arrière de la bétaillère. Deux hommes tirant un esclave nu et
enchaîné comme moi s’approchent du véhicule. L’esclave monte dans la bétaillère
et un des gardes l’attache à un anneau en face de moi. Il referme la porte du
véhicule. Quelques mots échangés entre nos gardes et les deux hommes puis le
camion redémarre pour un nouveau voyage.
Mon
nouveau compagnon de servitude est un jeune homme brun, âgé de vingt-huit ans,
mesurant 1,82 mètre bien musclé, de nationalité espagnole. Comme moi, il porte
sur le dos les traces d’une sévère punition au fouet. Il s’appelle FERDINANDO.
Les premiers mots échangés entre nous nous reportent dans notre vie passée. Je
me présente en lui expliquant que je suis un esclave volontaire et lui confie
la raison pour laquelle je suis comme lui condamné aux travaux forcés. Il me
raconte également sa vie.
Descendant d’une longue
lignée d’esclaves, il appartient au COMTE DE
BUILDIGUO. Né en même temps que le jeune fils
du Comte, il a été dès sa naissance destiné à devenir son esclave personnel.
Auprès de son jeune MAITRE, il a vécu de paisibles années de jeunesse le
servant avec amour, fidélité et dévouement jusqu’à ce qu’il rencontre la fille,
de condition libre, du voisin du Château de son MAITRE avec laquelle il eut une
liaison amoureuse. Sa liaison a été révélée au grand jour lorsque son amie
s’est aperçue qu’elle se trouvait enceinte. Sur la demande pressante de son
père, elle a du dénoncer le coupable. Le père a demandé réparation au MAITRE de
FERDINANDO qui a accepté de donner une forte somme en dédommagement de
l’honneur perdu de la jeune fille. Il a été décidé qu’à sa naissance, l’enfant
deviendra l’esclave du COMTE DE BUILDIGUO. En punition de cette liaison
interdite, FERNANDO a perdu la qualité d’esclave personnel de son jeune MAITRE,
et a été condamné, d’une part à une peine de 100 coups de fouet, qui a été
exécutée sur le champ et d'autre part, dès qu’il serait remis de cette première
punition, il a été condamné à effectuer deux ans de travaux forcés dans la
ferme ou nous sommes conduits. A l’issue de cette peine, il sera vendu à un
autre MAITRE.
FERDINANDO
n’exprime aucun sentiment de reproches ou de rancœur à l’encontre de son MAITRE
qui l’a condamné à cette dure épreuve. Il accepte son sort en sachant qu’il est
le seul responsable de la situation dans laquelle il se trouve. Sa condamnation
est méritée pour avoir trahi son MAITRE. Il regrette son jeune MAITRE, qui lui
a pardonné et qui est intervenu, hélas sans succès auprès de son père pour
atténuer la dureté de la punition infligée. Il lui porte un véritable et
sincère attachement. Il pleure la perte de son amie et éprouve de la peine à
l’idée qu’il ne connaîtra pas son enfant. En revanche, il accepte volontiers
comme une chose naturelle que celui-ci vive dans la servitude comme ses
ancêtres.
Tout
en échangeant ses propos sur notre vie et sur notre condition d’esclaves
condamnés au bagne, la bétaillère continue sa route. IL fait chaud et nous
apprécions l’air qui provient des espaces pratiqués entre le plafond et les
flancs du véhicule. Le voyage dépasse largement la durée normale pour se rendre
à la ferme pénitentiaire. Nous pensons qu’elle fait un long détour pour prendre
en charge d’autres condamnés.
Cette
pensée se révèle juste car peu de temps
après que nous tenions ces propos, le véhicule s’arrête. Nous attendons un bon
moment dans le silence complet puis un groupe d’hommes se rapprochent avec
beaucoup de cris. Les gardes descendent la porte arrière du camion. Deux jeunes
hommes nus sont tenus enchaînés et sévèrement maîtrisés par leurs gardiens. Dès
que la porte est abaissée, ils sont tirés violemment dans le véhicule alors
qu’ils tentent de résister le plus possible. Avec l’aide des deux conducteurs
du camion, ils sont vite attachés comme nous de chaque côté du véhicule. Dans
leurs yeux apparaissent l’expression de la peur et de la haine. Leurs corps
sont aussi marqués par le fouet.
Autant
FERDINANDO et moi acceptons notre sort, autant eux se révoltent contre leurs
MAITRES. Nous essayons de les calmer et de leur faire entendre raison en leur
expliquant que leur révolte, si honorable soit elle, car nous comprenons très bien
que d’autres refusent notre état de servitude, ne peut que faire empirer leurs
conditions de vie.
Peu
à peu, leur expression de rébellion s’apaise et ils nous relatent les
circonstances qui les ont amenées à être condamnés au bagne.
Ils
appartiennent à un riche entrepreneur de transport de marchandises et jusqu’à
présent ils travaillaient comme manutentionnaires dans les entrepôts. Assoiffés
par les lourdes chaleurs qui sévissent sur le pays depuis quelques temps, ils
ont beaucoup bu comme les autres employés de condition libre mais n’ayant pas
l’habitude de boire des boissons alcoolisées, car celles-ci sont interdites aux
esclaves.Ils s’enivrèrent très rapidement. Alors qu’un des contremaîtres leur
en faisait la remarque, ces derniers, excités par les vapeurs d’alcool,
réagirent violemment en le frappant et en le blessant. Leur MAITRE , ne pouvant
accepter de tels gestes de la part d’esclaves, les a aussitôt condamnés au
fouet puis a décidé de s’en séparer et de les placer dans la ferme bagne.
Enfants
d’esclaves, élevés dans l’amour et le respect des MAITRES, ELIADO et ROMARIO avaient bien accepté leur
sort jusqu’à présent et travaillaient de leur mieux pour donner satisfaction à
leur MAITRE. Ils considèrent la sanction disproportionnée par rapport à leur
faute. La raclée au fouet était méritée et suffisait à leurs yeux pour les
punir. Ils ressentent leur envoi au
bagne pour une durée illimitée comme une grande injustice. Ce sentiment
d’iniquité à leur égard les amènent à rejeter purement et simplement
l’éducation de soumission qu’ils ont reçue dans leur enfance et contestent les
droits des MAITRES sur leurs esclaves.
Je
ne suis pas loin de penser comme eux en ce qui concerne les esclaves de
naissance qui n’ont pu choisir l’état dans lequel ils désiraient vivre.
L’esclavage est une vraie monstruosité et ceux qui y sont assujettis contre
leur gré ont peut-être raison de se révolter, mais en temps qu’esclave
volontaire, il ne m’appartient pas de développer de telles idées et je me garde
bien d’en faire part à mes compagnons de servitude. Au contraire, je tente de
les calmer en leur expliquant qu’esclaves de naissances ou esclaves volontaires
comme moi, nous sommes destinés à servir nos MAITRES en leur faisant
entièrement confiance et que seuls, ils sont censés savoir ce qui est bon pour
nous. Quant on examine nos quatre cas, rien ne justifie raisonnablement une
telle sanction. Notre devoir d’esclave est de l’accepter sans discussion. Cet
esprit de soumission et d’acceptation totale nous permettra de supporter notre
nouvelle vie de forçat.
FERDINANDO
leur tient le même langage. Bien que leur sentiment de révolte semble diminuer
à l’écoute de nos discours d’apaisement et de soumission, je sens bien qu’ils
ont du mal à les approuver totalement et je crains qu’ils aient encore à subir
la rigueur de la discipline qui nous est imposée. Ils sont étonnés de mon choix
de vivre en total esclavage alors que j’ai eu la chance de naître dans le monde
libre et dans un ETAT qui a abolit la servitude et l’interdit. Je comprends
leurs interrogations surtout dans les circonstances que nous vivons. J’essaie
de leur faire comprendre que malgré les souffrances actuelles et futures, en
mon for intérieur, je me sens en harmonie avec la réalité des choses. Je leur
confirme quand même que comme eux, je souffre moralement et physiquement de la
nudité en permanence, du collier, des fers, des chaînes, du fouet et que je
peinerai aussi lorsque nous serons placés en situation de travaux forcés, mais
voilà ……….pourquoi ressentir dans cette monstruosité de la vie un certain
plaisir ? Je suis incapable de leur expliquer.
Ils
m’envient de pouvoir supporter la dureté de notre sort.
Nous
sommes de plus en plus bousculés par les cahots du voyage. Nous roulons sur une
route sinueuses car nos corps sont balancés régulièrement de gauche à droite au
gré des virages. Notre chauffeur n’a aucune attention pour sa cargaison.
Empêtrés dans nos chaînes, nous avons du mal à se maintenir sur le sol.
Heureusement qu’il y a un peu de paille qui atténue un peu les chocs.
Un
nouvel arrêt ! Sommes-nous arrivés à destination ? Un garde abaisse la porte arrière de la
bétaillère. Non, il s’agit encore d’un nouveau chargement. Plusieurs hommes
regardent notre étrange cargaison. Parmi eux se trouve un homme, de type arabe,
torse nu, uniquement vêtu d’un pantalon bleu de travail râpé et troué en de
nombreux endroits. Un des hommes lui
ordonne de se déshabiller et sur le champ, le voilà nu comme nous. Un de nos
gardes lui met un collier de fer avec une chaîne, le monte dans notre camion et
l’attache au troisième anneau du flan droit du camion. L'esclave se laisse
faire et suit docilement le garde. Il est le seul à ne pas porter d’entraves
aux chevilles et aux bras. Il mesure 1,82 mètre, semble âgé de 40 ans et son
corps, contrairement à nous autres, ne porte pas de trace de violence. Nous
sommes curieux de connaître son histoire et FERDINANDO lui adresse le premier
la parole.
Lui
répondant gentiment, il commence la narration de sa vie : « Je
m’appelle NOREDINE et suis âgé de 41 ans. Je suis né à RABAT dans une famille
de la grande bourgeoisie marocaine. Mon père était diplomate et nous vivions
dans une grande maison proche du Palais Royal. A 20 ans, je suis parti en
France en vue de poursuivre des études de droit dans le but de pouvoir
travailler dans le cabinet d’avocat de mon oncle à RABAT et plus tard de lui
succéder. Au cours de mes études à PARIS, je me suis lié d'amitié avec mon
professeur de droit civil. J’ai vécu avec lui d’agréables années. Après avoir
obtenu ma Maîtrise en Droit, je suis retourné à RABAT pour clore mes études
universitaires par un Doctorat en Droit décerné par l’Université Marocaine et
pouvoir exercer dans mon pays. Mais mon ami me manquait énormément, je suis
retourné vivre à PARIS. Il m’a trouvé un stage chez un grand avocat parisien.
C’est au cours de ce stage que je fis la connaissance d’un riche commerçant qui
m’impressionna beaucoup. En même temps, ma relation avec mon ami commençait à
battre de l’aile. Petit à petit, je me suis lié avec ce commerçant qui me fit
découvrir les milieux homosexuels particuliers de PARIS et il m’a demandé de
devenir son esclave. Au début, j’ai refusé. Nos relations se sont tendues puis
rompues. Durant un an, je vécu seul. Mon ami, professeur de droit, avait trouvé
une autre relation avec un étudiant et il n’était plus disponible pour moi.
J’ai fait d’autres rencontres, mais toutes plus ou moins décevantes. Je
revoyais de temps en temps mon commerçant, M. Bastien DUPIER-CORICOURT, mais il
m’avait vite remplacé par un jeune français. Une fois, de temps en temps, je
fréquentais les milieux sado-masochistes de la Capitale. Devant le spectacle de
différents couples MAITRE-ESCLAVE, je finis par envier le sort des esclaves.
Désirant faire cette expérience, j’ai rencontré un jeune MAITRE de 35 ans chez lequel j’ai vécu durant une
semaine comme esclave. Je vivais nu séquestré dans sa villa et du subir tous
ses fantasmes. Comme prévu, il me libéra au bout de cette première semaine.
Exténué, avili, je me suis promis de ne plus refaire une telle expérience. Je
repris le cours normal de mes activités. Au bout de quelques mois, mes
fantasmes d’esclavage me revinrent en tête. Je repris contact avec le riche
commerçant qui m’avait initié à ces pratiques et lui proposai de faire une
nouvelle expérience d’esclave avec lui. Dans un premier temps, il rejeta cette
proposition en me faisant remarquer que suite à mon refus, il avait trouvé un
autre jeune homme qui avait accepté sans sourciller cette situation et qu’il
lui donnait entière satisfaction. Il n’avait pas besoin d’un nouvel esclave.
J’avoue que je fus déçu par ce rejet. Je me repliai sur moi-même, puis ma
solitude me pesant, je me suis lançé dans une multitude d’aventures
homosexuelles et hétérosexuelles, mais aucune me donna satisfaction. Un
vendredi soir, je relançai mon ami commerçant. A cet appel, il m’ordonna de
venir le voir immédiatement chez lui. A mon arrivée, un jeune homme nu, portant un collier de chien, m’ouvrit la porte
et me conduisit jusqu’à mon ami, qui se reposait dans son salon.
Celui-ci me réserva un
accueil très froid. Me jetant un regard sévère et dur que
je ne lui connaissait pas, il me dit sans
m’inviter à m’asseoir : « As-tu bien réfléchi aux conséquences de ton
nouveau choix de vie ? Tu aurais pu vivre un esclavage doux auprès de moi
comme le vit CYRIL, qui t’as remplacé, mais tu imagines bien qu’après ton
premier refus alors que je te proposais ma protection, cette vie d’esclave
personnel chez moi est terminé. Si tu tiens toujours à réaliser ton projet, je
te réserve une place d’esclave d’homme d’entretien dans mon Château en
Auvergne. Tu seras soumis au travail forcé, sans rémunération, sous les ordres
de mon majordome PIERRE que tu connais. Tu n’auras plus le droit de quitter la
propriété sans mon autorisation. Tu devras rompre toutes relations avec ta
famille, tes amis, ton travail. Tu seras mon entière propriété et tu devras
exécuté tous mes ordres. Tu pourras être soumis aux volontés et plaisirs de mes
amis qui viendront passer quelques jours de vacances au Château. Tu ne seras
plus un homme mais une simple loque réduit au rang d’animal. Tu pourras être
vendu si je le décide à un autre MAITRE que cela te plaise ou non. Es-tu
d’accord sur ces propositions ?"
" OUI, MAITRE",
lui répondis-je en me jetant à ses pieds. »
Il
ordonna à son jeune esclave, assis sur le sol aux pieds de son MAITRE durant
tout notre entretien, d’aller chercher un bloc de papier dans son bureau.
Pendant ce temps, il m’ordonna de me déshabiller complètement devant lui, ce
que je fis sans hésitation, ayant eu déjà l’habitude de ma nudité devant lui
lors de nos relations antécédentes. J’étais déjà nu lorsque le jeune esclave
revint avec le bloc de papier et un stylo qu’il tendit au MAITRE.
« NOREDINE,
tu vas maintenant écrire ce que je vais te dicter. Si à un moment, tu n’es pas
d’accord, tu pourras le dire. Alors, tu reprendras tes affaires et tu partiras
définitivement sans espoir de se revoir ! »
« OUI,
MAITRE, lui répondis-je. »
M.
Bastien DUPIER-CORICOURT me dicta alors ce texte :
« Je
soussigné, Norédine BOUHLAREM, sain de corps et d’esprit, déclare librement
reconnaître que je me suis donné volontairement en esclavage à M. Bastien
DUPIER-CORICOURT. A partir du 10 MAI
1982, je reconnais lui appartenir en toute propriété et qu’il peut disposer de
moi comme il l’entend. Il détient sur moi les droits d’usus, de fructus, et
d’habusus ainsi que tous les droits de correction et de punition corporelle. Je
m’engage à le servir avec fidélité et dévouement et à obéir à tous ses ordres.
Fait
à PARIS, le 10 MAI 1982
SIGNE : NOREDINE
BOUHLAREM. »
Après
la signature de cet acte de reconnaissance de ma volonté de devenir son esclave
total, il me mit un collier de chien au cou relié à une chaîne et m’ordonna de
marcher à quatre pattes. A son autre jeune esclave, il lui tendit la laisse en
lui disant : « Prends la laisse et conduit ce chien à la cave. Tu
l'enfermera dans la cage en fer ».
Obéissant
à son MAITRE, le jeune esclave m’entraîne à la cave par un escalier dérobé et
m’enferma dans la cage. Je passai tout le week-end séquestré
dans cette cage. je n’eus pour seule visite que celle du jeune esclave de mon
MAITRE qui m’apportait mes repas. J’ai bien essayé de lui parlé pour savoir qui
il était, mais ce dernier, respectant sans doute les ordres du MAITRE, est
resté dans un mutisme complet tout au long de ma présence chez son MAITRE. Le
lundi matin, il est venu pour me sortir de la cave et me conduire vers le
MAITRE. Dès l’entrée de l’appartement, le jeune esclave me fit mettre à quatre
pattes et me présenta comme un chien à son MAITRE. Il me fit lécher ses pieds
et me dit :
« Esclave,
j’ai rencontré ton patron pour m’entendre sur les modalités de l’arrêt de tes
activités d’avocat stagiaire. Tu iras travaillé encore durant un mois pour
liquider ou organiser le transfert de tes dossiers à un autre avocat stagiaire.
Durant ce mois, tu rentreras tous les soirs chez mois pour passer la nuit dans
ta cave. Tu dois conserver le secret sur ton avenir. Tu as interdiction
formelle de retourner dans ton appartement. Je m’occuperai personnellement de
la liquidation de tes biens qui depuis ta mise en esclavage sont devenus ma
propriété personnelle. Tu vas me signer immédiatement un pouvoir pour me
permettre de retirer l’argent de tous tes comptes bancaires, sauf celui de ton
activité professionnelle. Tu régleras ce problème avec ton patron. Désormais,
tu n’es plus un homme libre mais une larve qui ne dois avoir pour seul désir et
souci obéir à son MAITRE et le satisfaire. Si tu l’oublies et désobéis à un
seul de mes ordres, tu seras sévèrement puni. N’oublies pas que tu es le seul
responsable de ton nouvel état. Tu ne dois plus avoir de contact avec les
membres de ta famille, ni avec tes amis.»
Après
ces paroles, le MAITRE me tendit une feuille de papier ou je lui donnai pouvoir
sur mes comptes bancaires. Il me donna un peu d’argent de poche pour payer mes
différents besoins durant cette journée de travail. Le jeune esclave me donna
mes habits qu’il était aller chercher dans mon appartement pour que je puisse
aller à mon bureau.
Une
fois dehors, me retrouvant dans mon costume de ville, j’ai eu une bouffée de
réalisme et ne put m’empêcher de penser que j’étais devenu fou. Je me promettais
alors de ne plus revenir chez mon MAITRE et de fuir dans mon pays d’origine.
Une fois dans mon bureau, je repris aisément mes habitudes d’homme libre. Au
milieu de la journée, mon patron m’appela dans son bureau pour évoquer mon
départ. Il me fit part de ses regrets de cette séparation surtout dans ces
conditions mais de son respect de ma volonté. Il me fixa un autre rendez-vous
dans la matinée du lendemain pour organiser le traitement des dossiers dont
j’étais chargés. La journée s’est bien déroulée. Dans l’après-midi, je suis
allé plaider au Tribunal. Je quittai mon bureau vers les 19 heures.
Contrairement à l’idée qui m’avait traversé le cerveau le matin, je me rendis,
sans aucune hésitation chez mon MAITRE. A mon arrivée, le jeune esclave me fit
me déshabiller ; une fois nu, il me remit le collier d’esclave et me
conduisit dans la cave.
Durant un mois, ce fut tous les jours le même
scénario. Petit à petit, je me
désintéressait
de ma vie d’homme libre pour ne plus penser qu’à ma condition d’esclave.
Certains soirs ou durant les week-ends de séquestration, le MAITRE me faisait
sortir de ma cave, soit pour user de moi comme lorsque j’étais son favori, mais
plus souvent, pour me prêter à ses amis, jeune ou vieux.
A
la fin du mois, je dis au revoir à mon patron et à tout le personnel du cabinet
d’avocat. Pour tous, officiellement, je quittais la France pour retourner dans
mon pays d’origine.
Dès
le samedi matin, de très bonne heure, mon MAITRE me fit monter dans le coffre
de sa MERCEDES pour aller rejoindre son château en AUVERGNE. Durant douze ans,
j’ai accompli les fonctions d’homme d’entretien sous la responsabilité de son
majordome. Nu pratiquement en permanence ou portant simplement un petit short,
je travaillais de six heures du matin jusqu'au soir. Je dormais dans une petite
chambre située dans le sous-sol du Château. Je n’avais pas le droit de sortir
de la propriété et le majordome disposait de tous les droits sur moi y compris
celui de correction, à condition que les punitions ne laissent aucune trace sur
mon corps. Le MAITRE voulait toujours me garder intact en vue d'une vente
éventuelle et en tirer le meilleur profit possible . Cependant, il lui avait
interdit de m’utiliser comme objet sexuel. Ce droit était réservé au MAITRE
lorsqu’il venait au Château ou à ses amis qui y séjournaient.
Il
y a trois ans, mon MAITRE a décidé de
me vendre pour me remplacer par un esclave plus jeune. Un aristocrate espagnol
est venu me visiter et la vente fut scellée. Je partis pour l’Espagne pour vivre
dans la propriété de mon nouveau MAITRE. Je menai sensiblement la même vie que
chez mon premier MAITRE. Ce dernier, étant plus violent, la vie y fut toutefois
plus dure, car je dus supporter fréquemment des sévices corporels cruels. Mais
comme mon ancien MAITRE, il choisissait des supplices qui ne laissaient aucune
trace sur mon corps. C’est pourquoi, contrairement à vous autres, je ne porte
pas de traces de coups de fouet ou autres.
Il
vient de partir pour six mois à l’étranger et a décidé de me placer dans cette
ferme pénitentiaire durant son absence. Voilà la raison pour laquelle je me
trouve avec vous dans ce camion."
ROMARIO
a écouté sans rien dire le récit de notre nouveau compagnon de servitude.
Lorsque ce dernier se tait, il lui demande :
"
Es-tu content de ton sort ? Ne regrettes-tu pas la vie tranquille que tu aurais
pu avoir si tu avais conservé ta liberté?".
NOREDINE
lui répond calmement : " Je suis content de mon sort et ne regrette pas le
choix que j'ai fait. Sans doute à certains moment de ma vie d'esclave, j'ai
éprouvé quelques sentiments de nostalgie sur ma liberté perdue, mais je l'ai
évacué rapidement car si on persiste à le cultiver, la vie devient intenable.
Rien ne sert de ressasser sa peine. La vie d'esclave est dure par moment, je
l'ai choisie librement et je dois maintenant en assumer les conséquences en
acceptant toutes ses contraintes."
Le voyage se poursuit et nous
continuons à évoquer nos vies passées. ELIADO et ROMARIO ont toujours du mal à
comprendre que des jeunes hommes, promis à un bel avenir, acceptent de tout
quitter pour se placer en servitude et subir des sorts cruels.
Il
est maintenant aux alentours de midi ; le vent qui pénètre dans le camion
est de plus en plus chaud. Le camion ralentit, s’arrête quelques secondes, le
temps de laisser passer un ou deux véhicules circulant en sens inverse, et il
tourne à gauche. Il roule doucement sur une longue ligne droite, sans doute un
chemin de terre en raison des cahotements du camion et de la poussière soulevée
par son passage. Le convoi s’arrête. Nos gardes descendent du camion, et durant
un long moment, plus rien ! ! ! L’appréhension de notre nouvelle
vie d’esclave-bagnard nous étreint et le silence s’est établi. Il fait chaud,
l’air est très pesant. Même sans bouger, nos corps nus sont en sueur.
Des
aboiements de chien nous parviennent et grandissent de plus en plus. Des voix
d’hommes donnant des ordres secs les accompagnent. La porte arrière du camion
s’abaisse. Nos gardes montent dans le camion tandis que cinq autres gardes,
portant le même uniforme de cuir noir, maintenant deux chiens loups en laisse,
et portant chacun une longue cravache à la main, se tiennent en retrait
derrière le camion. Nos gardes nous détachent, nous font descendre du camion et
nous remettent un par un à l’un des gardes. Nous nous trouvons dans un grand
espace, entouré par un mur de trois mètres de hauteur. L’horizon OUEST est
barré par un long bâtiment sinistre, dont toutes les fenêtres sont protégées
par des barreaux. Le sol, en terre battue, sans aucune végétation, est brûlant
pour nos pieds nus. A la vue de cet environnement austère, je frissonne de
peur. Sur tous les visages de mes compagnons se reflète cette même impression
de terreur. Pour accentuer ce sentiments de crainte, les deux gardes, tenant en
laisse les chiens, approchent leurs animaux de notre petit groupe de bagnards
en train de se former, pour que ceux-ci respirent nos odeurs. Ils aboient et se
montrent très féroces, mais bien dressés, aucun ne tente de nous mordre.
Lorsque tous les esclaves sont descendus du camion. Nos gardes nous entraînent
vers le bâtiment et nous enferment dans une petite salle close sans ouverture
ou nous avons peu d’espace pour bouger. A chaque mouvement, nous touchons le
corps d’un de nos camarades.
Nous
restons enfermés dans le noir une bonne partie de l'après-midi. Il fait très
chaud et nos corps sont mouillés de sueur. Il n'est pas possible de bouger en
raison de l'étroitesse de la pièce. Nous attendons assis, serrés comme des
sardines, la suite des événements. De temps en temps, l'un d'entre nous émet un
son mais l'appréhension de l'avenir nous empêche de parler. N'ayant pas mangé
depuis ce matin, la faim au ventre active notre supplice.
Vers
la fin de l'après-midi, les gardes nous font sortir de cette pièce. L'air
extérieur est aussi très chaud. Ils nous conduisent derrière le bâtiment. Les
chiens aboient à notre passage et nous terrorisent. L'odeur de forge me fait
craindre la pose d'une nouvelle marque au fer rouge sur notre corps. Arrivés au
bord d'un hangar, ou est effectivement installé une forge dont le foyer est
allumé, les gardes nous placent en colonne deux par deux. Je me trouve en
troisième position à côté d'ELLIADO.
Les
gardes nous retirent les fers qui entravent nos chevilles et nous posent de
nouveaux fers l'un à la cheville droite, l'autre à la cheville gauche.
L'extrémité des fers sont scellés par un rivet chauffé au rouge puis par une
soudure. Chacun est ainsi lié à vie à l'un ce ses compagnons d'infortune. Il va
falloir vivre à deux en permanence sans pouvoir se séparer d'une minute du
compagnon qui vient de nous être imposés.
Dès
que le travail d'enchaînage est terminé. Nos gardes nous entraînent vers le
milieu de la place pour nous faire pratiquer des exercices de marche afin de
nous permettre de nous habituer à se déplacer à deux. Plusieurs fois, nous
chutons à terre et nous nous relevons sous les cris haineux de nos gardes.
ELLIADO,
très nerveux, ne fait aucun effort pour harmoniser nos mouvements et nous
chutons très fréquemment sur le sol durci par la chaleur. Il faut nous
apprendre à coordonner nos mouvements pour faciliter nos évolutions. Autant, je
suis heureux d'être enchaîné à ELLIADO en raison de sa jeunesse et de son beau
physique, autant je maudis le sort qui m'a lié à lui en raison de son mauvais
caractère et de son refus de se soumettre aux circonstances et de faire des
efforts pour rendre cette vie plus supportable.
Cahin-caha,
nous suivons nos gardes qui nous entraînent à nouveau dans la cour centrale de
la propriété. Ils nous font asseoir au milieu en silence sur le sol brûlant.
Leurs chiens menaçants nous reniflent sans cesse. Le soleil cuit nos épidermes
déjà plus ou moins endurcis.
Vers
les dix-neuf heures, un groupe d'une vingtaine d'esclaves nus, enchaînés par
paires, encadrés par des gardes faisant virevolter leurs fouets au-dessus de la
tête des bêtes de sommes humaines, qui reviennent des champs. Chacun porte sur
ses épaules un sac volumineux très lourd remplis des graines récoltées durant
la journée de labeur. Sur l'ordre d'un garde, ils vont déposer leurs paquets
précieux dans une grange puis reviennent s'asseoir en silence vers nous au
milieu de la cour. Sur leur visage se lit l'épuisement physique et moral. Ils
sont maigres, leurs peaux sont noires, laissant apparaître les stries rouges
marquées par les coups de fouet reçus au cours de la journée. Habitués à ces
scènes vespérales, ils ne font pas attention à nous autres. Les gardes nous
distribuent un morceaux de pain et une assiette de soupe que nous dévorons tous
en silence. Puis, Ils nous donnent l'ordre de nous lever et nous conduisent
vers le coin gauche de la cour. Deux d'entre eux soulèvent une énorme grille
posée à la surface du sol. Deux par deux, précédés par nos anciens, nous
descendons un escalier de terre avant de pénétrer dans une pièce de 20 m²
creusée dans la terre. Une forte odeur d'urine, d'excrément et de sueur nous
saisit à la gorge dès la descente vers cet enfer. Les anciens se sont déjà
installés dès la descente d'escalier pour profiter d'un peu d'air frais
provenant de la grille de fer en prenant leurs aises si bien qu'il nous reste
un petit espace au fond de la pièce pour nous allonger à terre les uns contre
les autres .
Avec
ELLIADO, je m'allonge à terre à côté d'une tâche humide et puant l'urine. Sans
doute, un reste d'épanchement des nuits précédentes. A peine allongé, mon
camarade de chaîne se met à pleurer comme une fillette. J'essaie de le consoler
tout en me demandant comment nous allons survivre à ce régime d'enfer. C'est la
pire expérience que je subis. Nous essayons de trouver une position qui nous
permettent de nous endormir pour nous reposer et oublier le sort qui nous a été
réservé par nos MAITRES.
Je
finis par apaiser ELIADO qui s'endort de fatigue. Je n'ose pas trop bouger de
crainte de le réveiller. Je sombre de temps en temps dans le sommeil mais je
suis sans cesse réveiller par ses mouvements brusques. Nous avons un sérieux
apprentissage à faire pour vivre en paix. A écouter les mouvements et les
respirations de mes autres collègues d'infortune, leur supplice est semblable
aux nôtres. Du côté de nos anciens, il semblerait qu'ils soient étrangers à ces
difficultés tant qu'il règne parmi eux un silence imposant. Cet endroit sordide
me fait penser à l'ergastule ou les romains faisaient dormir leurs esclaves.
L'aurore
fini par jeté un peu de lueur sur nos corps gisants à terre. Quelques anciens
se réveillent également et se lèvent pour faire leur besoin sur nous. Un grand
rouquin m'arrose d'une petite rincette d'urine et rigole. "C'est leur seul
jeu," m'explique-t'il et ils n'ont pas d'autres endroits pour se soulager.
Ils ont subi cette épreuve et se vengent sur nous, avant que nous en fassions
autant dans quelques temps.
Vers
les six heures, nos gardent descendent dans notre geôle et nous réveillent à
coups de fouet et de pieds. Dans un grand bruit de chaînes, une trentaine de
corps nus se lèvent et prennent le chemin de la sortie. Quelques chutes se
produisent parmi le groupe de nouveaux peu habitués à vivre enchaînés avec un
compagnon de galère. L'air est frais et nous fait du bien. Les gardes nous font
nous asseoir au milieu de la cour et nous distribuent un gros morceaux de pain
et une sorte de pâtée comprenant des pâtes, des morceaux de viande et des
pommes de terres grillées ainsi qu'un quart de café chaud. Nous dévorons notre
petit déjeuner en silence, chacun pensant à la dureté du jour qui nous attend.
Les gardes tournent autour de nous avec leurs gros chiens qui nous terrorisent.
Enchaînés et gardés par ces colosses, il y a peu de chances pour que l'un
d'entre nous tente de s'évader. Puis, lorsque nous avons finis d'avaler notre
pitance, le ventre semblant rempli pour la journée. Les gardes répartissent les
groupes de travail. ELLIADO et moi sommes affectés dans un groupe comprenant
trois paires d'esclaves et sommes conduits par deux gardes et un chien vers une
camionnette. Les gardes nous font monter à l'arrière, les deux paires
d'esclaves plus expérimentés que nous montent facilement dans la voiture tandis
qu'ELLIADO et moi faisons plusieurs essais malheureux et tombons à chaque fois
à terre sous les rires de nos gardes. A terre, ils en profitent pour nous
donner quelques coups de bottes de cuir dans le corps pour nous inciter à nous
relever plus vite. Enfin, nous sommes arrivés à nous installer dans le
véhicule. Les deux gardes et le chien montent à l'avant. Le véhicule traverse
la propriété et nous arrivons dans un champ. Les gardes nous font descendre et
donne à chaque esclave une pioche.
Notre travail va consister à ouvrir une tranchée de trois cents
mètres de long et
profonde d'un mètre pour y installer un
système d'irrigation. Sur les ordres de nos gardes, nous plantons un piquet à
chaque bout du champ pour y tendre une corde qui doit nous guider dans notre
travail de piochage. Lorsque la corde est installée bien droite, nos gardes
placent les paires d'esclaves à trois endroits différents et nous entamons le
travail de piochage de la terrel. Cette activité est très pénible, du fait de
notre accouplage et de la dureté du sol
que nous devons travailler. Le chien rode toujours autour de nous; heureusement
qu'il est muselé car il n'hésiterait pas à nous mordre. Lorsque notre ardeur au
travail baisse, nos gardes savent nous remettre au boulot par des cris, coups
de pieds au derrière ou coups de fouet sur nos dos nus. Cette violence à notre
encontre est très mesurée et supportable. Au bout de chaque heure de travail,
ils nous arrêtent pour nous laisser se reposer durant deux minutes et nous
servent un quart d'eau fraîche à boire. Ces deux minutes de repos sont très
appréciées. Au fur à mesure de l'avancement de la journée, le soleil cuit nos
corps nus et échauffe l'atmosphère rendant notre travail encore plus difficile
à exécuter. A midi, les gardes sifflent l'arrêt du travail. Dans une jeep, un
autre garde est venu nous apporter notre repas. Nous avons droit à deux gros
sandwichs au jambon et au fromage et à un quart d'eau mélangée avec un peu de
sirop réglissée. Cette boisson est appelée par nos anciens "boisson de la
soumission" car elle contient une substance qui annihile les sentiments de
rébellion que nous pourrions avoir.
Après ce moment de repas et
de repos accordés, allongés à terre, nos gardes
nous remettent au travail jusqu'à l'heure du
retour au domaine. Petit à petit, ELLIADO et moi prenons nos marques pour
éviter le plus possible de gêner l'autre. Nous apprenons à coordonner nos
mouvements pour accomplir le travail qui nous est imposé. Bien sûr, il y a
encore quelques chutes de temps en temps.
Le
soleil commence à faiblir. Il est dix-neuf heures. Nos gardes sifflent l'arrêt
définitif du travail pour cette journée. Nous rendons nos outils de travail et
remontons à l'arrière du camion. A notre arrivée au domaine, quelques paires
d'esclaves sont déjà là, assis à terre dans l'attente du retour de tous nos
frères de servitude. Enfin, le gros de la troupe d'esclaves arrivent, portant
chacun sur le dos un sac de graines qu'ils vont déposer au même endroit que la
veille. Fourbus, harassés par une journée de travail en plein soleil, les
esclaves s'assoient à nos côtés en silence. Leurs regards sont vagues. Comme la
veille, nous avons droit à un morceaux de pain et à un bol de soupe que nous
mangeons lentement et en silence, puis nos gardes nous conduisent dans un petit
parc pour nous permettre de faire nos besoins avant la nuit. Sans aucune pudeur
et devant nos gardes insensibles au triste spectacle d'une trentaine d'hommes
nus et ramenés à l'état de simple bête, nous éliminons le peu de chose qui nous
restent. Lorsque cette séance journalière est terminée, ils nous ramènent à
notre ergastule pour y passer la nuit. Dans notre geôle, nous reprenons notre
place d'hier. Assommés par la fatigue, nous ne tardons pas à nous
endormir.
Ainsi
va s'écouler notre vie de bagnards ferrés et accouplés durant un bon mois
jusqu'à la fin complète de l'installation du système d'irrigation. De temps en
temps, un contremaître vient contrôler l'avancement du chantier. Il est
quelquefois accompagné du MAITRE des lieux. C'est un grand homme brun, âgé
d'une cinquantaine d'années, toujours botté et portant régulièrement une petite
badine de cuir. A son arrivée, les
gardes nous ordonnent d'arrêter le travail et de nous allonger, ventre à terre,
en signe de totale soumission au MAITRE des lieux. Celui-ci ne fait guère
attention à nous. Quelquefois, nous restons ainsi allongés durant toute sa
visite. Il lui arrive de marcher sur nos corps lorsque ceux-ci croisent son
chemin. Cela m'est arrivé deux ou trois fois. Chaque fois, j'ai ressenti un
sentiment de plaisir lorsque je sentais son corps sur moi. D'autres fois, les
gardes nous ordonnent de nous relever et de nous remettre au travail. Après le creusement
de la tranchée, un gros camion chargé de tuyaux de fonte vient équiper le
chantier. Nous participons à son déchargement puis, sous les ordres des gardes
et des techniciens, nous posons ces tuyaux dans la tranchée et aidons les
techniciens à installer les machines. Nous creusons le puits qui doit servir à
alimenter le système d'irrigation. A la fin, nous rebouchons les tranchées à la
pelle. Chaque paire d'esclaves est attachée à un gros rouleau que nous tirons
avec beaucoup d'efforts pour aplanir la terre. Cela me rappelle les travaux
exécutés lors de mon dernier stage de dressage avant ma vente au Prince
JOSE-ADRIANO. Nous passons encore deux jours à installer de petits tuyaux de
fonte et des systèmes d'arrosage partiels dans tout le champ.
Au
soir du 17 AOUT 1997, notre mission est accomplie. L'eau circule dans le
réseaux d'irrigation. Lorsque celle-ci sort des bouches d'arrosage, une grande
clameur de joie sort de nos poitrines et sans se préoccuper de nos gardes, nous
nous mettons sous leurs jets pour mouiller nos corps et se laver. Nos gardes
nous laissent tranquilles un moment sous ces douches improvisées. Avant le
retour au domaine, le contremaître est venu pour constater le travail réalisé.
Il est satisfait et nous annonce que nous allons être affectés au même genre de
travail sur une autre propriété plus importante. Malgré cette nouvelle
affectation à des travaux pénibles, nous éprouvons un sentiment de satisfaction
devant la tâche réussie et nous regagnons le domaine le cœur serein.
A la fin de cette période, nous sommes habitués à notre sort et
nous le
supportons
facilement. Mon compagnon a fini par accepter cette vie et nous nous
entraidons. Une forte amitié nous lie; ce qui nous apporte un peu de joie. Le
soir, avant de nous endormir nous échangeons quelques gestes de tendresse pour
oublier les coups reçus dans la journée. FERDINANDO et ROMARIO sont accouplés
ensemble et ramassent toute la journée des melons dans un grand champ tandis
que NORREDINE est accouplé à un esclave espagnol de quarante ans, prénommé
MANUEL, et est affecté aux premiers travaux de labourage. Par paires de six,
ils tirent en permanence une grosse charrue derrière laquelle un garde sert de
conducteur.
== Publicité ==



